T. VIII, p. 31G et suiv. : Poème du Quinquina
2. T. I, p. cxxxiv et cxxxv. Voir les Mémoires sur la vio de Jean Racine. Ant. Poignant était parent de Racine et, à un degré éloigné, de M"' de La Fontaine.
96 •lEAN DE LA FONTAINE
Auii'Uf le veut et rit de mon scnneiit'.
N'avait-il pas fait une semblable linunessc à l'abbé Pouget, lors de sa première maladie? Non, il ne peut se maîtriser ni se commander à hii-niême, il est inconstant et volage, et c'est bien pour lui qu'il écrit lui jour :
Promellre est un, et tenir est un autre-.
Il est trop fin psychologue pour ne pas s'apercevoir qu'il est changeant et ondoyant. Souvent il nous en parle et il s'en excuse parfois agréablement.
Le vase est iinbib»', li'tori'e a pris son pli.
11 aj()ute mollement, en bon épicurien (|ui ne demande qu'à continuer à agir de la mémo manière :
Qu'y faire ^?
Cependant, dans d'autres occasions, le regret, le remords s'emparent de sa conscience. Il désire alors ardemment sortir de son état d'impuissance ; il en indique même les meilleurs moyens pédagogiques. C'est ainsi qu'il se plaint à M""" de La Sablière, d'être affligé de tant de défauts, qu'il serait un maladroit, s'il voulait les extirper tous en une seule fois. Aussi se propose-t-il en cela de procéder méthodiquement, progressivement, c'est-k-diiT de les chasser, un à un\ de sa conscience. Le procédé est parfait, mais il n'a jamais pu le mettre à exécution.