‹ La fontaineChapitre 43 sur 123 · T. IX, p. 1-2 et 13 : Ballade à M. Foucquel · texte numérisé non relu

T. IX, p. 1-2 et 13 : Ballade à M. Foucquel

3. T. 1. liv. 11, fable XVlll : la Chatte mélamorphosée en fille.

4. T. IX. p. 181-183 : Deuxième Discours à M"" de La Sablière.

Une si bonne pensée dure dans son cerveau jnste le temps d'y songer pu de récrire. D'autres idées plus attrayantes s'emparent de son être, le subjuguent à nouveau et l'empêchent de mettre à exécution le plan qu'il vient de dresser pour son affranchissement. Parfois sa faiblesse est si grande qu'il en devient fataliste ; il est alors partisan du caractère inné et tout fait : il nous avertit "même qu'il n'arrivera point à maîtriser chez lui le vieil homme, et cela, à cause de son âge:

Plutôt que d'être réduit à corriger nos habitudes, il faut travailler à les rendre bonnes pendant qu'elles sont encore indillerentes au bien et au mal '.

Parler de la sorte, c'est parler justement, mais c'est aussi montrer que l'on refuse la lutte, que l'on n'est pas maître de soi et que l'on ne veut pas l'être. Celui qui ne veut pas agir s'excuse toujours agréablement, trouve mille raisons pour justifier sa paresse, son inertie, parce qu'il lui en coûte d'abandonner la plus petite de ses mauvaises habitudes.

La Fontaine est essentiellement un faible, un lymphatique. Il n'a jamais voulu se faire eïfQJc£I3E55iEiûùjours / systématiquement refusé à s'adapter à la vie pratique^ Sa v ^' morale ou plutôt la morale qui ressort de ses œuvres | tire on grande partie sdiî orîgine"^^ne certaine mollesse J mélangée à un optimisme facile. Ne forçons point la nature, car « rien ne sert do courir, il faut partir à point ». A quoi cela nous sert-il d'être avare ou ambitieux? etc.

Telles sont quelques-unes des sages paroles qu'il pro-

Page 1