‹ La fontaineChapitre 5 sur 123 · e / à Jannart, l. IX, p · texte numérisé non relu

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même au bout de peu de temps. Voici donc le fabuliste débïïîant dans l'agréable fonction de « gazetier » de grand seigneur. Sa charge se réjluit.à ,ibii -peoi-xL'oJiIigations : il se libère quatre fois Tan, vis-à-vis de son Mécène, par quelques bouts-rimés, courts, bien « troussés » et de taille^ « mignonne* ». Il garde par devers lui la plus grande partie de son temps. Qu'en fait-il? Nous le voyons lisant plus que jamais les anciens, les modernes et les auteurs italiens. De temps à autre il s'échappe à Reims, chez son ami Maucroix. Les seigneurs du xvii* siècle ont presque un culic pour les hommes de lettres; ils leur ouvrent^ __toutes Liiandes les portos de leurs palais. La Fontaine va être rapidement populaire dans les salons et les cénacles littéraires, A trente-huit ans^ dans une pastorale un peu\ précieuse, il nous dépeint la célèbre campagne que pos- ! sède^ à Vaux, son protecteur. Mais son génie est encore ^n^ommeil. A la fin du songe de Vaux, il se plaint jus- .JLfiinent de l'ingratitude des Muses à son égard. La sécheresse poétique dont il se sent atteint le plonge dans une K noire » mélancolie :

Hélas! dis-je, pour moi, je n'ai rien fait encor; Je lie suis qu'écoutant parmi tant de merveilles. Me sera-t-il permis d"y Joindre aussi mes veillis? Uuandaurai-je ma part d'un si doux entrelien-?

Mais les Muses seront, pendant quelque temps encore, sourdes à sa prière. Qu'il se rassure ; si elles le mettent ainsi h l'épreuve, c'est pour l'en récompenser plus tard,

La disgrâce qui frappa Foucquot aurait pii étreim)rtelle pour le fabuliste ; cependant, presque aussitôt,

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