T. VIII, p. 232 : liv. îl. Psyc/ic
devient ainsi un plaisir sid geiipris, recherché par les penseurs, les pMIosÔplîësl^
M;ns un épicurien, un jouisseur comme notre a Bonhonnue » ne saurait s'appesantir longtemps sur des pensées aussi somhres et aussi macabres. U lui faut de lai yie^de lajoiejde la gaieté. Il veut bien qu'on pense à la mort mais il ne conseille ^jiaa. d'y péjQser longtemps, ni trop souvent. Il A^eut que nous oubliions nos souffrances et nos
pleurs dans une vie facile et gaie. .
Il se montre inexorable pour les philosophes qui châtient la chair, qui vivent en cénobites, qui dessèchent leur cœur. Il attaque violemment ces Messieurs de Port-Royal qui
Font cesser Je vivre avant que l'on soit mort-.
Ils prêchent l'esprit étroit et aveugle; ils agissent contre notre nature ; ils suppriment les meilleurs ressorts de notre âme : le cœur et la passion. N'exigent-ils pas même qu'on retranche de l'âme
Jusqu'aux plus innocents souhaits-' ?
Voici ([u'il fixe tout cela dans une belle fable. Le philosophe scythe est un fou qui émonde sa vigne k tort et à travers, de sorte qu'il n'aura pas un seul raisin. Le janséniste tue tout en bloc ; il cesse d'exister, il n'est plus qu'un squelette.
De tels rigoristes ne pouvaient rester longtemps « amis » avec l'homme le plus im})ulsif qui fût au monde.
1. Epicurien est ici interprété selon le sens banal et vulgaire. ,
2. T. m, p. 308 et précéd. : liv. Xll, fable XXI, le Philosophe .sr////<p.(