‹ La fontaineChapitre 67 sur 123 · T. VIII, p. G60 : Elégif.t, n · texte numérisé non relu

T. VIII, p. G60 : Elégif.t, n

.4. T. I, p. SI : liv. I, fable IX. le lUil de ville et le Ual des champs.

SA PSYCHOLOGIE 14i

sentiment, est tour a loin' synonyme de timidilr, d'ignorance, de pudeur ou de chasteté. La jeune fille naïve, pudiiiue, rougit facilement, chose que ne font guère « les prêtresses de Vénus ' ». L'ignorance, la connaissance vague, ou précise, [U'ovorpie ici la congestion faciale. Parfois la roui-'cMU- est im sii>-ne évident de timidité, de scrupule : elle est alors la marque distinctive des caractères fail)les et sincères.

Ma rougeur me coiirond-.

La F'ontaine donne à la peur une importance assez grande; il la voit perturbant atout moment l'individu ; elle lui apparaît comme l'une des passions humaines les plus invétérées, les plus anciennes :

La plusfoilf passion, C'est la peur : elle nous fait vaincre l'aversion-''.

Mon ennemi juré, qui no pénètre jamais chez moi, n'hésitera pas à s'y réfugier en présence d'un grand danger. L'émotion fait oublier bien des rancunes, bien des haines; le malheur rapproche souvent des ennemis acharnés.

Les psychologues sont à peu près tous unanimes à reconnaître, aujourd'luii, <|u"il n'y a rien de plus difficile que de corriger les gens craintifs, timides ou peureux. La Fontaine s'en est fort bien rendu compte lorsqu'il s'écrie :

Corrigez-vous, dira quelque sage cervelle. Eh ! la peur se corrige-t-elle '• ?

1. T. V, p. 192-193 : conte VI, 3° partie, la Courtisane amoureuse.

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