‹ La fontaineChapitre 69 sur 123 · T. II, p. 13 : liv. VI, fable XXI. la .Jeune Veuve · texte numérisé non relu

T. II, p. 13 : liv. VI, fable XXI. la .Jeune Veuve

Le l'ire est «< ami » de riiomiiie ' ; mais, non plus que les sentiments pénibles que nous venons (rétudier, l'on ne saurait maîtriser les sentiments joyeux sans les vicier. La joie doit être naturelle, franche et lihre.

Le rire me ril Llavanlage -.

Plus on ril et plus on veut rire. Le rire a (pielque chose d'irrésistible, et c'est de la peine perdue (jue dessayer de le maîtriser : d'ailleurs, .

Ma Joie ne serait pas raisonualde '■', si elle pouvait être plus modérée '•.

La joie, le rire constituent le meilleur adjuvant à l'amour. L'on n'aime réellement que dans la joie. La joie est la plus proche parente de l'amour. Il ne saurait y avoir d'amour sans plaisir et de plaisir sans amour. L'amour est fille de la joie, ajoute La Fontaine. Ne nous fait-elle pas oublier nos peines et nos soucis?

L'amour, nom sacré, se transforme facilement en passion violente. L'amour a enlacé toute la vie de La Fontaine ; aussi va-t-il nous en parler, tantôt avec enchantement, tantôt avec lassitude.

Amour, ce mot est si doux qu'il est le meilleur breuvage de tous les mortels ; quiconque est homme doit aimer, doit se passionner pour ([uelqu'un; (ju'y a-t-il de préférable an monde (pie cette douce <^ vtdupté " (jui vous enivre et (pli vous endort ■' ?

1. T. VIIK p. lue : Psi/chc. liv. I". i'. T. VIII, p. llo : Psjjchc, liv. 1".

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