Selon d'OIivet : Histoire de VAcrulémie
la bonhoinio naturelle qui le rendait amusant pour sou entourage, n'impliquent pas qu'il ne sait se défendre lorsqu'on l'attaque ou lorsqu'il est lésé dans ses droits. Il n'est pas nécessairement toujours distrait, et, lorsqu'il s'aperçoit que Ton se moque de lui, qu'on le « gruge », dans ses intérêts ou dans sa réputation, il se défend avec beaucoup de verve et de ténacité.
Son différend avec Lulli nous le montre maniant avec habileté l'épig-ranmie et le calembour, et défendant avec humour ses intérêts. Ce Lulli, ce vilain Florentin, (jui <( l'enquinauda », sut bien vite à qui il avait affaire. Il lui fait écrire des vers et il en encaisse le prix. La Fontaine ne peut accepter qu'on fasse ainsi deux parts de la récompense :
L'argent et les chansons '.
Et ce qu'il ne veut surtout pas, c'est que l'argent soit pour Lulli ", les « sons » et la « gloire » pour lui-même. Aussi, couvre-t-il cet étrange colhiborateur de ses railleries et de son persillage.
Dans la querelle des Anciens et des Modernes, nous le trouvons autoritaire et énergique : c'est si rare chez lui! II est nettement pour les anciens et les défend avec passion.
Et Descartes, dont on efil fait un dieu chez les païens? Il finit par le couvrir de tout le mépris dont il est capable. Il ne lui pardonnera jamais d'avoir réduit l'animal ii un pur automate.