‹ La forêtChapitre 17 sur 22 · MORE · texte numérisé non relu

MORE

l'avenir l'établissement d'un aménagement de rendement continu. Il n’y a que les gouvernements, les corporations perpétuelles ou les grands capitalistes qui peuvent faire les sacrifices nécessaires afin de préparer dès maintenant cet aménagement.

Pour obtenir les données d’après lesquelles l’état de la coupe devra être réglé, il faut faire une inspection de la forêt, qui comprendra non seulement une inspection (géométrique) de la topographie et de l’étendue du terrain, pour en faire la subdivision, la description et l'administration régulière, mais encore un inventaire du stock en mains dans les différentes parties Mie Ma Nproprielé tebiqui léra CON TEREMDIE portion d’accroissement des différentes plantations.

Après avoir défini la politique générale de l’administration, en tenant bon compte des intérêts du propriétaire et des conditions du marché, général ou local maprès avoipnsunedécisonSummescnreide sylviculture à faire, en comprenant le choix des principales espèces pour la récolte desquelles la forêt doit être maintenue, et sur les méthodes de traitements à suivre, en taillis ou haute futaie, d'après le système de l’abattis complet ou celui du remplacement graduel ou de la sélection, la question la plus importante et la plus difficile à résoudre est celle de la rotation, la détermination du temps qui doit s’écouler entre la production et la récolte, ou de l’âge normal auquel l’arbre doit être abattu, c’est-à-dire, de l’âge, ou autant que l’âge a quelque rapport avec la grosseur du diamètre, auquel il est désirable de laisser croître les arbres avant de les abattre.

Il n’y a pas dans les récoltes forestières de maturité dans le sens de celle des récoltes agricoles : le bois ne mûrit pas naturellement, et même les arbres HÉMHICUTHbRD RUN AmOrMnatureledeuncertain moment donné ; mais la mort chez eux est plutôt un dépérissement graduel, résultat d’un dommage exté- Heurades attaquessdesHnsectesset desionpti Les arbres meurent réellement pouce à pouce dans la plupart des cas, et 1l peut s’écouler des centaines d’années avant que le tronc soit tellement affaibli que son propre poids ou un coup de vent le fasse tomber.

La question de la maturité ou de l’âge auquel il faut couper l’arbre, chaque fois que la culture forestiérenniestépas setlement quiinequestiontd'amuse. ment, comme dans la forêt d'ornement, doit être décidée d’après des considérations économiques.

I] y a du vrai dans l’idée que l’âge auquel l’arbre peut être abattu doit se déterminer par un minimum de diamètre au-dessous duquel le bois n’est pas censé mûr. -Hnettet, le forestier établit ses calculs de rotation en partie, du moins, sur la grosseur des arbres. Mais l’idée, souvent prônée, de fixer au propriétaire de forêt un minimum de diamètre au-dessous duquel il ne lui sera pas permis de couper ses arbres, nulle part et en aucun temps, non seulement ne peut se réclamer d’un contrôle raisonnable de l'Etat, mais encore trompe les fins économiques qu’implique la détermination de cette limite et fait complètement méconnaître la valeur de la restriction quant aux résultats attendus en sylviculture, la perpétuation des bois de prix.

ral

En effet, à ce dernier point de vue si important, 1] serait plus sage, dans certaines conditions, d’imposer au propriétaire la coupe de tout ce qui n’atteint pas un certain diamètre donné. Car, comme nous l'avons vu, dans une forêt mixte naturelle, les bois de valeur et les arbres de rebut croissant côte à côte, la restriction du diamètre inconsidérément appliquée pourrait empêcher que l’on abatte la partie non-désirable, les mauvais arbres, mettant à prime la décimation des arbres plus précieux. Sans la sylviculture, c’est-à-dire, sans attention à la reproduction systématique +nnerrestrictiontderdrametreisneutdenalenr Avec la sylviculture, elle n’est pas nécessaire ; car même en enlevant tout ce qu’il y a, une récolte complète de la flore sylvestre et son remplacement par la plantation ou la semence accompliraient la fin recherchée, c’est-à-dire, la continuation de la forêt, et en plusieurs cas, ce serait préférable aux autres méthodes.

En d’autres mots, la détermination de la rotation ou de l’âge ou de la dimension que doit atteindre l’arbre avant d’être abattu, est en grande partie question de calcül financier. Toutefois, ce calcul dépend des considérations sylvicoles et techniques de même que des considérations purement financières.

L'estimation de la valeur exige de nombreux calculs mathématiques. Le sylviculteur doit connaître l'accroissement ou la crue constante de chaque année, et d’après cela il établit la moyenne de la crue, c’està-dire une moyenne des divers accroissements annuels. La valeur d’un bois debout dépend entre autres choses

991INPIN-1S 2I9IAII PJ INS

de la dimension aussi bien que du volume et de la quantité.

Le forestier doit tenir beaucoup du prophète. Il doit prévoir quel est le bois qui se vendra le mieux dans l’avenir et il doit aussi prédire si les prix augmenteront ou non. La seule base sur laquelle il puisse établir son opinion, c’est l’histoire du passé, et il dira passablement juste à moins que quelque accident ne se produise. En Prusse, depuis soixante-cinq ans, lewprix. du bois à augmenté de 17% pour cent par année. Au Canada, le pin blanc se vendait à 4% et 572 cents du pied cube, il y a cinquante ans, tandis quen 1603, 1l Se vendait 16 à 42-cents du.pied cube, et aujourd’hui, 1l vaut soixante cents du pied cube. C’est une augmentation considérable.

ANbirlenCipititétmentemps tidantiéencore y mettre un esprit d'économie tel que n’en réclame aucuneautre entreprise commerciale. On peut établir une différence entre le produit et:le capital, mais l’administration d’une forêt est chose dangereuse aux mains ronartieuler Speéciiementtsilnandérreres. lu qu'un petit capital. Par conséquent, au point de vue de l'avenir, c'est une entreprise qui relève plutôt de l'Etat ou d’une corporation à succession perpétuelle. En Allemagne, la sylviculture a êté pratiquée depuis plus de cent ans, et les statistiques des Etats germaniques en feront voir les résultats financiers.

Jetons un coup d'œil sur les résultats de l’administration forestière en Saxe, au point de vue commercial :

1824-33 1854-03 1884-93 Revenu brut $1.75 4 lacre 3.74 à l’acre 6.67 à l’acre Dépenses 80 se TALS d 2.30 ci Revenu net as ne GE DO AP 3 TR

L'atSaxe amsoouotacre MMS onennItiHEe 430,000 par 4.37, on trouvera quel revenu net elle retire de ses forêts seules. A part cela, nous trouvons que l’état de la coupe a été en moyenne de 60 pieds cubes anllacre dans labprenierempenode sde oasis deuxième et de 90 dans la troisième, et tandis qu’une proportion de 70 p. c. de la coupe totale était de bois de service ou de construction dans la première période, cette proportion était de 79 dans la dernière. Ces chiffres font voir ce que la sylviculture peut faire pour un pays quand les principes en sont judicieusement appliqués.

La Prusse peut offrir des statistiques semblables, et nous constatons que dans cet Etat le revenu a aussi augmenté en raison directe de la dépense et de la meilleure administration qui en a été la conséquence. Il n’y a pas de meilleur placement à faire.

En Allemagne, souvent des villes ou des villages sont propriétaires de forêts, et dans ce cas-là, être citoyen c’est toucher un dividende au lieu d’avoir à payer des taxes.

A7 DT Va’

4 U ; 4 U ; 4 U AS. LS, LS, Al, AA, AN /\ À : À ë À .

Ent AA CG) AA “ 5) A) AAGD)

Ex

NETTT

Page 1