PRINCIPES ET MÉTHODES D’'ADMINISTRATION FORESTIÈRE
A richesse forestière importe plus au bien-être
d’une nation que plusieurs autres de ses ressources ; elle a un rapport spécial avec la prospérité nationale, et son administration en VhenconAnperpetternonécente ALIérents is pects singuliers qui s'imposent à l’action spé- CHiétenasociété en taénéralet de son représentant, le gouvernement.
Pour résumer en peu de mots les raisons qui la LÉO nianden Ce tinieretepeciilhetidinlexercice de la sollicitude gouvernementale, nous rappeilerons que la forêt est une ressource nat Pelle qui répond simultanément à trois fins de la société civilisée : elle fournit directement un produit qui s'emploie en très grandes quantités et qui est presque aussi nécessaire que les aliments; elle constitue une couverture du sol qui influe, directement et indirectement, dans ses propres limites et à distance, sur les conditions de l'irrigation
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naturelle, du sol et du climat local; elle a en outre, lnelvaleur esthétique, enNcelquUe OS ALTOUNOTS amusement et délassement ainsi qu’une influence sa- DATE
L'exploitation de cette ressource au point de vue d’un bénéfice privé peut conduire à sa détérioration où à sa destruction éventuelle, principalement dans un pays où la population est relativement peu nombreuse et inégalement distribuée, où les meilleures espèces et les meilleures coupes seulement peuvent être vendues avec profit sur le marché. Par conséquent, puisque le profit est l’objet immédiat de l’entreprise privée, l’exploitation dans ces conditions doit être nécessairement un gaspillage. En enlevant les espeécesmutilestèt lestbeauxarbres ettenalaisSantnlte terrain au pouvoir des mauvais arbres et des arbres rabougris, on empêche le bois désirable et utile de se reproduire, et comme la forêt en changeant de compositionhetédetqualitétperdadenaalenenta ventre trouve compromis en tant qu'ils s’agit des intérêts matériels.
Puisqu’avec la disparition du bois marchand, l’intérêt du particulier dans la forêt s’est dissipé, celle-ci est naturellement négligée, et les conflagrations qui font suite à l’exploitation ruineuse, grâce à l’accumulation des déchets de coupe laissés dans les bois, font mourir et endommagent non seulement le reste du vieux bois de service, mais plus particulièrement toute la jeune végétation. Même le sol qui ne se compose souvent que d’un terreau formé de la décomposition des feuilles et des débris accumulés durant des siècles,
est détruit, et ainsi il devient non seulement impraticable mais impossible de rétablir la forêt.
En plusieurs localités, les conséquences de cette destruction se manifestent dans la détérioration des conditions climatériques, dans l’irrégularité de l’écoulement des eaux, les inondations ou les sécheresses devenant excessives, et de cette façon le dommage rejaillit sur des parties de la société bien éloignées de ses causes et incapables de se protéger. On peut diff- CHeMONDR- AtentreRaNeconemenDirticuier etienne compte de ces intérêts éloignés qui peuvent dépendre de son fait dans l’administration de sa propriété forestière; et voilà pourquoi l’État est appelé à les sauvegarder.
Le désir de retirer le plus grand profit présent de son travail, qui est le seul stimulant de l’initiative privée, sera aussi une invitation constante à diminuer le capital en bois nécessaire à un aménagement de rendement continu, et à laisser l’avenir se suffire à IMénemerE/mteretmdemlaveniniresardenuEtat:
celui-ci doit intervenir là où les intérêts de l’avenir le demandent clairement. |
PAPtatainouraimssion desprotépern lesntérèts généraux du grand nombre dans la communauté contre l’usage .inconsidéré de la propriété par le petit nombre ; et l'on doit reconnaître une importance spéciale à la nécessité d'inclure dans cette considération les intérêts de la société future, requérant l’exercice des fonctions “ providentielles ” de la part de l'Etat.
Il y a, toutefois, une grande différence générique entre l’industrie forestière et toute autre industrie
productive, qui la place, après tout, sur un pied différent en tant que l'intérêt de l'Etat se trouve concerné ; c’est cet appoint du temps que nous avons à plusieurs reprises spécialement signalé, lequel entraîne des conséquences qui ne se produisent dans aucune autre entreprise.
Le résultat de l'initiative privée, qui est censée provenir de l'intérêt particulier, est en rapport intime avec l'opération de la loi économique bien connue de l’approvisionnement et de la demande, qui gouverne la production. On peut être sûr que cette loi et l’intérêt particulier établiront rapidement dans la plupart des cas un juste équilibre, mais dans l’entreprise forestière, cet\équihbresetaitilentèment avantquerun déficit dans l’approvisionnement soit découvert et évalué, demandant un effort de production, il se sera passé des années, des années requises pour préparer un approvisionnement qui deviendra disponible dans un avenir éloigné. Combien il est difhcile de faire reconnaître et apprécier les conditions d’approvisionnements forestiers, nous en avons fait l'expérience aux Etats-Unis à propos de notre approvisionnement de pin blanc.
Nous devons donc admettre que, même au sujet des forêts d’approvisionnement, la position de l'Etat puisse être à bon droit différente de celle qu’il Ini serait permis et opportun de prendre envers d’autres initiatives industrielles.
Quand, en sus du rôle plus matériel, les avantages immatériels d’une couverture forestière entrent en ligne de compte ou s'imposent, il ne peut y avoir
de doute que le principe et l’urgence réclament à la fois l'exercice opportun du concours de l'Etat. Ainsi donc, les forêts dites protectrices, qui à raison de leur localisation sur les versants escarpés des montagnes ou sur les dunes de sable, ou partout où il peut être démontré que leur influence sur les conditions du sol, la chute d’eau et les facteurs climatériques l’emporte sur leur valeur naturelle, doivent réclamer une attention plus grande et plus directe de la part de l’Etat. Il y a trois manières différentes pour l'Etat d’affirmer son autorité et d'accomplir ses obligations en protégeant les intérêts de la société en général et ceux de l’avenir contre l’usage inconsidéré que des particuliers peuvent faire de leur propriété: savoir, persuader, réprimer ou prendre l'initiative, en s’acquittant principalement de son 1° rôle d’éducateur ; par des mesures restrictives ou un contrôle indirect, en exerçant 2° les fonctions de police ; et par le controle direct, ue sen ayant laproprièté des forèts et en les faisant administrer par ses propres agents. Premièrement, parlons des mesures qui ont trait à l’enseignement, de la taxation et du tarif des droits, des primes et autres aides à l’industrie privée. PÉROldeNP Etcommeducatenna/cesuet est maintenant reconnu comme l’un des plus importants et des plus avantageux chez tous les peuples civilisés, quoique le degré et la généralisation de son applicationmvarientmencorc:
Nous croyons que finalement, dans chaque pays, il sera considéré comme bonne politique forestière de faire enseigner la sylviculture dans quelque institution
enseignante. Le seul danger, c’est que la multiplication plutôt que l’augmentation de l'efficacité de quelques-unes des institutions de ce genre ne devienne Îla règle du jour, quand la fièvre de cette science se dé- Clatera.
Dans les publications où l’on traite de la sylviculture en Europe, on a discuté vivement, depuis des années, la question de savoir s1 le haut enseignement en sylviculture devait se donner dans des académies spéciales ou des écoles de sylviculture, ou si cet enseignement devait se rattacher à celui des universités. Il y a avantages et désavantages dans l’un et l’autre cas; mais les plus grandes facilités que l’on trouve dans une université réunissant déjà le personnel et les appareils de laboratoire, lui donnent la préférence.
À part l'établissement d’écoles, l’État a encore d’autres moyens de répandre cette instruction. La création de bourses, et spécialement de bourses pertietiant AMNÉEANNTENOVAS ER ARC TORUTRS ANT appoint pour mieux préparer les esprits à promouvoir les intérêts publics.
Après cela, on ne peut imaginer de moyens plus efficaces d'enseigner les arts pratiques qui, comme la sylviculture et l’agriculture, reposent encore en grande partie sur des connaissances empiriques, que d’établir des s/ations expérimentales.
51, comme on l’a reconnu pratiquement, l’expérimentation dans les choses de l’agriculture se fait mieux par des institutions d'Etat, ceci est encore plus vrai en sylviculture, vu cet élément du temps qui s'impose dans la plupart des expériences forestières.
En agriculture, on peut souvent avoir réponse à une recherche sans qu’il en coûte beaucoup, et dans l’espace d’une saison. Maïs en sylviculture, il faut des années d'attente et d'observation patiente, des calculs collectifs, de grandes superficies et un grand nombre de cas pour. pouvoir généraliser.
L'avantage qu’il y a à afhlier ces stations expérimentales aux institutions enseignantes n’a pas grand besoin d’être démontré, l’augmentation des facilités crade Noces Io die ln-trilirene phevidente iCes moyens de répandre l'instruction peuvent, sans doute, s'étendre par la divulgation des résultats, par la convocation de réunions pour les discuter, par l’extension dite universitaire, et, finalement, en encourageant les associations qui ont pour objet l’application plus générale du savoir dans la pratique de la sylvi- Culture mites Associations pertiettentiderralrelcont prendre à qui de droit ce qu1 est désirable en pratique, et aussi de découvrir les besoins du propriétaire particulier et ce que l'Etat doit faire pour favoriser ses inférèts
Une influence plus directe et d’une plus grande portée sur l'initiative privée, mais encore dans le sens d’un enseignement, s'exerce par l'Etat en recueillant et publiant des informations et des statistiques.
Dans les Etats bien ordonnés, les sols les plus propres à l’agriculture devraient être consacrés à la production systématique des aliments, mais de même les sols impropres à l’agriculture, les sol absolument forestiers devraient être consacrés à la production systématique des récoltes de bois ; de plus, comme nous
l'avons vu, la forêt en certaines situations exerce une grande influence sur les conditions de l’agriculture. Aïnsi la connaissance de l’étendue de l’aire forestière d’un pays ne signifie rien par elle-même; la nature du sol que la forêt occupe, sa situation et son rapport avec l’hydrographie du pays, doivent être connus pour que l’on puisse estimer les conditions de culture, pronostiquer les changements probables dans la superficie et pour justifier une intervention de l'Etat.
Pour avoir une idée du montant et de la valeur, présentement et pour l’avenir, de la ressource existante, il faut connaître la composition, 1. e., l’occurrence relative des espèces marchandes et les conditions quant à la densité, à l’âge et à la nature de la végétation et aux dangers des incendies, etc, et, ce qui est le plus difficile à connaître surement, les conditions et les états de développement de la jeune récolte.
À part ces méthodes pour encourager les initiatives privées à suivre la bonne voie, par des moyens indirectes tels que l’augmentation des connaissances, il y a des mesures plus directes d'amélioration et d'encouragement qui se trouvent dans les primes données pour aider à l’initiative privée dans la poursuite de l’industrie.
On peut atteindre cette fin en accordant une aide pécuniaire, des gratifications, en fournissant l’outillage, en octroyant le terrain comme pour nos concessions de terre à reboiser, en faisant des plans d’opération ou en aidant d’une manière spéciale à l’administration forestière privée, autrement qu’au moyen de
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l’information générale, et finalement en exemptant des taxes et des droits.
Depuis quelques années, le gouvernement fédéral des Etats-Unis a inauguré, par l’entremise de la commission forestière du département de l’agriculture, un autre mode d'encouragement qui se pratique aussi dans les vieux pays, savoir, donner aux propriétaires particuliers des conseils spéciaux sur l'administration de la propriété forestière, le gouvernement supportant la plus grande partie des dépenses encourues pour obtenir les données concernant ces plans d’opération. Mais au point de vue de l’enseignement, ceci constituerait une violation de notre principe que l'Etat ne devrait pas faire pour le citoyen en particulièr ce qu'il pourrait faire pour lui-même. Si, cependant, le bénéfice que peut en attendre la société en général est ainsi assuré, l'opportunité autoriserait cette methode ACetuiest probable cependant/sclest qu’en l'absence d’une obligation de suivre le plan d'opération, et en l'absence de direction technique dans sa mise à exécution, les résultats seront à peine proportionnés.
Mais une initiative qui est à la disposition de l'État, qui s'impose avant tout dans l’établissen.ent d’une bonne politique forestière, dont l'opportunité ne peut être un moment révoquée en doute et qui découle des devoirs primordiaux de l'Etat, —ses devoirs de police — c’est de donner protection à la propriété forestière, une protection au moins égale à celle qu’il donne à toute autre propriété et conforme aux particularités et aux besoins de cette propriété forestière.
Le propriétaire de forêt a un droit incontestable à cette protection, et sans cela, on ne peut pas s’attendre à ce qu’il entretienne un aménagement de rendement continu qui nécessite le maintien d’un capital en bois considérable, sujet aux déprédations et à la destruction partie feu sillon n'y fatibonnessardemmipnenstrnt pas à l'Etat de faire des lois, mais lorsque de grands intérêts communs sont en jeu, il doit encore fournir le mécanisme nécessaire à leur opération.
Ces principes qu’il faut absolument ne pas perdre de vue en formulant une législation pour protéger les forêts contre le feu, sont :
1..— Pourvoir à une bonne organisation pour faire respecter les lois, dans laquelle l’État devra être bien représenté, puisque le dommage causé par les feux de forêt s'étend souvent bien au-delà de la perte immédiate ou personnelle.
2.—La responsabilité quant à l’exécution de la loi doit être clairement définie, et reposer en dernier ressort sur une personne, un officier de l'Etat; et l'officier responsable doit avoir les facilités nécessaires pour poursuivre les délinquants.
3.—On ne peut s'attendre à avoir un service efficace que de la part de fonctionnaires rétribués, et la responsabilité financière en tout et partout doit être considérée comme l’unique garantie du soin apporté à l’accomplissement des devoirs et à l’obéissance aux règlements.
4.—On ne reconnaîtra la communauté d'intérêt dans la protection de ce genre de propriété, que si la
responsabilité financière de la perte est raisonnablement distribuée entre l'Etat, la société locale et les propriétaires eux-mêmes.
Généralement parlant, les restrictions et la surveillance de l’industrie forestière privée ont paru la plupart du temps non désirables et impraticables ; elles ne paraîtraient justifiables que lorsque la protection des propriétés voisines ou des intérêts de la commune en général les exigerait.
La reconnaissance du fait que la disparition de la forêt protectrice peut donner lieu à l’alluvionnement et aux dunes de sable qui couvriront et gâteront des étendues encore plus grandes de terrain plus bas, est une raison suffisante pour justifier l'exercice des attributions de police de la part de l'Etat, afin de prévenir ce dommage, si nous reconnaissons le caractère protecteur de ces attributions.
Le fait reconnu que le déboisement ou même la mauvaise administration de la forêt, la dévastation de la forêt sur les sommets des montagnes ou des collines donnent lieu à des crues d’eau, des inondations dévastatrices, au remplissage des chenaux, empêchant ainsi la navigation et couvrant de boue les terres arables, portant dommage à des intérêts voisins ou éloignés, rend encore nécessaire l’exercice de la fonction de police de l'Etat, dans un sens plus général que je ne l’ai défini, afin de prévenir les conséquences d’une mauvaise administration de la forêt protectrice dans ces conditions particulières.
Le planteur de cannes à sucre, à la Louisiane,
dont la récolte est mise en danger ou détruite par des inondations dues à des causes se trouvant à mille milles de distance, a droit d’être protégé par le gouverne- IE
Enfin, cependant, on trouvera que le contrôle et la surveillance de la propriété Privée est une méthode peu satisfaisante, dispendieuse et efficace en partie seulement pour assurer une administration forestière conservatrice, quand il peut être nécessaire de maintenir une forêt et que la marge financière dont on peut disposer n’est que restreinte. JL/expérience dans Îles vieux pays a fait voir que, en dépit des moyens beaucoup plus parfaits d'appliquer la loi, et en dépit d’une disposition beaucoup plus prompte à respecter la loi, que nous ne sommes accoutumés à en trouver dans ce pays, les essais que l’on a faits de contrôler la propriété privée ont été loin de donner le résultat désiré. Il devient donc préférable pour la communauté de posséder et d’administrer ces terres boisées.
Cette propriété peut être à la charge de l'Etat, ou du comté, de la ville ou autre subdivision politique qui semble le plus prochainement intéressée au maintien de la forêt protectrice. Pour avoir cette possession, si elle ne peut être obtenue par achat, la nécessité d'exercer l'autorité souveraine est maintenant reconnue dans la plupart des Etats civilisés, lorsque des raisons publiques ou l'utilité publique l’exigent. Néanmoins, ordinairement, les raisons pour lesquelles on peut réclamer l'exercice de ce pouvoir sont clairement définies par la loi.
Finalement, quand l'Etat idéal le mieux orgauisé aura été établi, sa politique voudra qu’il possède ou contrôle et affecte aux récoltes forestières tous les terrains et les sites les plus pauvres, ne laissant que les terres arables et les pâturages à l'initiative privée.
= Ne AN - NON?