DÉFINITIONS ET NOTIONS PRÉLIMINAIRES
l’époque actuelle où la nécessité de préserver la richesse forestière du monde s'impose au premier plan du programme économique, la Science lorestiere devrait être l’objetdun imntérétrceneral me tCanada vu ses conditions climatériques et l'étendue de ses terres non cultivées, est et continuera d’être l’un des plus grands pays forestiers du monde, et la simple exploitation de ses forêts que l’on a pratiquée jusqu’à présent devrait faire place à une administration raisonnable et raisonnée.
Le mot anglais “forestry”” dont l'équivalent français est sylviculture ou science forestière, dans SOnMaccepuonsactielle est d'Unitsapeprécent, mais dans son étymologie de mot teutonique latinisé, il signifiait primitivement la partie du terrain d’une tribu possédé par le roi ou le premier homme—le Murs MDencetteanpelttionon amaitules ancien nes définitions de la forêt —grande étendue de terrain non cultivée, boisée en quelques endroits, —terme
légal dans certaines lois. Les rois anglais se réservaient ainsi le droit de chasser dans des parties du pays soumises aux lois forestières, et sous la surveillance des ‘‘ forestiers ”’ qui, pour mieux dire, étaient les gardes-chasse du roi et de ses nobles. Dans le sens actuel, nous pouvons appeler “terre à bois” ou Mboisv, l’état de choses naturel Maïterre/convertesde bois debout, tandis que par l'expression “ forêt ”, nous y ajoutons l’idée d’une considération économique ; c'est la terre boisée sous les soins de l’homme pour des fins d'exploitation forestière et accusant les conditions d’une haute futaie.
Selon qu’elles ont à répondre à des fins diverses, les forêts se divisent en plusieurs classes: “ Forêts d’ornègent ”, “ Parcs ”, réservés pour la protection du gibier, “Forêts de protection”, pour protéger les flancs de montagnes et les lignes de faîte contre l’érosion, et les forêts d’approvisionnement qui fournissent le bois au marchand-forestier. Cette dernière fin de la forêt est la plus importante et la plus directe, tandis que la deuxième n’a d'importance que dans certaines localités, et la forêt peut répondre à ces trois fins à la fois.
Durant les premiers jours de la colonisation d’un pays, il se fait d’abord une destruction rapide de la forêt pour défricher le sol; mais lorsque la provision de bois marchand a diminué dans une certaine mesure, la sylviculture, c’est-à-dire le traitement. rationnel des forêts comme productrices de bois de commerce, devient chose nécessaire, et d’après cette science, les forêts sont traitées et cultivées toujours en vue de la
récolte de bois à retirer, tout comme l’est la terre arable en vue de la récolte de céréales.
La partie technique de la sylviculture est basée sur l’histoire naturelle, la partie économique relève des mathématiques et de l’économie politique. L/art technique qui a pour objet de rendre les forêts productives, la sylviculture proprement dite, exige des notions de botanique et surtout de dendrologie ou de physiologie et de biologie des arbres, de même qu’une connaissance de la géologie et de la chimie, afin que cet art soit une amélioration des méthodes de la nature et produise une meilleure et une plus grande quantité de bois dans le moins de temps possible. Mais le forestier, de même que l’exploiteur de la forêt faisant sa récolte devrait unir à ses aptitudes commerciales une grande connaissance du gêmie civil, pour bien conduire l’entreprise de l’exploitation forestière. Ainsi donc, l'exploitation forestière, qui, pour l’homme d’état, est une politique d'intérêt national, pour l’étudiant une science, pour le sylviculteur un art, est en fin de compte surtout une affaire commerciale qui consiste à tirer profit du sol par la production du bois marchand. En Europe, la science forestière a été mise en pratique depuis longtemps, des lois forestières datant du seizième siècle; mais notre sylviculture moderne a été en pratique en Allemagne depuis plus de cent cinquante ans. En Amérique, le nom et l’art de la sylviculture sont chose nouvelle qui s’est imposée à l'attention du public à mesure que la diminution de la ressource forestière naturelle rendait évidente la nécessité d'y recourir. Aux Etats-Unis, le gouverne-
ment a reconnu cette nécessité de la sylviculture: 1l a établi un bureau de sylviculture avec des subventions annuelles qui atteignent maintenant la somme de $185,000 seulement pour faire des recherches, et il a mis à part soixante millions d’acres de terre, comme réserve forestière. Plusieurs états ont adopté la même pratique, notamment l’état de New-Vork, qui a réservé plus d’un million d’acres sous la surveillance d’une commission forestière, et a aussi établi l'Ecole de Sylviculture de New-Vork, à l’université Cornell. Plusieurs autres écoles forestières ont ensuite êté fondées.
Tandis que, aux Etats-Unis, de grandes étendues de terres boisées sont possédées par des particuliers et des corporations, au Canada, les gouvernements provinciaux ont montré beaucoup de prévoyance en retenant le contrôle de ces terres, et les conditions sont excellentes pour l’organisation d’un système de sylviculture.
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