‹ La Forêt bruissanteChapitre 10 sur 23 · LE MAGE · texte numérisé non relu

LE MAGE

Je viens, je viens, berger blanc, je savais Que ton bonheur était vers mon chemin : Je t'apporte un triomphe certain Car depuis bien des jours je t'attendais. Suis-moi, la pente est douce et toute veloutée Qui conduit à ma tour ;

Je t'apprendrai pourquoi la nuit et le jour Se liguèrent contre toi, Je te dirai la femme adverse Et forte d'être belle, Je te dirai la ville qui te hait et qui renverse Et qui écrase toute révolte contre elle, Je t'apprendrai l'iniquité des rois, Je te révélerai le mot de la Forêt Et tu seras puissant si tu es avec moi Et tu vaincras.

JACQUES SIMPLE

Tu parles bien toi, mais j'ai toujours froid Et ta face me déplaît pâle comme un linceul... Pourtant si j'allais avec toi ?

LES VOIX PARMI LE VENT

Jacques Simple, tu dois te sauver toi seul : Souviens-toi...

JACQUES SIMPLE

C'est vrai... qu'irais-je faire aussi vers les faux sages

Aux yeux obliques ?...

Arrière toi, ne me tente pas, va-t'en mage Avec tes rites et tes reliques Et tes images Et les pantacles où brillent t^s sortilèges ; Des voix sont sur moi qui me protègent Et qui maudissent ta parole...

Arrière, tu mens et ta route est folle : Retire-toi de moi ou je te frappe 1

Le mage fuit en maudissant^ des bru7nes régnent

Où les roses et les jasmins se flétrissent,

Mais alors 'voici que le Satrape

Aux bracelets d'or lourds comme des chaînes

Surgit du chemin d'aubépines

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