PRIX
approximative
moyen
ESSENCES
après 2 ou 3 mois
de revient au m 3 ci/
OBSERVATIONS
d équarissage
Port Français
Acajou
3 à 10 % seulement au total
Tiama .
Iroko . .
des lots importés. Nous tenons compte que la zone de forêt bordant lagunes, fleuves et voie
Makoré .
ferrée aura déjà éle plus
Bossé . .
ou moins exploitée pour ces
Badi. . .
essences.
Asas . .
Olon . .
Dans les zones vierges cette proportion devra alteindre de
Bahia . .
80 t au ïota! des lots impor-
Avodiré .
Rikio . .
tés ivoir coefficients moyens indiqués précédemment .
Dabéma .
Niangon .
12 ', environ des lots importés.
Sénan . .
Framiré .
1 Nous
présumons ic
i que ces boi
sont importés en billes. S'ils
étaient fendu
s en plateaux
et sèches me
caniquement ou desséchés â la
colonie, ils r
viendraient év
demment plus
cher. Par contre, on pourrait
les vendre d
'S leur arrivée
en France sa
is avoir à les stocker pour les
faire sécher.
Le bénéfice à
réaliser serait
jar suite sensiblement le même.
Nous obtenons ainsi un prix exceptionnellement bas pour les essences d'ébénisterie qui seront exploitées accessoirement; un prix variant de 126,90 à 132,30 le mètre cube, pour les essences dures, Rikio, Dabéma et Sénan, et de 83,70 à 97,20 le mètre cube, pour les quatre essences plus légères, Bahia, Avodiré, Niangon et Framiré.
Voyons immédiatement à quels prix pourraient être réalisés ces bois en billes, pour savoir quelle marge ils laisseraient à l'importateur pour la rémunération du capital engagé et du bénéfice de l'affaire.
Les différents bois d'ébénisterie énumérés pourraient être vendus, actuellement, en billes équarries, de 300 à 450 francs la tonne (1) cij port débarquement. Tablons sur un prix moyen de 350 francs seulement soit, pour une densité moyenne de 0.845, au moment de leur arrivée (les bois lourds étant en majorité) 295 francs environ le mètre cube (2).
Les beaux chênes de France, grumes de diamètre supérieur à 0"'50, tronçonnés avant la première couronne, bois que le Dabéma peut facilement remplacer, valent de 260 à 300 fr. le mètre cube, un cinquième déduit, c est-àdire, compte tenu des déchets dus à l'écorce et à l'aubier, prix s 'entendant wagon départ. 11 est même des chênes de Bourgogne qui se vendent jusqu'à 400 francs et plus le mètre cube.
Les chênes de qualité moindre, en belles billes, valent de 230 à 280 francs le mètre cube. Les hêtres se vendent couramment de 210 à 230 francs le mètre cube, un quart déduit; les platanes, 190 francs, le tout en billes sans noeuds, diamètre 0"'50 au minimum, sur wagon départ. C'est là les prix auxquels pourraient être écoulés les Rikio et Sénan, qui peuvent être employés avantageusement pour remplacer ces différents bois.
Les frênes de deuxième qualité valent, en grumes, de 240 à 270 francs le mètre cube, un quart déduit. Le Framiré trouverait probablement écoulement à 200 francs et plus; les grisards, qualité ordinaire, 1 50 à 160 francs, un quart déduit; le sapin du Nord ou d'Amérique, en belles billes, de 240 à 280 francs, cube
réel
Les sapins du pays ne valent que 1 20 francs le mètre cube (cube réel, ce qui ferait encore 150 francs au quart déduit). Nous ne voulons pas assimiler nos bois de la Colonie, en belles billes équarries, à des grumes de petit diamètre et noueuses d'un bout à l'autre. Nous ne tiendrons pas davantage compte des prix du peuplier, les moins bons des bois dont nous envisa-
(1) Début de janvier 1921.
(2) C'est le prix des beaux chênes de menuiserie.
Sur le wharf. — La bille est poussée vers le tremplii Clichc Métayer. — Grand-Bassam
geons l'importation (Bahia et Avodiré) valant les meilleurs grisards et tilleuls et les plus beaux sapins de France.
Récapitulons, pour plus de clarté, nos prix de revient et les prix de vente des bois similaires aux nôtres, comme qualité, et déduisons les
ESSENCES
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