‹ La forêt des Cippes (volume 2)Chapitre 102 sur 115 · LE VOL DE L'HOMME · texte numérisé non relu

LE VOL DE L'HOMME

L'aéroplane est pour l'humanité un immense accroissement de liberté, un triomphe de l'intelligence sur l'oppressive pesanteur.

M. Payot sera trouvé bien bon de nous découvrir notre misère passée. Avons-nous été assez malheureux sans le savoir !

Un certain vagabondage intellectuel, le goût des généralités inexactes, est à la base du romantisme qui a tant de racines communes avec le protestantisme. Il faut renoncer aux idées claires et distinctes, si l'on veut goûter la confuse ivresse romantique. Mais si ce procédé amène, intellectuellement, à penser l'absurde, il est sur-

Pierre Gilbert. — I. 32

|oS DÉFINITIONS

bout furieusement anti-esthétique, attendu qu'il dépouille

l'Univers de toutes es nuances, de toute sa variété, et le

noie dans une uniformité grise, le replonge au cha

M. Pavot se figure-t-il que s'il pouvait faire abstraction de la notion de pesanteur, l'homme éprouverait encore le moindre plaisir à voir voler l'homme r II lui plaît de nous émanciper de <^ l'esclavage à l'épaisse et stupide pesanteur ». Mais l'homme, cessant d'être lui-même, stupide, épais, pesant tant qu'on voudra, ne m'intéresse plus.

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