LE BON MOUVEMENT
Contre cette ruse ou cette comédie à tiroirs qu'est la politique démocratique, une seule tactique a des chances, celle qui, détruisant les conventions du système « rotatif », démasque la figure identique, le commun principe de tous les partis et occupe la position d'où les attaquer tous et les perdre du même coup. C'est la tactique nationaliste. Elle a son principe dans une violente inquiétude pour la France et groupe les éléments les plus vivaces du pays, gens anxieux, fiévreux, ardents, qui raisonnablement ne comptent que sur eux-mêmes pour sauver la patrie. Leur troupe serrée n'a, derrière soi, ni réserve ni retraite possibles : elle joue sa vie.
Si inégale que semble la partie, l'histoire et la connaissance des lois de la guerre accordent pourtant la victoire à la passion patriotique. Seulement les nationalistes exigeront que tous leurs ennemis se déclarent. A ceux qui ne comprennent pas, on donnera les explications nécessaires ; puis il leur faudra choisir.
Pierre Gilbert. — I. 35
>I.| DHHNrilONs
ANTIA ÏMANTISME M mvi.
D'abord M. Faguet nous attribue cette thèse : « Le romantisme est principale cause de notre profonde décadence. •• Ce que nous ne pourrions reprendre à notre compte qu'à condition d'octroyer au mot de romantisme l'acception la plus large. Nous y consentons. Mais M. Faguet, lui, ne considère partout que la rhétorique romantique, flanquée, il est vrai, d'un vague spiritualisme. Il tait abstraction entre autres de la forme politique du romantisme, qui s'appelle la Révolution ou la démocratie, et qui compte bien aussi pour quelque chose dans notre décadence.
Oubli sans doute prudent. Réparons-le pour que tout « s'éclaircisse ». L'objection qui donne à M. Faguet ce tremblement et fait reculer l'impavide discuteur, traîne à peu près dans toutes les apologies pour le protestantisme. « Comment la Réforme eût-elle ruiné la France si elle a élevé l'Angleterre et la Prusse ? » On a mille fois rétorqué ce sophisme.
Vous feignez l'innocence et supposez un sens identique à ces trois propositions : le romantisme fut neutre pour l'Angleterre, l'Allemagne et l'Italie ; — il fut neutralisé ; — il fut facilement neutralisé; qui sont trois hypothèses distinctes. Distinguons-les. Il est certain qu'en Allemagne et en Italie, le romantisme, c'est-à-dire en politique la démocratie ou encore le libéralisme, fut énergiquement neutralisé, au cours du xixe siècle. Malgré ou plutôt contre lui, en réaction contre lui, Bismarck et Cavour édifièrent l'unité allemande et l'italienne. Et le réalisme capétien, plutôt que les fumées romantiques, obsédait et n'a pas cessé de hanter les veilles du Hohenzollern. En littérature, les deux plus grands Allemands du siècle, Goethe et ce Nietzsche que M. Faguet
juge pourtant bien qui « n'est pas des nôtres », ne purent se satisfaire de la culture allemande et nous envièrent cette même civilisation classique que nous eûmes alors la sottise de mépriser. Ils s'élevèrent dans la mesure où ils éliminèrent le ferment romantique. Quant à l'Angleterre, notre malheur voulut qu'elle reniât précisément ses philosophes et que sa politique tournât le dos à sa pensée dans le même moment que celle-ci et ceux-là nous pourrissaient d'anarchie. Toute l'histoire de son xixe siècle aura été une longue abjuration des idéologies du siècle précédent. Et nous, nous nous en empestions !...
Mais la France, rien ne prouve qu'elle n'eût pas aussi facilement vaincu le poison si on lui eût appliqué le traitement.
Au lieu de la combattre, elle ouvrit ses défenses à l'épidémie. Son évolution politique s'accomplissant à l'encontre de l'évolution européenne, il était naturel que le même principe, agissant en des milieux différents, produisît des effets aussi différents. Et l'exception française ne prouve rien contre la santé française, mais contre l'esprit révolutionnaire et romantique.
Le romantisme bien pensant. — M. Faguet en est resté au Chateaubriand défenseur du trône et de l'autel, où quelques vieux donjons branlants plaçaient leurs espoirs il n'y a guère moins de cent ans. Sainte-Beuve a, depuis, dénoncé l'esprit d'anarchie, d'orgueil et d'universelle contemption qui incita ce catholique et ce royaliste à la plus sournoise trahison de la Monarchie et de la Religion. La comédie qui consistait, après avoir détraqué ses contemporains du spectacle de son désespoir, à les renvoyer à leur confesseur et tout en se délectant de ce qu'il nommait tout bas sa puissance
(té* i iM i ions
intemalc, cette comédie est un nouveau méfait de Clia-
teaubriand. El comparer le cabotinage de Rcni à l'angoisse de Pascal, c'est vouloir être sa propre dupe. Le cas de Vigny n'est pas très différent. M. Faguet
appelle l'auteur à'Ebû « un déiste sans Dieu ; un chrétien sans le Christ I. lu il ajoute : « Par évolution de sentiments, pessimiste amer et douloureux, et cherchant ce qu'il tant conclure de cela, il conclut qu'il faut s'aimer profondément les uns les autres. Cest-à-dire qu'il
conclut aussi chrétiennement que possible ' >> C'est-à-dire
qu'un « montreur » sans scrupule se délivre de ses responsabilités en offrant au naïf lecteur quelque vague remède de bonne lemme. Un grand manque de sérieux et d'honnêteté caractérise le romantisme.
Le prêche romantique. — M. Faguet en conviendra lui-même quand il croira pouvoir le faire sans nous donner gain de cause.
Si l'on fait la contre-pesée, si l'on met en regard des doctrines dangereuses que l'on peut accuser le romantisme d'avoir répandues, toutes celles, traditionnellement jugées excellentes, qu'il a préchées surabondamment, on est étonné qu'il puisse avoir des ennemis si implacables. Comment! après la littérature du XVIIIe siècle [c'est M. Faguet qui souligne], un groupe s'élève, qui chante éperdument — « j'en parle si souvent qu'on en est étourdi » — Dieu, la Providence,-l'immortalité des âmes, les peines et les récompenses d'outre-tombe, la douceur des mœurs, la pitié, la fraternité, la charité, la suppression de la misère, la concorde, la patrie, la misère du méchant, la paix par la civilisation, la civilisation par l'instruction, la beauté du sacrifice, la sainteté de l'expiation, et combien j'en passe ! Ces intrépides habilleurs de lieux communs mettent en vers et en prose toute la religion et toute la morale; ce qu'on pourrait leur
reprocher, c'est la banalité de leurs sermons de prèdicants, à quoi ils pourraient repondre que cela n'est pas de trop, après l'immoralité de leurs prédécesseurs ; ils en sont ridicules aux yeux des retardataires du siècle précédent, les Mérimée et les Stendhal : — et ce qu'on leur reproche, c'est d'être corrupteurs ! Bravez donc les sarcasmes ! Mais foute l'ingénuité du XIXe siècle, le siècle le plus naïf qui ait existé, est en eux! Cela me semble éclatant comme le soleil.
Sermons de prèdicants ! cette expression, que M. Faguet n'a d'ailleurs pas inventée, peint à merveille la confusion des genres dont le romantisme fit sa loi et qui est bien la plus abominable perversion littéraire. Perversion, entendons-nous : ce n'est pas au nom des bonnes mœurs que nous protestons, mais au nom des bonnes règles. M. Faguet s'est figuré que nous exigions de la littérature une prédication édifiante, et il s'empresse de nous représenter que nulle littérature mieux que le romantisme ne répond à cette exigence. Mais dans l'ordre de la critique littéraire, nous ne reconnaissons que les lois de l'esprit (et la morale d'ailleurs y trouve aussi son compte).
La confusion romantique, en troublant les genres profanes de considérations morales ou religieuses qu'elle profanait par surcroît, trouvait le moyen de rendre vagues, frivoles et inopérantes la religion et la morale, tandis qu'elle répandait un prodigieux ennui sur toute la littérature. M. Faguet a bien raison de taxer notre xixe siècle d'ingénuité et de naïveté. Qu'il n'imagine pourtant pas cette naïveté inconciliable avec beaucoup de prétention et de suffisance. Le romantisme, parce qu'il aborda sans préparation les plus hauts sujets, crut à tout, sauf peut-être à ce qu'il fallait croire. En prêchant toutes les idées, parfois contradictoires, que M. Faguet énumère, on ne peut même pas dire qu'il ait défendu des doctrines « traditionnellement jugées excel-
-, iS DÉFINITIONS
lentes t. Il s'en huit que certaines J'entre elles, comme la civilisai ion par F instruit ion (qui n'est digne que de « Sorbotiagres »), aient jamais paru à nos pères réalistes autre chose que de prétentieuses âneries. lu de plus les romantiques eurent des manières de prêcher la patrie, la religion, etc., qui étaient à Elire pleurer, mais qui trop souvent rirent rire. Déchirez ers drapeaux t voilà comme Lamartine réchauffait le patriotisme. Un déisme philosophiquement insoutenable, le Dieu des braves gens, la paix universelle, mille autre pauvretés, composent ainsi le monument élevé par le xixe siècle, à la honte de l'esprit humain.
Définition de l'individualisme. — On a dit que le romantisme, c'est l'individualisme. Cette définition sommaire appellerait des explications. M. Faguet préfère inventer des synonymes.
Le romantisme, c'est avant tout Yindividualismc, la prédominance donnée dans l'œuvre d'art à la personne de l'auteur, 1 auteur s'étalant, s'espaçant, se donnant en spectacle, se faisant centre, centre surtout de toutes ses préoccupations, complaisances, attentions et études.
Définition qui ne définit ni le romantisme ni l'individualisme. La passion de l'analyse personnelle, la précision psychologique, le réalisme moral, sont autant de mérites propres au classicisme et totalement étrangers au romantisme. Peu d'hommes se sont aussi mal connus que les romantiques ; M. Faguet ne leur a pas à tort décerné la palme de l'ingénuité.
Il ne fallait donc pas écrire :
Ceci est le caractère essentiel du romantisme, et c'en est, déjà, le vice profond; car c'est habituer les esprits aux
Se principes 519
mêmes pratiques et aux mêmes démarches, replier l'être humain sur lui-même, l'isoler par conséquent et le rendre d'abord inutile aux autres , ensuite indifférent aux autres, enfin onéreux à lui-même.
Car il n'est pas vrai que l'homme le plus absorbé dans un examen intérieur s'isole de l'univers. Mieux il se connaîtra, mieux il discernera le nombre et la nécessité de ses relations avec le monde des hommes et des phénomènes. Une application toute contemporaine de cette loi s'offre sans doute assez souvent aux yeux de M. Faguet. Maurice Barrés découvrit l'ordre, son ordre, le jour qu'il força son propre secret.
Jamais la connaissance ne fut anarchiste.
Le Moi classique. — M. Faguet s'égare donc lorsque, pour atténuer les péchés du romantisme, il en charge le genre humain.
Aucune des critiques dirigées contre le romantisme ne peut être détournée ni contre les lyriques grecs ou latins, ni non plus contre Stendhal, que M. Faguet a peut-être raison d'appeler un homme du xvme siècle égaré dans le xixe, s'il entend par là un analyste.
Stendhal eut, au xixc siècle, ce mérite et cette distinction de ne pas prendre le bien pour le mal, ni une cuvette pour un chapeau. Il sut définir et qualifier avec une précision aiguë, sèche, vibrante. Et il y réussit parce que, informé des relations naturelles, il replaçait chaque être ou chaque objet au vrai degré de l'échelle des valeurs. Si la nouvelle génération antiromantique accorde un prix si haut à ses analyses, c'est sans doute que nul souci de moralité ne l'inspira jamais, mais seulement la passion de l'intelligence et de l'art.
De même, lorsque Horace et La Fontaine et Molière,
-)2o défini uom
cédant à une inspiration bien différente de celle de Stendhal, peignirent OU exprimèrent des sentiments moyens, modérés, voire médiocres OU plats, du moins
ils ies peignirent comme tels, ^efforçant de les qualifier
exactement et de ne leur attribuer que leur juste valeur. Ils ne nommèrent point sublime le médiocre.
Au contraire les romantiques, parce que leur individualisme interceptait toutes les relations de l'homme avec l'univers, le coupait de ses tenants et de ses aboutissants, tranchait enfin ses racines, le cernait, l'investissait d'un chaos innommable, l'agitait comme un. monde clos, agaçait en lui une mystérieuse et « ineffable » énergie et sollicitait de lui quotidiennement l'oracle d'un Dieu, le romantisme, en accordant la même dignité à tous les mouvements de l'âme humaine, a changé l'homme en monstre : il a non seulement perverti les notions morales, mais ruiné le principe de l'intérêt artistique et littéraire, qui est dans l'ordre et l'arrangement des plus subtiles nuances. Enfin et surtout il a étriqué, appauvri et desséché le cœur humain par une constante et factice excitation.
Les romantiques, écrit M. Faguet, « émeuvent, remuent les âmes ». Mais ils les remuent jusqu'à dissiper toute la richesse de leur sensibilité. L'émotion étant par eux révérée non dans son rapport avec l'objet, mais en soi, ils devaient lui rechercher les prétextes et les occasions les plus indignes ou les plus vains et même lui en supposer. L'art fut détrôné par l'artifice.
La Forme. — Aussi nous accorderons à M. Emile Faguet que le romantisme est « une littérature où a dominé l'imagination et la sensibilité », c'est-à-dire où l'imagination et la sensibilité, affranchies du contrôle de la raison, seule capable de leur donner un état civil et de
& principes 52 r
leur conférer l'être littéraire, ont bientôt divagué et se sont évaporées, exténuées jusqu'à la plus extrême insignifiance.
Et c'est-à-dire aussi que nous ne pouvons admettre lai seconde partie de la proposition de M. Faguet.
Le romantisme, écrit-il, est simplement une littérature où a dominé l'imagination et la sensibilité, par opposition à la sécheresse du XVIIIe siècle. Mais cela ne le distingue encore que du xvme siècle; car toute grande littérature a été imagination et sensibilité [et raison, dans la proportion indiquée ci-dessus !\ sans cela elle n'aurait pas été une grande littérature. Qu'estce qui, définitivement, distingue donc le romantisme ? C'est uniquement l'exagération, la déclamation.
Cette idée lui plaît tellement qu'il y revient par trois fois : « Exagération, déclamation, voilà pour moi la faute, la: faute grave de la littérature romantique et sa faute unique. »
« Exagérations de forme », précise-t-il. Et encore : « son paroxysme, que je continue à lui reprocher, et sa surabondance verbale, choses qui sont de forme et non de fond ».
Et voilà comment un écrivain qui se souvient d'avoir été « pédant » réduit à un étroit conformisme qu'il faut bien appeler grammatical la critique littéraire justement ambitieuse de parler aux plus hautes parties de l'esprit humain et de les régenter, et qui ignore d'ailleurs cette opposition scolastique de la forme et du fond.
La prétention bonapartiste ne consiste pas en une volonté de faire prévaloir la seule solution exacte du problème français, et à rechercher d'abord le vœu, les exi-
)22 Ml UNI IRAS
genccs des Déalités et des intérétl français. Jamais un Bonaparte s'est-il recoin mandé de l'accord indestructible de sa pensée avec l'intérêt national ? Cette dynastie ne piOpOfle pas SU peuple français une solution de raison, mais d'imagination. Elle a su, en des périodes de crise sentimentale ou d'atraissement nerveux, exploitant le malheur des temps, s'offrir à calmer le trouble des esprits. Toujours elle fut tributaire des circonstances et vouée à l'opportunisme.
Mais aussi, en tant qu'opportuniste, elle ne peut songer à gouverner que les Français, non la France. La distinction est essentielle. L'ancien régime se définit exactement une gestion de la chose publique, et s'il fut aussi un régime de concorde, c'est que la paix des esprits est comme le luxe d'une politique réaliste; sur un problème aussi objectif et impersonnel en ses données que celui des intérêts de l'État, il était relativement facile de s'entendre, parce que les choses, avec leurs éléments stables et fixes, jouaient le rôle de pondératrices et permettaient aux passions, aux imaginations contraires de se neutraliser. Cette réalité sainte, la France, soumettait les hommes à sa loi. Mais le jour que l'on s'avisa de dénommer le roi de France roi des Français, aussitôt tout changea : la politique, par une brusque révolution, tourna à la tyrannie et à la guerre civile. Les personnes prirent le pas sur les choses. Et qu'est-ce à dire ? D'abord nos compatriotes, ayant égaré la commune mesure de l'intérêt public, cessèrent de s'accorder. Ensuite on perdit le respect de la qualité et du nom français, ce nom jusqu'alors révéré à l'égal du nom romain sous les consuls. Auparavant, les Français n'étaient pas gouvernés, à proprement parler, mais la France l'était ; il y avait l'État sous le Roi ; le mot même de gouvernement n'appartenait pas à l'usage ; la vie française était une organisation libre et souple qui accordait aux charges publiques une place
éminente : les personnes n'avaient guère entre elles que des relations privées, d'ailleurs d'une haute politesse; les rapports politiques ne définissaient que les fonctions, non les hommes. Mais aujourd'hui et depuis cent vingt ans, les Français sont « gouvernés », dans le plus mauvais sens : ils sont exactement asservis, comme il arrive, de toute nécessité, quand, sous de fallacieux prétextes, l'Etat s'ingère dans les affaires des particuliers au lieu de considérer de haut la nation et de n'apercevoir par conséquent que les organes permanents et indispensables de la vie publique, c'est-à-dire les institutions. Du point de vue de l'Etat, les personnes sont un infiniment petit, et c'est une raison pour qu'on les laisse tranquilles. Mais on est venu dire aux Français que leur liberté individuelle, parce qu'en effet aucun texte ne la garantissait sous l'ancien régime, était alors opprimée. On s'occupa donc de cette liberté, la plus fragile de toutes. Et le jour que l'on s'en occupa, ce fut naturellement pour la réglementer et la compromettre. Mille conditions furent ainsi réglementées qui ne l'avaient jamais été; et, bien entendu, la situation des personnes, plutôt que le statut normal des choses ou des organismes, sollicita l'attention d'un gouvernement ombrageux. Ainsi le nouveau régime accoucha d'une exubérante législation spirituelle, parce que l'ordre spirituel, le plus dégagé des choses et des contingences, n'affecte essentiellement que l'individu. Et dans le Travail, il ne voulut jamais considérer que les travailleurs. Le peuple français devint en un siècle, du peuple le plus libre, le plus, et nécessairement le plus mal gouverné de la terre.
Ainsi débandé, sans repère dans les choses et les intérêts, il devint aussi le peuple le plus moqué, jouet de toutes les intrigues. Le gouvernement, son maître, tenu de le consulter pour la forme, et pouvant tout craindre d'un peuple livré à ses nerfs, se trouva dans
\%4 mi ini no
l'obligation facile de séduire son ovur et de composer
toujours de nouveaux rêves pour ce dormeur éveillé.
La politique française tut dès lors d' imagination, et DOn plus de raison* Insensiblement son grand caractère s'abaissa à cet indigne emploi : abuser le plus noble des peuples.