CRITIQUl
Infatigable muezzin de La finance, quelque chose enfin comme le derviche tourneur ou hurleur de la ploutocratie.
M* inspirant de cette téméraire bonté, inséparable de
l'exercice de la critique, qui consiste à rechercher en toute œuvre la petite part de talent ou d'originalité qu'elle contient, et qui n'est peut-être qu'un orgueilleux préjugé, puisque nous attribuons de parti-pris de la valeur ou de l'importance à ce qui n'en a pas, pour la seule raison que nous l'étudions, j'ai voulu trouver et montrer dans le théâtre juif des traits curieux. Après tout j'ai pu m'échauffer l'esprit sur ses mérites.
j'ai cru distinguer, dans la production abondante et parfois hâtive des juifs, quelque chose de volontaire, d'appliqué, de tendu, je ne sais quoi de violent et de personnel, un effort même dans l'artifice, une improvisation forcenée qui brave les règles avec audace, une philosophie des événements où la femme et l'argent tiennent leur rôle comme supports de la fatalité, enfin de la part de l'auteur un besoin de paraître dans le texte, de se montrer, de s'imposer. Tout cela peut retenir un moment l'attention; mais, si le mot n'est pas trop fort, ce sont des beautés qui choquent d'abord plus qu'elles ne charment ensuite. Et puis cela n'a même pas l'attrait de la nouveauté, car dans ce genre, nous avons un chefd'œuvre : c'est la Bible. J'aime mieux le Samson des Ecritures que celui de M. Bernstein. Et je ne considère, bien entendu, que la littérature.
Au surplus, l'art du théâtre a ses lois que les juifs ont entièrement méconnues. Il n'y a peut-être pas de plus sévère discipline de l'esprit que celle imposée par la poétique dramatique. A cet égard, les juifs nous ont
ramenés à l'enfance de Fart, leurs ouvrages n'ont aucune partie admirable : le procédé, l'artifice, suppléent à tout. Il est visible qu'ils ne cherchent que des succès de vanité et d'argent. A une telle marchandise, un seul mot s'applique et convient : ignoble.
Nous n'avons pas le droit de supporter ces ridicules enfantillages. Si les juifs portaient leurs pièces aux Hottentots, ceux-ci auraient peut-être raison de les accepter, et même je l'ignore. Mais ce n'est pas nous, dont la race a produit quelques poètes comiques et tragiques à qui le monde civilisé veut bien reconnaître du génie, qui pouvons applaudir aux barbaries rudes et grossières de ces Orientaux. Quand on a dû subir un contact prolongé avec les produits de ces cerveaux crépus, je vous assure qu'on a l'intellect submergé par un immense dégoût, par l'écœurement d'une si vile et pauvre invention, par l'ennui des mêmes histoires éternellement répétées, des mêmes extravagances froidement calculées, licencieuses même sans piquant. Tous cqs à peu près hasardés sans pudeur rendent intolérable un manque aussi monstrueux d'art, de goût et de raison...
Je n'aurai pas la naïveté de vous demander à quoi tient cette invasion de nos scènes par les auteurs juifs. Ce n'est pas en effet que le cerveau français se soit appauvri. Nous avons des talents de premier ordre. Mais les théâtres sont de vraies institutions : ils sont en nombre limité. Il n'est donc pas bien difficile de les occuper tous, de les tenir soit par la direction, soit par la commandite. Les directeurs, les commanditaires, les comités de lecture composent une oligarchie, un pouvoir peu nombreux, de qui dépend le succès de telle
IIS DJ I Ml [Q
oeuvre ou de telle autre. La librairie est plus ouverte. Au
théâtre, nulle liberté n'est concédée aux idées et aux auteurs. On peut, par la force de l'institution, fausser absolument, dénaturer, vicier toute la production dramatique d'une époque, en jouant ce qui sert certains intérêts, en ne jouant pas ou en jouant peu le reste '. Rien n'est plus facile que de créer un engouement factice et durable.
Il n'est donc pas bien surprenant qu'une race qui a pu s'emparer du pouvoir politique d'un Etat ait par surcroît acquis l'influence prépondérante dans les conseils où se décide le sort des ouvrages dramatiques.
Le remède à cette infection du cerveau français par les produits orientaux est dans la suppression de la cause. Et cette cause, je viens de la désigner. A vrai dire, il paraîtrait d'un raisonnement correct de prétendre que pour ruiner l'influence d'une mauvaise littérature, il faut en faire de bonne. En sorte que nous devrions tout espérer du talent de nos compatriotes pour vaincre, en une lutte courtoise, le juif qui s'est installé dans notre maison. Mais rien ne serait plus chimérique. Car dans toute proposition pratique, il faut considérer les conditions d'une action raisonnable. Or, au théâtre, il faut se faire jouer. La concurrence n'est pas libre. Pour imposer la liberté au marché dramatique, il faudrait que nous fussions déjà les maîtres. Tout le génie d'un auteur français n'empêchera pas que trente pièces juives ont été représentées sur des scènes Irançaises depuis six mois. De même il y a encore en France d'honnêtes gens et des compétences; mais ce ne sont jamais eux qui sont élus. La machine qui fonctionne les écarte.
i. Les pièces juives ne restent jamais dans les cartons. L'aventure comique du petit Lévy dit Arnyvelde le prouve.
Aussi, quand on a découvert l'origine du mal, on en connaît le remède : supprimer le régime, ce régime républicain qui, en littérature comme dans le reste, incapable de protéger la production nationale, incapable de rien produire de son cru, n'a jamais fait autre chose que d'ouvrir toutes les portes à tous les étrangers.
On me dira que les institutions politiques n'ont pas pour objet d'imposer une littérature. Je n'en sais, ma foi, rien ; car une question aussi vague et générale est bien près d'être une absurdité.
Mais je considère que s'il y a au gouvernement d'un pays un personnel indigène fortement imbu de l'esprit public et des traditions nationales, il est impossible qu'entre ce personnel, qui est une élite, et l'élite intellectuelle du pays, il n'y ait pas des relations nombreuses et étroites. Et quand ce gouvernement dispose, comme en France, d'une puissance d'opinion considérable, son influence sur le développement des lettres et des beauxarts peut être décisive.
L'Histoire mérite d'être crue, et je m'en tiens au principe posé il y a 400 ans, par ce Léonard de Vinci, qu'un roi de France sut bien attirer et retenir à sa cour : « Rappelle-toi d'alléguer d'abord l'expérience et ensuite la raison. »
Or, l'Histoire nous apprend, et cela ressort de l'enseignement d'un grand Français royaliste, M. Jules Lemaitre, que l'adorable Racine fut en son temps distingué et imposé au goût public par le roi de France Louis XIV. Cela domine tout. — Il y a à voir pour des aveugles.
La découverte du « Sémitisme au théâtre » comporte trois stades qui sont : le recensement des auteurs, direc-
Pierre Gilbert. — I. i>
226 ESSAIS Di. (Kl riQJ i
tours, secrétaires généraux de race juive; — l'idée d'un caractère d'immoralité commun à presque tous les
Ouvrages juifs; — le jugement littéraire de ce théâtre. I Eut Urbain Gobicr qui, le premier, dans sa Terreur
juive, dénonça le péril de l'invasion dramatique juive. Mais il ne posa pas la question qui, selon nous, est capitale : comment la poétique ou l'esthétique théâtrale juge-t-elle la production d'Israël ? La question est capitale : car si ce n'est que le pullulement des auteurs juifs que l'on veut arrêter, il y a pour cela les moyens politiques et eux seuls. Que les Français reprennent le pouvoir et par là leur place dans la société; qu'on permette à la société française de se reconstituer, alors les Juifs seront ramenés à leur juste influence. Mais en attendant une révolution si désirable, la question du sémitisme au théâtre ne peut être posée que dans les termes de la critique littéraire. Présentement, le Français a, pour vaincre le Juif, l'intelligence, la science et le goût. Et même, s'il est permis d'envisager avec confiance, au point de vue de l'avenir du théâtre français, l'éventualité d'une défaite politique juive et d'en mesurer la portée avec une tranquille certitude, c'est la connaissance de leur grande faiblesse dramatique qui nous y autorise. Il est remarquable, en effet, que depuis qu'ils ont assiégé et enfin occupé la scène française, les juifs n'ont produit aucune oeuvre assurée de survivance. La solidité de leurs grands hommes ne résiste pas à la mort : ils portent tous, vivants, le ver qui n'attend que de les ronger. Où en est la gloire factice d'un Catulle Mendès ? Deux années de silence ont plus qu'à moitié décomposé Bernstein. Et Porto-Riche est trop avide d'hyperboles qui ont trop besoin de l'encouragement de sa présence réelle.
La révolte de la critique française contre l'arrogante débilité du génie dramatique juif s'organise et s'intensifie chaque jour : elle se prépare, pour l'avenir, un
LE SÈMÏTISME AU THEATRE 22y
magnifique regain d'autorité, pourvu qu'elle pousse jusqu'au bout sa résistance. L'adversaire, aussi bien, saura l'y provoquer. Il est digne de remarque que le plus bel éclat de cette insurrection se soit produit à propos du Vieil Homme qui, sans valoir cher, n'est cependant pas le pire ouvrage de la scène juive. Sans doute la clameur d'Israël fut, dans cette occasion, tellement assourdissante qu'elle obligea les Français à regarder le monstre d'un peu près. En l'examinant, ils ont perdu beaucoup de leur admiration non seulement pour M. de Porto-Riche, mais pour tout le théâtre juif. C'est le cas de M. Henri de Noussanne, comme de M. Gustave Téry dont les justes réactions n'avaient d'ailleurs pas attendu le Vieil Homme, mais en furent accrues et amplifiées.
M. de Noussanne a rapporté cette anecdote typique :
A la répétition générale du Vieil Homme, M. Ernest Lajeunesse abordait ses confrères chrétiens (jwus dirions Français^) en critique et en lettres, en leur disant, mi-narquois, miaimable :
— Vous inclinez-vous ?
Vous entendez bien ce que cela voulait dire ?
Cela voulait dire :
Vous inclinez-vous enfin, irréductibles adversaires ou ennemis du juif au théâirc, vous inclinez-vous devant le pur chefd'œuvre que vient d'ajouter au trésor de la littérature française un enfant d'Israël ? Vous inclinez-vous devant l'expression supérieure du génie de votre race, grâce à l'effort de l'un de nous qui n'en est pas ? Vous inclinez-vous, admirateurs de Maurice Donnay ou de Courteline ? Vous inclinezvous ? Ln nouveau Messie est né. Nous allons, une fois de plus, régénérer le monde en régénérant les lettres françaises. Le plus grand auteur dramatique de ce temps est de Judée. A nous, cette tribune incomparable qu'on appelle la théâtre de France ! A nous, Paris ! Et que de Paris tombe sur le monde la pensée française exprimée par le génie judaïque, incarné en l'un de ses plus glorieux enfants, M. Georges de Porto-Riche !
i SSA1S Di C&ITIQJ i
On saisit la, sur le tait, ia ruse qui sert à un juif, dans l'atmosphère viciée d'une salle de répétition géflé'
. pour surprendre et arracher le suffrage d'un Iran-
dont il suppose les défenses affaiblies. Eh ! bien, pour empêcher une salle française, même travaillée par
lUrnoiserie juive, d'abaisser le génie de la race devant la médiocrité de ces ouvrages, il faut d'abord démontrer de combien de manières et en combien d'endroits ils pèchent contre les règles de l'art et du genre, et de la vérité psychologique et de l'émotion dramatique, et comme ils manquent à la fois l'intérêt et le beau '. Il ne suffirait donc pas de faire aux auteurs juifs un procès de tendances morales et de s'offusquer d'un certain étalage de pourriture. Ils pourraient peindre l'immonde sans que pour cela nous refusions de nous incliner si leur peinture méritait nos suffrages. Mais, par contre, ils pourraient se vouer au théâtre édifiant (d'aucuns ne sont pas sans l'avoir essayé), sans que nous cessions nos protes-
i. C'est ce que Pierre Gilbert avait montré dés 1908, et que M. Gustave Téry indiquait à sou tour, en janvier 191 1, à propos du Vieil Homme. E. M. — « En mettant à la scène un cas aussi exceptionnel, il semble qu'un auteur ne saurait avoir la prétention de nous peindre les caractères et les sentiments de la commune humanité. Son sujet relève beaucoup plus de la pathologie que de la psychologie...
« ... Si c'était ici le lieu de faire un peu de critique littéraire, je voudrais, pour vous donner une idée plus précise de ces trois actes, vous en montrer la longueur, la lourdeur, la lenteur (à la fin du troisième acte, l'action n'est pas encore engagée)...
« ... Mais je m'en tiens au caractère de notre, ou plutôt de leur Augustin. Blum veut qu'il soit très vrai, très conforme à la nature et à ce qu'il nomme la k réalité tendre ». Tendre ou non, je n'ai jamais connu cette réalité-là. Cet enfant, que Weyl et Blum trouveut délicieux, me fait l'effet d'un gosse non seulement intolérable, mais invraisemblable. Le portrait qu'on nous en trace me paraît faux éi hurler, et je suis content de voir que je ne suis pas seul de mon avis. » (Gustave Téry cité par Gilbert).
rations contre l'insuffisance et la misère de leurs procédés dramatiques. C'est leur poétique qui ne vaut rien '.
L'art dramatique est peut-être de tous le plus interdit aux juifs parce que ses conditions sont aussi les moins acceptables pour l'esprit sémite. Sans vouloir accabler le lecteur de définitions premières, il n'est pas inutile de rappeler, ne fût-ce que pour ces juifs qui n'étaient pas là, il y a trois cents ans, lorsque des Français doués d'autant de sensibilité que d'esprit, voire même de génie, redécouvrirent les lois de l'intérêt dramatique, il n'est pas inutile de rappeler que le dialogue est l'âme des ouvrages de théâtre : tous les autres éléments, sujet, action, style, servent à sa mise en valeur; c'est lui qui caractérise le genre dramatique, il en est l'essence et comme le principe de vie.
L'intérêt majeur et même tout l'intérêt de l'œuvre réside dans le dialogue créé par l'esprit. Le domaine de l'auteur dramatique se trouve ainsi délimité : c'est l'homme parlant à l'homme, agissant sur l'homme, lui ■en imposant, le tentant, le maniant, se heurtant ou s'ouvrant à lui, et toujours l'homme parlant à l'homme pour le succès de ses opérations; voilà la matière presque infinie, la plus fuyante et la plus passionnante à saisir et à fixer par quelque trait, voilà la matière qui s'offre à l'auteur dramatique : résumons-la : elle embrasse toutes les entreprises de l'homme sur l'homme.
Sans entrer dans plus de développements, nous voudrions, par ce peu de mots, avoir rendu clair que le genre dramatique est la représentation de chocs moraux ou psychologiques, d'où jaillit l'éclair du dialogue. Par
i. Voir à la fin du tome II l'Appendice VII.
i SSAIS Di ( RJ roui
le ton, le tour, l'accent et le mouvement du dialogue k dramaturge traduit tout ce qui, dans une certaine situation, s'échange entre deux âmes : par ce qu'il exprime,
il fait entendre même ce qu'il n'exprime pas. C'est un art subtil et complexe, a l'idée duquel ne répondent nullement le clinquant et les contorsions d'un Wolri.
I ttc théorie s'illustrerait à merveille d'exemples tirés de Racine, de Corneille, de Molière, de Regnard et de Marivaux : elle procède directement de l'étude de leur poétique.
Elle montre aussi tout ce qui manque au juit pour réussir dans le Relire dramatique. Non seulement il n'a pas assez de conscience artistique pour travailler à établir un dialogue qui rende, avec le naturel, la simplicité et la vérité d'où naît l'émotion, les sentiments, les passions et les réactions des personnages. Mais l'art dramatique ainsi conçu est totalement incapable de l'intéresser. Le théâtre est, pour les juifs, un moyen et non une fin esthétique. Ils n'en comprennent ni l'intérêt ni la beauté propres....
La raison en est que le juif, peut-être parce qu'il n'est pas sociable, n'a pas ce qu'il faut pour prendre un réel plaisir à feindre un dialogue entre humains.... La conception juive, l'expérience juive des rapports entrehommes, répugne absolument à la traduction scénique. Les mobiles qui inspirent le juif dans la conversation, mobiles de vanité ou de cupidité, ne peuvent plus le soutenir s'il s'agit d'imaginer un dialogue entre des personnages donnés; car alors il faut faire abstraction de soi pour s'intéresser aux rapports des hommes. Mais les plaisirs de société n'existent guère pour le juif. Il n'a pas assez de désintéressement intellectuel pour faire jouer entre eux des mortels. La société n'est pour lui qu'un champ d'exploitation et cette exploitation soulève en lui un enthousiasme nerveux. Le domaine de l'émotion
juive est donc tout intérieur. Le juif ne se plaît pas profondément au spectacle, à la peinture des conversations humaines ; il aime mieux jouir de ses résultats matériels : l'or et le pouvoir ; mais l'art ne le séduit point. Il n'est lui-même, il n'est heureux, il n'est libre que seul, livré à ses sombres jouissances. Le dialogue est pour lui une nécessité, non un plaisir. C'est au monologue, au soliloque que vont les préférences sentimentales des juifs.
— Alors, ce sont des lyriques ?
— Encore leurs comédies ne montrent-elles que les éléments d'un lyrisme dégradé qui s'inspire d'un érotisme tantôt forcené et tantôt hébété. Les anciennes qualités de l'âme juive ont perdu beaucoup de leur vigueur, s'il faut en croire M. Georges Sorel qui les connaît bien l.
La découverte de la mystification dramatique juive doit donc être saluée comme un événement non moins heureux pour le goût que pour le patriotisme.
1 . « Ce que nous savons des prophètes d'Israël, lisons-nous dans la dernière édition des Illusions du Progrès, nous permet de dire que le judaïsme biblique a dû sa gloire à l'expérience religieuse; les juifs modernes ne voient plus dans leur religion que des rites analogues à ceux d'anciennes superstitions magiques ; aussi, dès qu'ils sont instruits, abandonnent-ils avec mépris leurs pratiques traditionnelles ; étant élevés dans un milieu presque totalement dépourvu de vie spirituelle, ils sont d'une incompétence scandaleuse quand ils parlent du christianisme qui est tout nourri de vie spirituelle. »
Platon et Montesquieu