‹ La forêt des CippesChapitre 131 sur 181 · tome I, page · texte numérisé non relu

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Il ne gardait pas ses manuscrits. Il avait plaisir à les déchirer.

Je suppose qu'il n'entendait pas devenir prisonnier de son papier noirci. Il voulait demeurer libre, léger, et ne respirer que l'action. Rien ne resterait donc de sa main, que celles de ses lettres qu'on aura gardées, si je ne lui avais demandé de me faire don de ses manuscrits lorsqu'il commença de rédiger sa chronique dramatique de l'Action Française. J'ai pu sauver pareillement le manuscrit du Culte embarrassant ' et plusieurs des essais de critique dramatique qu'il donna à l'Action Française mensuelle en 1^1} 2.

Il existe ainsi six cents grandes pages environ de papier blanc^ couvertes de sa haute écriture au trait mince et ferme.

J'ai préféré ne pas tenir compte des différences que ces manuscrits présentent avec les textes imprimés, source du présent recueil. Mon ami corrigeait beaucoup, toujours à bon escient et il a toujours vu très soigneusement ses épreuves ; d'autre part, à l'Action Française comme à la Revue Critique, il écrivait en toute liberté. Dans ces conditions, il n'y avait qu'à suivre fidèlement sa dernière version. Il m'est seulement arrivé parfois d'y reprendre un lapsus

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