partie technique
Le sylviculteur est celui qui s'occupe de la p: technique de l'entreprise, vi: la production d récolte ou du produit.
La partie technique se subdivise en plusi branches dont les principales sont :
La sylviculture, l'exploitation forestière, la tection de la forêt. La sylviculture est une part
l'arboriculture. La protection de la forêt est l’a
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À Le sylviculteur doit voir à assurer la continuité + des conditions favorables afin d'assurer aussi la conti-
À inité de la récolte. L'administrateur d'une forêt qui
À compte sur un revenu peut souvent se {rouver ei dés-
À accord avec le sylviculteur, l'intérêt de la caisse ne
À répondant pas à l'idéal du sylviculteur.
: Une récolte de bois diffère d’une récolte agricole,
“ surtout en ce que plusieurs années doivent s'écouler
À avant qu'elle puisse se faire. Si l'agriculteur commet
% vne erreur dans ses semailles, une année, il peut ré- A parer cette erreur, l'année suivante; tandis que le “A jorestier ne peut jamais réparer aucune telle erreur avant la récolte suivante. Par conséquent, il faut donc Aauc le sylviculteur fasse une étude plus minutieuse ie l'histoire naturelle de son produit que n'a besoin d'en faire l'agriculteur. Il doit apporter plus de circonspection dans son plan de culture, de manière que sa récolte puisse venir à se suffire d'elle-même.
à Le sylviculteur, comme on l'a remarqué ci-dessus, “oit choisir, entre les trois cents à cinq cents espèces A'arbres qui se présentent naturellement chez nous, eux qu'il aura à faire croître. Il doit cultiver les harictés qui sont raisonnablement sûres de trouver
Anarché à leur maturité.
4 On peut diviser ces cinq cents vari £s en celles ui sont utiles et en celles qui ne sont que des “ mau- Auises plantes sylvestres ” (weeds).
u’est-ce qu’une mauvaise herbe? C’est unc plante dont on n’a pas encore trouvé l’usage.
Pour faire le choix de ces variétés que nous aurons à reproduire, nous devons connaître la valeur relative des diverses espèces établies. Un coup d'œil aux rapports du marché nous fait voir que pas plus de soixante-dix de ces cinq cents espèces sont mises en usage et vendues. Cependant, des changements se produiront. Certaines espèces cesseront d'être em ployées, et d’autres espèces qui …ne sont pas actuelle. ment en usage, les remplaceront. On peut citer le cas de la pruche comme exemple. Le sylviculteut doit donc prévoir l'avenir. Une chose dont nou: sommes assez sûrs, c’est que le bois de constructior dont on consomme actuellement la plus grande quan tité trouvera certainement marché dans l'avenir. Dan cette dernière classe nous pouvons mettre les conifère et surtout le pin blanc qui fournit le principal appoin de notre bois de charpente.
Nous devons aussi adapter nos arbres aux cond: tions climatériques du pays, et comme ils offrent pe de chance à l’acclimatation, il s'ensuit que Îles espèce indigènes sont pour la plupart préférables Le choi
du sol doit aussi être pris en considératic : * : bre dépendent moins des éléments minéra. « 5 CO!
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nons le meilleur sol à l’agriculteur. Cepenuant, l'ea est l'important facteur, et le sylviculteur essaie s'assurer des conditions favorables sous ce rapport,
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D'autres considérations influent également sur ses opérations, telle que la conservation du sol et de l'humidité, qui est l’'appoint le plus essentie! qu'offre le sol à la végétation de l'arbre, et ce qui exige que le sol soit ombragé.
En effet, il n'y a rien que le forestier ne surveille avec autant d'attention, après l'exposition de la tête de l'arbre à la lumière, que les conditions du sol: Un sol débarrassé des inauvaises herbes et de gazon et recouvert d’une épaisse litière de feuilles et de brindilles en décomposition, et si cette couverture qui est la meilleure pour conserver l'humidité fait défaut, un taillis d’arbrisseaux qui demandent moins d'eau que les mauvaises herbes et le gazon, telle doit être une bonne couverture du sol forestier.
En résumé, il paraîtrait, d'après l'étude que nous avons faite de la crue de l'arbre et du développement de la forêt, que toutes les opérations sylvicoles pour une forêt qui n’est plus à établir se réduisent à une seule, savoir : une bonne distribution de la lumière, ce qui s’obtient par un usage judicieux de la hache.
Examinons, maintenant, le meilleur moyen d’établir une forêt. Un établissement mixte est le meilleur à tous égards, mais il demande plus d'habileté dans son aménagement. Dans une forêt mixte, nous pouvons faire une combinaison des variétés tolérantes et des intolérantes, des variétés à racines plongeantes et celles aux racines latérales, mettant ainsi à profit tout l’espace disponible tant pour les racines que pour le feuillage. Cette disposition est aussi une
protection contre les insectes, le feu, le vent, la neige et autres agents destructeur», ‘, de plus, cette plantation fournit un produit varié.
Il y a deux manières de commencer ne récolte : le reboisement artificiel et la régénération naturelle, que l'on obtient en faisant bon usage de la hache. En moissonnant la vieille recolte, la nouvelle récolte peut être reproduite.
La plupart de nos arbres à feuillage annuel feront des rejetons et ceux-ci remplaceront leurs devariciers par une végétation en taillis, composée de ces rejetuns sortant des souches. Cette méthode la plus simple et la plus imparfaite de reproduction qui résulte naturellement lorsque les vieux bois francs sont coupés, ne peut s'appliquer qu'aux arbres à larges feuilles, capables de produire ainsi des pousses impor tantes. Les différentes espèces possèdent à différent: degrés la facult* de bouturer, et elles la perdent tou tes plus ou moins dans Île vieil âge; surtout, après des moissons répétées, les vieilles souches deviennen épuisées et meurent, de sorte que la forêt est porté à se détériorer dans sa composition aussi bien qu dans sa densité, à moins que la reproduction par | semis ne lui donne un sai nouveatt. Ainsi, dans | Pensylvanie, où le système te fournir du charbon d bois pour les fonderies a été en vogue pendant u siècie et plus, les chênes blancs et les noyers à grande valeur ont été débordés par le chataignier qi émet plus de boutures qu'eux.
Un autre désavantage qu'offre ce système d taillis à l'aide duquel les bois d'arbres à feuillage a:
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Angleterre et les Etats du littoral de l Atlantique, c'est que les boutures se eveloppent, ilest vrai, plus vite que les jeunes arbres de semis en commençant, mais elles diminuent bientôt dans leur croissance, sont devancées et ne peuvent fournir que du bois de petites dimensions et du boï: le chauffage. Donc, le taillis n'est utile que pour certaines fins, et l'on ne peut compter là-dessus pour répondre aux besoi:s du marché de grands bois,
La dépression qui fait suite à l’application ec nue du système du taillis se fait mieux remarque :" Italie et en certaines parties de la France où le bois de « vice est presque inconnu, et où les fagots de petit bois de chauffage constituent un article précieux.
Toutes les autres méthodes de régénération, tant artificielles que naturi:lles, dép ndent finalement de l'usage de la graine. Afin de reproduire les arbres avec quelque chance de succès, le sylviculteur doit s'assurer d’une bonne semence, d'un bon lit d'ensemencement, d’une bonne exposition à la lumière et d'une bonne protection pour ses semis. Le choix de L. méthode dépend de considérati ns finan ‘ères autant que sylvicoles.
Pour les forêts protectrices et les forêts d'ornement, où la nécessité d''1e couverture constante äu sol peut être irmérieuse, les méthodes d'après Îesquelles le vieux bois est très lentement éliminé et remplacé par du bois nouveau s'imposent, même si les résultats au point de vue des finances et de la
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sylviculture rendaient l'application d'autres méthodes désirables.
Pour les forêts d'exploitation, il faut choisir la méthode la moins dispendieuse qui assure des résultats proportionnels désirables dans la récolte. Cela doit varier selon les conditions locales, telles que le climat, le sol, les espèces, le coût de la plantation et de la coupe.
Le procédé du défrichement suivi du reboisement artificiel nécessite pour celui-ci une sortie de capital d'année en année ; les méthodes de déboisement graduel avec l’ensemencement naturel font éviter cette dépense, c’est certain, mais puisque, pour avoir la même quantité de bois à récolter, il faut dépouiller un plus grand territoire, elles font encourir en commençant une forte mise de capital pour les moyens de transport qui doivent être maintenus durant toutes les années du déblaiement, et elles occasionnent aussi autrement de plus grandes dépenses, dans la récolte, que la coupe restreinte d’après le système du défrichement qui peut se faire sur des chemins temporaires.
Plus de 80 pour cent des forêts de l'Allemagne sont administrées d’après un système de défrichement et des systèmes de déblayement rapides, et seulement que 20 pour cent d’après les systèmes de déblayement lents et autres.
Là où, dans nos forêts, on a trié et enlevé les essences de prix et où les arbres de rebut sont restés en possession du sol, il est évident qu'aucune méthode de régénération ne rétablira les meilleures espèces ; elles doivent être restaurées par des moyens artificiels.
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Ces méthodes lentes de déboisement consistent à ouvrir de petits espaces ou d'étroites allées, de manière à préparer le sol et laisser pénétrer assez de lumière pour faire germer les graines qui tombent des arbres restés debout.
Les arbres ne font des graines que périodiquement: par exemple, le pin blanc ne fait des graines que tous les trois ou cinq ans, et il nous faut savoir quand l'année de la graine doit arriver. Quelques espèces ont des graines chaque année, et si elles ne sont pas à désirer, il faut les couper pour s’en débarrasser,
Dans nos bois primitifs, le terrain d’ensemencement laisse souvent à désirer. Il faut que la litière soit décomposée pour faire un bon lit d'ensemencement, de manière que les radicelles si ténues de la graine puissent atteindre le sol minéral. Quelques espèces exigent plus de lumière que d’autres dans leur jeunesse, et par conséquent, les vieux arbres dont elles proviennent doivent être enlevés plus où moins promptement.
L'une des méthodes les plus simples de régénération est celle de l’allée. Elle consiste à abattre une rangée d'arbres sur le terrain afin de permettre au vent de transporter dans ce découvert les graines des arbres encore debout. Une autre allée est faite l'année suivante et ainsi de suite. Une autre méthode imparfaite est une amélioration cependant sur celle du bûcheron qui consiste à couper de vieux arbres ici et là et donner ainsi de la lumière à la jeune génération volontaire: la méthode dite de “sélection”. A la vérité, le bûcheron ne choisit que les arbres dont il
peut faire usage, tandis que le sylviculteur travaille en vue de la nouvelle récolte, i. e. il coupe au plus grand avantage de la jeune récolte. La meilleure méthode, là où elle est praticable, consiste à enlever graduellement mais plus rapidement toute la vieille forêt, afin que la nouvelle puisse trouver un champ déblayé pour s’y établir.
Avec cette méthode d'établissement dite ‘en pépinière”, il faut faire attention aux périodes de la coupe. Une coupe préparatoire assure une meilleure production de graines et aussi un meilleur terrain pour recevoir la graine et une meilleure exposition à la lumière; la coupe suivante est faite pour assurer la production complète de la graine; elle est suivie de deux ou plusieurs coupes de déblayement, à mesure que le demande la jeune végétation ; jusqu’à ce que finalement, en trois à vingt ans, toute la forêt soit enlevée. :
En Allemagne, plus de 50 pour eent de la reproduction se fait par des moyens artificiels, et l’on trouve que cette méthode est la plus satisfaisante. Après la production de la récolte, il y a encore une chance de l'améliorer en accélérant son développement. Il est possible d'augmenter la production du double ou du triple en usant judicieusement de la hache.
Comme dans les méthodes naturelles la hache est le seul outil que l’on emploie pour assurer la ré. génération des bois, de même la hache est le seul ou til dont on a à se servir pour cultiver la nouvelle forêt cette culture consistant à enlever avec discernement le surplus d'arbres en faisant ce que l’on appelle des
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‘’sarclages ”, ce qui a pour effet d'augmenter la quantité et la qualité du bois. Pour bien comprendre cela, il faut savoir que les arbres font du bois par l'action du feuillage sous l'influence de la lumière.
Pour cette raison un arbre qui a beaucoup de feuillage et qui jouit d’une bonne exposition à la lumière doit faire beaucoup de bois. Ces conditions se rencontrent lorsque l'arbre peut croître dans un découvert, comme dans un parterre, sans voisins trop proches qui lui intercepteraient de la lumière,
Mais les arbres qui se trouvent dans ces conditions font surtout des manches, le feuillage se développant aux dépens du tronc, qui reste court, plus ou moins conique, de peu d'usage au point de vue commercial ou technique, si ce n’est comme bois de chauffage. Quand le tronc est scié en planches, chaque branche constitue une défectuosité que l'on appelle nœud, ce qui rend ce bois impropre à être employé dans la meilleure classe d'ouvrage, et ainsi, bien que la quantité totale de bois se trouve augmentée par son exposition en plein vent, elle l’est au détriment de la qualité.
Le but du forestier, cependant, n’est pas simplement de faire croître du bois, mais de produire du bois d’une forme et d’une qualité qui puissent le rendre utile à l’industrie. Pour lui, l'arbre idéal est un arbre long, cylindrique, au tronc sans branches, portant haut son feuillage, et qui, lorsqu'il sera abattu, produira la plus grande quantité de bois sans nœuds, d’une fibre droite et dounant le :noins de rebuts ou de bois de chauffage.
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I1 doit donc avoir pour objectif de placer ses arbres de manière que la plus grande quantité possible de bois soit produite et qu’elle se trouve encore sous la forme la plus utilisable.
Si les arbres sont places les uns près des autres. et si chacun d’eux intercepte la lumière de côté à se: voisins, cela empêche la formation des branches, ot les branches qui se seront formées, se trouvant mise: à l'ombre, perdent bientôt leur vitalité, meurent € finalement tombent, laissant le troi.c uni, et si cela si faisait avant que les branches eussent atteint un grosseur trop considérable, la quantité de bois san nœuds serait augmentée.
Mais encore une fois, si les arbres sont tenu trop serrés les uns contre les autres, si on laisse pou: ser trop d’arbres sur un acre de terrain, chacun d’eu ayant à sa disposition la plus petite quantité de feui lage et de lumière, la quantité de bois produite p: l’acre de terrain peut bien être au maximum de sc pouvoir producteur, mais elle se trouve distribui entre tant d'individus, que chacun se développe plus lentement et par conséquent n’atteint pas les « mensions utilisables dans le moins de temps.
Pour arriver à ses fins, produire à l’acre la pl grande quantité possible de bois le plus utile, dans
moins de temps, le forestier doit savoir quel nomb d'arbres il faut laisser croître pour balancer les ava tages et les désavantages des deux positions, à ct vert et à découvert.
Ce nombre diffère non-seulement d'apres les pèces qui composent Sa récolte, mais aussi s “on
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Certains arbres ayant une endurance considérable à l'ombre, tels que le hêtre, l’érable à sucre et l'épinette, peuvent permettre qu'on les place en plus grand nombre à l’acre que les chênes et les pins qui demandent plus de lumière; sur des terrains plus riches un moins grand nombre de sujets produira des résultats satisfaisants, tandis que sur des terrains plus secs il faudra garder à l’acre plus d'individus. Savoir quel nombre d’arbres à l’acre il convient de laisser croître, à différents âges, est une question des plus difficiles à résoudre, sur laquelle les experts diffèrent beaucoup.
En général, cependant, le praticien a reconnu la nécessité de conserver la plantation drue pour les premiers vingt à trente ans de la jeune récolte, en sacrifiant à la qualité et à la forme le développement au point de vue de la quantité. La plantation drue assure le tronc long, sans branches et cylindrique qui fournit un beau billot de sciage de la plus grande valeur. Puis, lorsque l’arbre a atteint la plus grandre proportion de développement en hauteur, une coupe plus ou moins considérable, pour éclaircir, est chose recommandée, afin d'obtenir le développement quantitatif, et ces coupes de “ sarclage” sont répétées périodiquement, afin de donner plus de lumière à mesure que les couronues de feuillage s’épaississent, et aussi pour tirer profit des arbres qui se laissent devancer dans cette production de bois.
Comme résultats de ces “ sarclages o ? éclaircissements judicieux, le développement du : te de la forêt peut devenir deux à quatre fois plus rapide, de
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gros arbres ayant plus de valeur se font en moins de temps, et, quand le bois d’une qualité inférieure qui a été enlevé dans les sarclages est vendable, on obtient en fin de compte un rendement total plus considérable à l’acre, car plusieurs des arbres enlevés et utilisés seraient morts, seraient tombés et auraient été détruits dans la lutte pour l'existence que commande la nature.
Dans l'administration forestière en Allemagne, la quantité utilisée du bois provenant des sarclages s'élève à vingt-cinq pour cent et plus du rendement final de la récolte.
Tandis que la forêt est en voie de se développer, il est, sans doute, nécessaire de la protéger contre dif: férentes sortes de dommages. Les seruis de certaines espèces sont exposés à souffrir de la gelée ou de Ï: sécheresse, ce que l'on peut éviter en les cultivant : l'abri de vieux arbres, en égouttant les endroits humi des, en donnant une chance à l'air frais de circuler ete, mesures préventives pour la plupart. Dans un prairie ou une plaine, on peut leur aider à résister : ces dommages en cultivant le terrain comme fait l’a griculteur, mais dans la vraie région forestière, | nature du terrain et les dépenses à encourir ne pe mettent pas d’user de ce moyen.
Les animaux et surtout les insectes sont SOuven nuisibles à la nouvelle récolte, et les insectes le so aussi aux vieux arbres en les dépouillant de leur feui lage. On peut encore obvier à ce dommage en grand partie par des mesures préventives.
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Voici comment plusieurs cours d'eau sont rendus inhabitables pour les poissons et impratiquables pour le flottage du bois—Amats de déchets en amont du moulin
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tes nuisibles vivent sur une espèce on au moins sur un genre d'arbres, les forêts mixtes résistent mieux à ce danger, vu que le nombre de plantes hospitalières se trouvent réduit et les arbres entremêlés empêchent le progrès et le développement du fléau.
Les coups de vent constituent un danger pour le vieux bois, spécialement pour les essences qui ont des racines super...elles, telles que l’épinette, ct pour les arbres occupant des terrains mous, les versants exposés ou les sommets de montagnes. Ici, il faut prendre soin de tenir les arbres suffisamment espacés, afin qu'ils puissent s’habituer à l'effort des vents dans une position plus découverte. De cette manière, ils sont portés à pousser un meilleur système de racines et à devenir plus solides au vent, tandis que dans une plantation rue leur fo'ce ne consiste que dans leur union avec leurs voisins.
Cependant le plus grand danger qui menace le produit sylvestre, c'est le feu, et la nrotection contre ce fléau importun, qui provient surtout de la négligence de l’homme, absorbe une grande partie de l'énergie du sylviculteur. Une bonne surveillance, mais surtout les mesures qu'indique la sylviculture, diminuent l’éminence du danger et le montant des dommages. La jeune récolte à l’état de semis et de buissons est complètement détruite, tandis que le vieux bois peut rester grillé sans beaucoup de dommage, ou sans dommage du tout.
Un plus grand dommage encore que la perte de la récolte, c'est la perte de la couverture du sol, de la litière et des débris végétaux qui sont l’engrais du
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sylviculteur. Cette perte peut devenir irréparabl dans les localités où une couche mince de sol min ral couvre seulement le roc, ei la Lossibilité d'établ: une nouvelle forêt peut être entièrement perdue. L danger de l'incendie au Canada, quoique beau ou diminué, est encore si grand, que dans plusieurs loc: lités il rend presque impossible l'industrie forestière car qui voudrait engager son argent et consacrer s0 énergie à l'exploitation d'une propriété qui est exp sée aux risques excessifs des incendies, grâce à l'al sence de lois suffisantes où au manque de surveillanc et d'appui moral de la part de la société dans leu application, à la négligence ou à la malice non répr mée des incendiaires, et aux conditions dans lesque les se trouve la colonisation du pays, qui empêcher que l'on puisse disposer économiquement des débr provenant des opérations de la coupe du bois.
La pratique de brûler en rartie et d'entasst les broussailles diminue nn peu le danger, mais peine en proportion des dépenses. Le remède le pli simple là où l'exploitation forestière doit être prat quée dans de telles conditions, c’est de faire un ne toyage complet ; c'est-à-dire d’abattre, de brûler les d bris et de replanter, ou bien, si l'on s’en tient à la rég: nération naturelle, c'est d'adopter le système € l'allée, quand il est encore possible de brûler compl tement les débris.
Le seul espoir ici, en l'absence d’un marché loc. payant pour le combustible provenant du produit inf rieur, c’est l'établissement d'usines chimiques pour convertir, sur une grande échelle, en charbon de boi
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reillance ans leur on réprilesquelipêchent s débris 'entasser , Mais à e le plus re prati- > un netr les déla régéème de comple-
ché local luit infcs pour le 1 de bois,
en acide acétique, en alcool de bois, et pour la fabrication d'autres choses utiles. De fait, l'application de la sylviculture, i. e. la production systématique des rérécoltes de bois, comme entreprise commerciale, dans nos terres à bois mal administrées et où l'on a fait
« un triage sur toute l'étendue du Canada, n'est encore
possible, dans la plupart des cas, que là où il y des moyens d'utiliser ce produit inférieur ; car les risques à courir de la part de l'incendie sont trop grands, ou
# encore la somme d'argent qu'il faudrait autrement
< dépenser pour faire place à la nouvelle récolte dépas-
La eregren
serait certainement une proportion raisonnable. Il n'y a que l’état ou des corporations impersonnelles qui peuvent trouver bon de faire une dépense d'argent aujourd’hui en vue de revenus adéquats dans un avenir éloigné.
La production de la récolte forestière, comme entreprise commerciale, la sylv':ulture, ne deviendra chose praticable et profitable dans ce pays que lorsqu'on aura obtenu une protection raisonnable des forêts, par l'exercice convenable des fonctions de l'état.
Tant que l’on n'aura pas obtenu cela, les pro-
+ prictaires de forêts continueront de les exploiter sans
beaucoup s'occuper de leur sort aprè- qu'ils en auront
réalisé la valeur actuelle, car ils ne sauraient assumer
les risques que comporte le danger de l'incendie. Avant de se mettre à appliquer les méthodes
{positives de la sylviculture, ils pourraient trouver leur
avantage à coup:r le bois de la forêt primitive avec
plus d'économie; ils pourraient constater qu'il est
4 plus profitable à la longue de ne pas faire un triage
aussi rigoureux, qu'il est avantageux de laisser plus de petit bois, i. e, de limiter le diamètre des arbre: qu'ils enlèvent, afin de pouvoir revenir plus tôt faire une deuxième coupe, et aussi d'éviter d’endommag: inutilement les jeunes pousses naturelles. Actuelle ment, la limite de la grosseur du bois à couper où ê ne pas couper est basée sur le calcul des profits 1m médiats à en retirer, et l'on ne tient compte en ci: d'aucune considération future, puisque le propriétair de forêt ne coupe pas son bois en vue de l'avenir, mai cherche à réaliser le plus grand profit actuel. Il *< garde la forêt comme une simple spéculation. Réduir son revenu actuel dans l'espoir d'un revenu futur «1 s'abstenant de couper tout ce qui peut avoir une valeu sur le marché, est la première chose à faire pour chan ger ce point de vue, en introduisant une idée de con tinuité et en traitant la forêt comme un placemen permanent.
On doit comprendre, cependant, que limiter | grosseur du bois à couper ou à ne pas couper ne doi pas avoir nécessairement grand effet quant au renot vellement de la récolte ; ce n’est pas de la sylvicultur C’est, absolument parlant, une mesure économiqu financière: car l’on peut prouver que cela paie mieu de laisser les arbres de petites dimensions faire plu de bois avant de les utiliser, ou autrement, c'est t moyen d'empêcher la coupe excessive d'une espt précieuse, afin qu’elle ne soit pas détruite trop 1 sage mesure à prendre quand l’on ne peut faire ur application systématique des méthodes positives de sylviculture.
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OUTES les sphères d'activité, les industries, les marchandises, les sources de richesse, d’une variété si grande, qui caractérisent la civilisation moderne et donnent de l'emploi à des millions de personnes ont plus ou moins directement pour origine cette source primordiale
4 de richesse et de confort, que dis-je, de vie même, la
Aterre.
Et immédiatement après la terre vient l'eau: ‘L'eau est ce qu’il y a de meilleur”, chantait Pindare, chez les Grecs.
Mais sans la terre pour en tirer usage, l’eau aurait 4 peu d'importance. Et cependant encore, la terre sans eau, pour entretenir la production des plantes utiles, serait un trésor vide, car c’est l’eau qui rend le sol utilisable. L'eau et la terre sont si intimement associées que l'on ne peut les séparer l’une de l’autre. Absolument comme dans un composé chimique, des éléments incrtes ou séparément inutiles ou nuisibles se com- Æbinent pour former des corps actifs des plus importants
PT
et des plus bienfaisants, ainsi la terre et l’eau se donnent de la valeur, l’une à l’autre, en se combinant.
Ainsi donc, la terre et l’eau sont le plus riche trésor de l’homme, et s’il savait raisonner, il en prendrait soin plus que de toute autre source de richesse matérielle et en userait avec discrétion; cependait, dans tous les pays et Gans tous les temps, l'homme s'est montré insoucieux et prodigue de ces deux sources importantes de son bien-être. Il les a gaspillées, il les a laissées se dissiper, s'échapper ou détruire, semblant ignorer complètement leur importance; des peuples entiers se sont trouvés appauvris, pratiquement effacés de la terre pour avoir simplement méconnu l'importance ou abusé de ces sources prin: rdiales de richesse et pour avoir ignoré * quelles conditions et par quels moyens l'on peut « .ribuer à leur con servation.
“ L'homme passe sur la terre et laisse le désert derrière lui. Précisément, cette partie de la surface terrestre qui, vers le commencement de l’ère chrétien: ne, jouissait de la plus grande supériorité de sol et de climat, est aujourd’hui complètement épuisée,” dit Geo. P. Marsh, dans son ouvrage classique, * La terre telle que l’homme l’a faite ”.—"*Un territoire qui dans les siècles passés soutenait une population à peine inférieure à celle de tout le monde chrétien. accuse aujourd’hui une désolation presque aussi Com: plète que celle des :egions lunaires. ?”
Et cette destruction des conditions favorables &k la nature n’est pas limitée à cette partie de la terr ni à cette époque. Nous pouvons la signaler sur tout
se donant.
s riche n prenichesse endant, homme [X SOUTpillées, étruire, ce; des ratiquerécon- 4 rdiales iditions ur Cotn-
e désert surface hrétiene sol et uisée, ” te, ‘ La erritoire pulation
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