‹ La forêt [microforme]Chapitre 13 sur 23 · PEN NS · texte numérisé non relu

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le globe et à tous les âges, ne se propageant seulement qu’avec moins d'intensité et maintenant arrêtée ici et là par l’homme intelligent.

Il était réservé à notre âge, grâce au développement de l’histoire naturelle, de trouver et d'apprécier les causes de cette perte et de cette détérioration de nos grandes sources de richesses, et après en avoir trouvé les causes, de suggérer les moyens d'y remédier et de conjurer le mal pour l'avenir.

Nous n'avons apppris que dans nos temps modernes qu’il y a relation entre toutes choses, et que, par conséquent, nous ne pouvons enlever aux conditions complexes de la nature, Aétruire ou modifier une condition, sans affecter plus ou moins les autres.

Quant à ce qui a rapport au sol, nous avons appris que sa stabilité et sa fertilité ont un rapport des plus directs avec les conditions hydrologiques et la topographie. Mais un troisième facteur important qui entre dans le problème de la conservation du sol et de l’eau, c’est sa couverture. C’est À. Humbolt, le grand philosophe naturaliste, qui l’a peut-être énoncé de la manière la plus exacte, en disant dans son Cosmos ; “ Que l’homme parait donc insensé quand il détruit les forêts des montagnes, se privant ainsi à la fois et de bois et d'eau,” et il aurait pu ajouter : “et du sol aussi ”.

Ce n’est que récemment que l’on a compris d'une manière parfaite l’importance de la flore svlvestre sur la surface de la terre, non seulement en ce qu'elle fournit un produit des plus utiles à la civilisation, immédiatement après les produits alimentaires, mais

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au point de vue de son rappor* avec les conditions du sol et de l'irrigation naturelle.

Hier soir, nous avons appris comment les forêts se forment et changent d'aspect en vertu des lois de l’évolution, sans aucune immixion de l’homme.

Ce soir, nous nous proposons d'aborder l’histoire de la forêt à l’époque où l’homme entra en scène et devint un facteur dans l’évolution ultérieure de la végétation forestière.

L'histoire de la forêt a été la même dans toutes les parties du monde.

A l’époque du chasseur, —et ces époques ne sont pas fort éloignees les unes des autres, mais se presentent simultanément dans ‘‘érentes parties du monde —la forêt a servi de retraite au gibier tout en fr issant la petite quantité de combustible nécessaire.

Peut-être aussi en a-t-il été brûlé certaines parties avec soin pour faire disparaître les broussailles et faciliter la poursuite du gibier sans détruire l’abri.

Lorsque le chasseur se fit agriculteur, les parties se composant des meilleurs sols ont dû être défrichées et débarrassées de leur végétation forestière pour être transformées en champs et en pâturages, et Îla recherche croissante du bois pour la construction des hangars, des granges et des étables, et pour l'usage de la famille nécessita de nouvelles incursions dans la forêt voisine. Les feux allumés pour le défrichement des terres agricoles ont probablement plus d’une fois dépassé leurs limites, par suite de certaines

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Sur la rivière St-Maurice

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