‹ La forêt [microforme]Chapitre 16 sur 23 · DE · texte numérisé non relu

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l'avenir l'établissement d'un aménagement de rendement continu. Il n’y a que les gouvernements, les corporations perpétuelles ou les grands capitalistes qui peuvent faire les sacrifices nécessaires afin de préparer dès maintenant cet aménagement.

Pour obtenir les données d’après lesquelles l'état de la coupe devra être régle, il faut faire une inspection de la forêt, qui comprendra non seulement une inspection (géométrique) de la topographie et de l’étendue du terrain, pour en faire la subdivision, la description et l'administration régulière, mais encore un inventaire du stock en mains dans les différentes parties de la propriété, et qui fera constater la proportion d’accroissement des différentes plantations.

Après avoir défini L volitique générale de l’administration, en tenant bon compte des intérêts du propriétaire et des conditions du marché, général ou local; après avoir pris une décision sur le genre de sylviculture à faire, en comprenant le choix des principales espèces pour la récolte desquelles la forêt doit être maintenue, et sur les méthodes de traitements à suivre, en taillis ou haute futaie, d'après le système de l’abattis complet ou celui du remplacement graduel ou de la sélection, la question la plus importante et la plus difficile à résoudre est celle de la rotation, la détermination du temps qui doit s’écouler entre la production et la récolte, ou de l’âge normal auquel l’arbre doit être abattu, c’est-à-dire, de l’âge, ou autant que l’âge a quelque rapport avec la grosseur du diamètre, auquel il est désirable de laisser croître les arbres avant de les abattre.

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Il n’y a pas dans les récoltes forestières de maturité dans le sens de celle des récoltes agricoles : le bois ne mûrit pas naturellement, et même les arbres ne meurent pas d’une mort naturelle à un certain moment donné ; mais la mort chez eux est plutôt un dépérissement graduel, résultat d’un dommage extérieur, des attaques des insectes et des fongi. Les arbres meurent réellement pouce à pouce dans la plupart des cas, et il peut s'écouler des centaines d'années avant que le tronc soit tellement affaibli que son propre poids ou un coup de vent le fasse tomber.

La question de la maturité ou de l'âge auquel il faut couper l'arbre, chaque fois que la culture forestière n'est pas seulement qu’une question d'amusement, comme dans la forêt d'ornement, doit être décidée d’après des considérations économiquer.

I y a du vrai dans l’idée que l'âge auquel l'arbre peut être abattu doit se déterminer par un minimum de diamètre au-dessous duquel le bois n’est pas censé mûri. En effet, le forestier établit ses calculs de rotation en partie, du moins, sur la grosseur des arbres. Mais l’idée, souvent prônée, de fixer au propriétaire de forêt un minimum de diamètre au-dessous duquel il ne lui sera pas permis de couper ses arbres, nulle part et en aucun temps, non seulement ne peut se réclamer d'un contrôle raisonnable de l'Etat, mais encore trompe les fins économiques qu'implique la détermination de cette limite et fait complètement méconnaître la valeur de la restriction quant aux résultats attendus en sylviculture, la perpétuation des bois de prix.

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