‹ La forêt [microforme]Chapitre 22 sur 23 · LE · texte numérisé non relu

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le titre ‘d'ingénieur forestier ” aux gradués des écoles forestières, en plusieurs pays.

Ce en quoi l’industrie forestière diffère de toute autre entreprise commerciale, c’est la longueur du temps, car il faut cent ans et plus pour faire croître des arbres propres à l'usage de l'ingénieur, du constructeur et de l’architecte, Par conséquent, la piastre dépensée aujourd’hui au début doit revenir avec 7w/6rêt composé dans cent ans d'ici. Ce laps prolongé implique donc un plan préparé avec soin, économie et prévision. Ainsi, tout ce que le forestier fait doit être fait en vue de la permanence. Et ici encore le marchand de bois et le forestier diffèrent dans le but qu’ils poursuivent, et par conséquent par leurs méthodes. L'un traite sa propriété comme une spéculation, une prise de possession temporaire ; l’autre la traite comme un placement, et l'administration Permanente, la continuité de possession sont la base de ses opérations.

La première chose à faire en prenant possession d’une forêt est donc d’en faire l'examen, de l’inspecter, non seulement d’en définir les bornes, mais d’en examiner la topographie et la nature, de même que le contenu. L’inspection, l'examen à la fois des lignes et de la topographie, est chose requise d’un forestier compétent. Bien que cette première inspection puisse se faire par des arpenteurs réguliers, l’œuvre de l'administrateur forestier se développant et ayant besoin de s’accuser sur les cartes, on trouvera avantageux que cet administrateur puisse faire son propre arpentage, et par là se rendre aussi capa-

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ble de comprendre immédiatement les cartes topographiques. Ces inspections n'ayant pas pour objet la carte générale, mais des travaux de génie civil, doivent être faites avec plus de soin et sur une plus grande échelle qu'on n’a coutume de les faire pour des cartes ordinaires, “omme par exemple celles de l'exploration géologique.

La subdivision est chose nécessaire afin de pouvoir procéder plus systématiquement, Des coupe-feu, ou des allées défrichées pour la protection contre le feu doivent être tenues bien nettes.

La deuxième chose qui demande une connaissance du génie civil, c’est l'œuvre de localiser, tracer et Construire des cheinins et autres moyens de transport ; car dans l'administration d'une propriété en permanence, il est finalement de la plus grande importance qu'elle soit accessible en toutes ses parties. Avec le peu de développement qu'offre le pays, surtout en l'absence de marchés locaux, nous pouvons encore nous contenter d’un système minimum de voierie per- Manente, en y substituant des chemins et des moyens de transport temporaires, et en laissant aux génératons futures le soin de les développer davantage : mais les plans devraient être faits dès le début en vue de la permanence, quand même l'exécution en seraitelle retardée. La Construction de routes et de chemins de fer peu dispendieux mais suffisants est une chose, je le crains, que peu d'ingénieurs même connaissent bien. C’est une question qui intéresse beaucoup le forestier. La construction de ponts suffisants et sans G en coûte trop est une partie de l'œuvre de l'ingé-

nieur forestier. Ces moyens de transport sont, sans doute, nécessaires pour transporter la moisson, et il faut faire preuve de beaucoup d'adresse et de connaissarces pour manier économiquement ce produit encombrant,

Donc, la première chose que doit faire un forestier en commençant l’administratica d'une propriété forestière, c'est de pourvoir aux moyens peu dispendieux et suffisants de transport pour une récolte encombrante dont une grande partie a peu de valeur, et, si c’est possible, d'aménager cette récolte de manière qu'elle puisse se faire graduellement et continuellement, en coupant du bois sur la même étendue pendant un certain nombre d'années.

Ici, dans la moisson, le bûcheron et le forestier ont des intérêts qui se ressemblent, mais qui ne sont pas identiques cependant, car le bûcheron n’est pas tenu de faire la coupe sur la même étendue graduellement et continuellement, d'enlever le bois de corde, les mauvais arbres et les débris, de s'occuper de la végétation nouvelle. Néanmoins, le forestier doit naturellement imiter beaucoup le bûcheron, et faire usage des connaissances mécaniques acquises dans la confection des billots.

Selon la grandeur et la situation de sa propriété, et selon le capital d'exploitation dont il peut disposer, il aura recours aux anciennes méthodes de faire la coupe du bois, en faisant traîner les billots par des chevaux et des muies jusqu'aux chemins de hâlage ou de traînage et en les transportant sur des chariots ou des traîneaux sur des chemins de glace jusqu'aux

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débarcadères : ou bien en faisant usage des glissoires à bois et des CANAUX, pour amener le bois soit aux rivières qu'il peut êt.e obligé d'indiguer et de régulariser dans leur cours afin de flotter et conduire les bois

mous, soit aux chemins de fer, s’il s'agit de bois durs, Ou bien encore, il peut se s

des billots, de machines chemins de fer à vapeur.

Que le transport se fasse par voie ferrée ou par Eau, en traîneaux ou en wagons, la localisation des chemins est une des parties les plus importantes de la Coupe des billots. Que ce soient des chemins d’hiver temporaires ou des chemins Permanents d'été dont on Se serve, un réseau bien dessiné de chemins principaux avec leurs embranchements doit être tracé sur le terrain, La question de la localisation des chemins

nte en Allemagne, au point de vue financier, que l’on affecte tout d’abord un

ervir pour le maniement à vapeur se rattachant aux

mprend que des chemins temporaires,

Dans les opérations de la coupe, telle qu’elle se fait Maintenant, on a constamment recours aux machines et aux méthodes mécaniques.

Même le seul travail d’abattre des arbres tels que les grands pins de l’ouest, est une Opération de génie civil qui demande Je plus d’habileté et de jugement. Le long fût doit tomber de manière à éviter les arbres environnants, sans détruire Sa propre valeur ni celle des autres en les écrasant ou en les renversant, Le traînage se fait maintenant dans certaines forêts au

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moyen d'une machine à vapeur et d'un câble métallique. Ces méthodes de traînage à la vapeur, d'abord employées avec succès pour les cyprès des marais du sud, puis dans les montagnes de la côte du Pacifique, pour la coupe des pins et des sapins gigantesques, promettent de remplacer lefcheval et la mule d’'autrefois partout où des masses assez considérables, surtout de bois francs, doivent être transformées en bois de service, et où l’on peut profiter des chemins de fer pour sortir la récolte de bois de la forêt et l’apporter à la scierie.

La machine à vapeur actuelle dont M. J. H.

Dickinson a fait le premier la suggestion, comprend un treuil à vapeur stationnaire qui tire les billots sur une distance plus ou moins longue jusqu'aux chars, au moyen de câbles métalliques qui s'enroulent sur des tambours ; les câbles étant placés de différentes manières selon la disposition du terrain. Un des appareils les plus utiles est le bec ou cône en acier (brevet Baptiste) qui saisit automatiquement le billot quand le câble se raidit et l’entraîne pardessus les souches, les roches et autres embarras.

Quatre méthodes de trainage à la vapeur sont actuellement en usage. La plus simple, applicable aux terrains plats, consiste à traîner les billots sur le sol et à les rassembler aux chars au moyen d’un treuil à vapeur et d'un tambour, un cheval rapportant le câble avec un croc de prise ou des pinces. Le chargement se fait avec un câble et un tambour distincts.

La distance à laquelle peut se faire ce traînage dépend, sans doute, de la longueur du câble que l’on

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