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Peut pratiquement enrouler autour du tambour ou des tambours et que le cheval doit reporter. Ordinairement, ce câble n’a pas plus que 800 à 1,500 pieds, et la machine peut faire 150 à 250 hâlages par jour, le, coût moyen avec une équipe de onze hommes et de trois mules étant d'environ $24.00 par jour, et le rendement, sans doute, dépendant de la nature du bois et de la grosseur des billots, ce qui détermine le nombre de pieds sortis dans chaque tirage,
Quand le terrain est moins plat, d’un contour plus difficile, et 1à où il est préférable de renvoyer le câble et le crochet automatiquement, on peut employer le Système du câble lâche : un câble métallique est tendu de la tête d'un arbre, près de la machine, à aller à une souche dans le bois, sur lequel circule un clrariot (modèle Miller) avec une poulie spéciale (modèle Butler), au moyen de laquelle fonctionne le câble de trainage avec le croc qui peuvent s'avancer de côté. Un câble de retour s’enroulant sur un tambour spécial de la machine, ramène le chariot et les pinces au bois où des hommes préposés à cette fin tirent le câble lâche et attachent les pinces aux billots qui gisent le
lo1 © “‘gne à des distances plus où moins grandes. “argement sur les chars se fait an moyen d'" pécial de tambours et de cordages. Pour
eme, er d'une manière satisfaisante ce système qui peut s’étendre à une plus grande distance que le Système du traînage, il faut que le terrain soit passablement libre de rochers et d’obstructions. Selon les conditions et les distances, il peut être fait de So à 126 hâlages dans une journée. Une récente amélioration
permet de faire usage d'un certain nombre de lignes annexes travaillant simultanément, ce qui augme Le de beaucoup l'efficacité du travail. Sans cela, il faut que des chevaux ou des mules rassemblent les billots à proximité de la ligne de hâlage.
Dans les marais à cyprès, où cette méthode est en grand usage, la machine est placée sur un grand chaland qui circule dans des canaux creusés pour le flottage des billots. Ici la distance à laquelle la hâleuse mécanique peut s'opérer est de 2500 à 4000 pieds, les billots pesants, tirés à raison de 500 à 600 pieds à la minute, se frayant un passage au travers du bois avec un bruit de tonnerre. Ce bateau de hâlage peut amener dans l’eau 30,000 à 50,000 pieds de bois par jeur. Dans les districts plus montagneux où l’on doit faire le bois dans des vallées et des criques étroites, entre des versants escarpés, le système de rassemblement des billots trouve son avantage, Un câble est tendu d'un versant à l’autre, en travers de la voie ferrée dans la vallée, et les billots sont rassemblés sur la ligne au moyen du câble et du chariot de hâlage. La distance à laquelle peut opérer cet appareil, dépendant quelque peu du degré de la pente neut être jusqu’à 1000 pieds, et l’on peut alors faire de 20 à 150 hâlages dans une journée.
Avec les “eux derniers systèmes, le hâlage de bas en laut d’une côte est assurément aussi facile ou même plus facile que le hâlage de haut en bas. Selon les conditions, l’un ou l'autre de ces systèmes, ou une combinaison de ces systèmes, ou une combinaison du hâlage par cheval et à la vapeur ou un sys-
tème de relais avec plusieurs machines à vapeur placées à la suite l'une de l’autre et atteignant de grandes distances, peut donner les meilleurs résultats.
Le premier chemin de fer à vapeur pour la sortie du bois fut construit au Michigan en 1876 par M. W. S. Gerrish ; celui-ci fut za'i4 d'écervelé à cause de son innovation qui, cependant, fut un succès. Dix ans plus tard, il y avait plusieurs de ces “ chemins à bois ” de 23 et même 45 milles de longueur, formant en tout une longueur de plus de trois mille milles, plus de 720 milles dans le Michigan seulement, Mainte. nant le chemin de fer pour la sortie du bois est deve. nu d'un usage si général que l'on en peut évaluer le Millage à plus de 25,000 milles.
Jusqu'à présent, trois sortes différentes de che. mins de fer à billots sont en usage, Le chemin à lisses de bois rond, le tramway à lisses de bois scié avec Où Sans armature en lames de fer ou lisses de fer plat, et le chemin de rails de fer ou d'acier en forme de T. Chaque rhemin a ses mérites et ses désavantages particuliers dans certaines situations données, quoique le chemin régulier à rails d'acier en forme de T, tout bien considéré, semble avoir obtenu le plus de vogue.
Dans la for“: du Collège Cornell, l'on a mis en usage des rails cier de 40 Ibs, à la largeur règlementaire, sur les petits tronçons, et des rails de 46 1bs sur le chemin principal, avec une locomotive de 27 tonnes.
La construction économique des chemins pour sortir le bois, destinés à ne satisfaire qu'un besoin
temporaire, est un des problèmes d'administration et de génie civil qui intéresse de plus en pius les exploiteurs de forêts, et même, dans une plus grande mesu. re, les forestiers qui sont forcés de faire une plus grande économie, puisque les marges de leur commerce sont, at moins pour un temps, nécessairement plus restreintes. Dans la construction de ces chemins, il faut éviter autant que possible les coupes et les remblais ou remplissages, tandis qu'il faut nécessairement ne pas épargner les montées raides, les courbes nombreuses et brusques, et il faut prendre un grand soin de compenser par l’économie dans le coût de la première construction les pertes à encourir dans l'entretien et l’exploitation, comme aucun ingénieur n'est appelé à le faire en construisant des chemins de fer ordinaires. Il est évident que pour avoir des chemins à bois les moins dispendieux, le principal efforc à faire doit être dans la localisation du chemin, car elle influence non seulement le coût de construction, mais celui de son exploitation. (Cela se détermine moins par des règles que par le tact et le savoir-faire de l’ingénieur.
Là où le bois est à bon marché et disponible, on conseille souvent de se servir de billots imparfaits ou sans valeur marchande, en guise de terrassement, ou de faire un lit de broussailles et de déchets pour traverser les marais, et autres moyens qui ne seraient pas rec nmandables pour les grandes lignes.
En Europe, les tramways mobiles et les chemins à câbles mét-"".ues sont très employés, —le plus long a ciuq muies,— dans les Alpes. Ces tramways
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mobiles, c'est-à-dire déplaçables, s’emploient quelque: fois en se rattachant à des chemins plus permanents, deux rails fixés à des traverses d'acier, Ces sections, d’une longueur de dix à quinze pieds, avec des rails de 10-24 Ibs, pesant 75,100 Ibs, s’accrochent à la suite les unes des autres. Le modèle le plus nouveau a été inventé par un forestier, et ne comporte pas de rails. La glissoire à bois, avec ou sans eau, est une invention bien connue dans les régions montagneuses ou accidentées où il y a de l’eau. Un appareil semblable dans les Sierra Nevada est un plan incliné de 4000 pieds de longueur commandant une chute de 1400 pieds. Il y passe dix mille cordes par jour.
Enfin, il faut choisir avec circonspection les endroits où le bois doit être réuni et les termini, afin de pouvoir prendre soin de ce produit, en disposer au meilleur marché, ce qui pour le bois de corde même encore plus que pour les billots dépend de la nature des embarcadères.
On emploie d’une manière très générale maintenant des chargeurs à la vapeur: des treuils avec des câbles de hâlage s’enroulant sur des tambours et qui vont cueillir les billots le long de la voie, On a recours à plusieurs moyens pour faciliter le passage des chars et pour placer le chargeur par rapport aux chars et aux embarcadères. ;
Avec le chargeur Barnhart et avec le “ À meri. can Loader”, cela se fait au moyen de rails placés sur les chars, sur lesquels le chargeur lui-même circule, se déplaçant de lui-même au besoin; celui-ci sur deux courtes sections de rails portatifs, les autres
sur la voie permanente. Un semblable chargeur du modèle Barnhart, comme celui de la forêt du Collège, ramassera et chargera de 600 à 800 billots par jour, les billots se trouvant atterris à moins de cent pieds environ de la voie. 11 peut tourner sur un pivot dans toutes les directions et dans ce cas la disposition de l’embarcadère est de peu d'importance,
Avec le chargeur Decker, on débarrasse la voie pour amener les chars vides au chargeur en faisant passer ceux-ci pardessous, sur une section de ligne à trois rails qui s'élève de la voie principale et passe dans l’étage inférieur du chargeur.
En sylviculture, quand il faut prendre en considération la jeune végétation, il sera nécessaire de modifier les méthodes à employer. Cependant, elles sont directement applicables quand il faut pratiquer le déboisement et le reboisement artificiel, ou quand on a recours au système de l’allée, qui consiste à abattre les arbres en files ou en allées et assurer leur reproduction par les semences provenant des vieux arbres voisins qui sont restés debout. Lorsque la profession du forestier aura été bien reconnue et accréditée au Canada, nous pourrons espérer qu’il saura développer ces méthodes d'exploitation pour répondre aux besoins additionnels de la sylviculture.
Et puis, dans le génie mécanique, il y a encore un vaste champ à parcourir, et son développement aidera au forestier. Nous en sommes encore à l’emploi de la force brutale pour abattre les arbres, pour les scier en billots ainsi que pour couper et fendre le bois de corde. Les essais pour appliquer la vapeur ou
la force électrique à l'abattage des arbres n’ont pu jusqu’à présent faire trouver une méthode pratique. On fait actuellement l'essai de machines à couper le bois de corde, mais jusqu’à présent elles ne paraissent utilisables que dans des conditions tout à fait spéciales qui ne peuvent se rencontrer que rarement.
Dans une direction toute différente sont réclamées les connaissances et l’habileté de l'ingénieur, et une branche spéciale de “ génie forestier ” a trouvé son champ d'activité dans la réformation et le reboisement de dunes de sable et des flancs dénudés de montagnes. Ce sont surtout les forestiers français qui s’y sont adonnés, le gouvernement français ayant dépensé plusieurs millions de piastres pour couvrir les terres et les dunes de la Gascogne, et pour sauvegarder les chaînes de montagnes du sud contre l’action des torrents causés par le déboisement. Ce génie forestier se pratique maintenant dans tous les pays où l’industrie forestière est en vogue et où l’on a reconnu la nécessité de cette œuvre. La fixation des dunes de sable a été aussi commencée aux Etats-Unis par les Commissaires du havre de Massachusetts, au Cap Code et ailleurs. C’est une opération bien simple, qui consiste d’abord à fixer le sable par des moyens mécaniques, des clôtures et des buissons, ou une couverture en gazon, et à entraver ou briser la force du vent en lui opposant une dume dont on aura artificiel. lement favorisé la formation. Et puis, alors on a recours aux herbages et aux plantes à racines plongeantes et à racines rampantes pour agréger le sable, et
finalement, la végétation sylvestre peut y être établie pour donner une protection permanente.
Sur les versants dénudés des montagnes, c'est encore le travail mécanique d'arrêter le mouvement des eaux et du sol qui doit précéder l'œuvre du forestier. Ce travail doit commencer au sommet des montagnes, là où les eaux réunissent leur vitesse acquise pour former des torrents qui entraînent la terre et les débris dans la plaine. Au moyen d'ouvrages en fascines, de murs de revêtement et de soutènement, les eaux sont obstruées dans leur descente directe, et leur saut violent du haut des falaises abruptes se change en une chute douce, lorsque les réservoirs en arrière des barrages sont remplis de débris et de terre. Puis, lorsque les eaux ont été soumises à un cours convenable et que le charriage de terre est arrêté, en mettant une couverture de gazon ou en semant des graminées ou des herbages, on rétablit la prairie sur les versants adoucis, tandis que sur ceux qui sont plus abrupts on fait une plantation d’arbres, et l’équilibre des forces de la nature que l’homme avait détruit à son propre détriment, par la dévastation inconsidérée des forêts des montagnes, sera graduellement rétabli.
Ces coups d'œil sur les problèmes de génie civil qui se présentent au forestier, suffiront pour justifier la prétention qu’il faut à celui-ci, dans une grande mesu.e, les connaissances et le sens du génie civil, qui Cevront s’exercer dans des conditions où il n’est pas toujours possible d'employer un ingénieur.
Bien que pour les constructions principales, il peut être à propos d'appeler un ingénieur au moins en
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consultation, dans les plus petits travaux et dans la mise en opération des chemins, chemins de fer etc., le forestier peut difficilement se dispenser d'être son propre ingénieur. Il doit posséder les connaissances qui le rendront indépendant du professionnel. Ceux qui étudient la science forestière doivent donc suivre un cours de génie civil, qui leur fera connaître les principes et les méthodes de construction offrant une application spéciale dans la poursuite de leur entreprise. D'un autre côté, les ingénieurs pourront trouver un champ d’action dans la solution des problèmes de génie pour le forestier, ainsi que dans l'amélioration de ses méthodes, sans pour cela devenir des forestiers de profession.