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du duché de Guyenne de 1189 à 1195, et le fief plus important de Châteauroux, en d’autres ternies : les fiefs composant le Berry occidental ou aquitain, c’est-à-dire la mouvance de ces fiefs qui furent ainsi définitivement détachés du duché de Guyenne. Enfin le roi Jean promit de reconnaître sa nièce Blanche comme héritière de toutes ses possession continentales, s’il mourait sans postérité. En échange de cette clause si favorable à la maison capétienne, Philippe fit renoncer Arthur à ses prétentions sur la Normandie, l’Anjou et la Guyenne, et l’astreignit à rendre hommage à Jean pour son comté de Bretagne.
Cette paix ne fut pas plus définitive que celles qui l’avaient précédée ; elle dura deux ans à peine. Cette fois le prétexte de la rupture fut l’enlèvement d’Isabelle d’Angoulême, fiancée de Hugues de Lusignan, comte de la Marche, par le roi Jean qui l’épousa après avoir répudié sa première femme, Aluise de Glocester. La puissante maison de Lusignan souleva le Poitou et le Limousin et demanda justice à Philippe Auguste, qui accueillit de grand cœur sa requête. Dans une entrevue qu’il eut avec Jean àGaillon, au début de l’an 1202, Philippe le cita à comparaître devant la cour royale quelques mois plus tard. Mais Jean, contrairement à l’engagement qu’il en avait pris, n’ayant pas comparu, la Normandie fut envahie parle roi de France, qui, d’autre part, s’assurait le concours des amis d’Arthur de Bretagne en investissant celui-ci du comté d’Anjou, lequel comprenait le Maine et la Touraine, et du duché de Guyenne. Quant à la Normandie, il se la réserva. Les événements se précipitèrent: après quelques succès, Arthur tombait aux mains de son oncle qui le retint prisonnier durant huit mois avant de s’en débarrasser par un crime.
De nouveau, le roi Jean fut cité devant la cour du roi, et cette fois pour y répondre sur l’attentat. Il ne comparut point encore, et les pairs de France le déclarèrent convaincu d’assassinat sur la personne de son neveu, le condamnèrent par contumace à la peine de mort et prononcèrent la confiscation de toutes ses terres mouvant de la couronne de France. Philippe se mit aussitôt en devoir d’exécuter ce jugement. Dans le cours de deux ans, il s’empare de la Normandie, porte ensuite ses armes victorieuses dans le Maine, l’Anjou, la Touraine, le Poitou et la Saintonge et replace ces provinces sous l’autorité immédiate de la couronne. Il ne reste à Jean, dans le ressort du royaume de France, que