‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 111 sur 570 · Voir L. DE Lavergne, Économie rurale de la France, p · texte numérisé non relu

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2. Haeusser, 111, 122. — Krug, I, pp. 410 à 452. — Basskwitz, die Kurmark Bi'andenburg, Beilaf/e, 11.

3. Ranke, ZwÔlf Bûcher preussicher Geschichte, IIl-lV, p. 154. — Bor.nhak, IIp. 223.

aux roturiers l'acquisition des biens nobles*. Le propriétaire noble peut, depuis Frédéric-Guillaume I", vendre ses biens à un autre privilégié. Seulement la caste est peu nombreuse; elle est pourvue; elle n'a point de capitaux disponibles. Le marché est des plus restreints. Pour tirer parti de sa terre, il faudrait que le propriétaire noble pût la vendre aux roturiers enrichis qui l'acquerraient voloi:tiers. Mais l'État intervient ici pour maintenir avec la dernière rigueur une constitution sociale, où il voit le premier élément de sa force et de sa grandeur *.

Au début, au temps du Grand Électeur, l'interdiction faite aux roturiers d'acheter des biens nobles a été édictée par la caste elle-même, inscrite par elle dans les recès conclus avec le souverain *. Depuis, il semble que ce soit surtout le pouvoir monarchique qui ait intérêt à protéger et à fermer la caste, à en exclure les intrus \ Frédéric II siu*tout est impitoyable. Dès les premières années de son règne ^ il interdit qu'aucune cession de bien noble à un roturier soit faite sans son consentement. Après la guerre de Sept Ans, la noblesse, criblée de dettes, ne peut souvent sortir d'embarras qu'en vendant ses domaines aux acquéreurs qui se présentent. Le roi n'accorde que très exceptionnellement les permissions qui lui sont demandées ". Les noies qu'il inscrit sur les dossiers qui lui parviennent sont caractéristiques. Sur la i)étition d'un conseiller de commerce qui voudrait acheter un bien noble, il écrit : « Ce n'est point son affaire; qu'il place son argent sur hypothèque, ou qu'il fasse le commerce, voilà ce qui lui convient ». Ou, lorsqu'on propose au roi d'acheter un bien noble : « Non, je n'achète point de biens nobles; je désire au contraire voir plus de terres entre les mains de la noblesse^ ».

1. l'iiiLiPPSos, I, p. Ifi. — Dhoysbs, Gesrhiihte der prenssichcn Pol'tik, V, iii, p. 43. — Stadei.mann, Pithl. ans den k. pr. Sttiatsarcliivim, XI, p. 116; .\XV, p. 24.

2. StaI)KI.ma>x, l'itôl. aux dm k. pr. Slaatsarchivcn, XI, p. 110.

3. Voir, lopH du recfcs do l('ii):j, Dhoysex, 111, ii, p. 110.

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