‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 128 sur 570 · BoRMiAK, II, pp. 227, 22S, 229. — Phiuppson, I, p · texte numérisé non relu

BoRMiAK, II, pp. 227, 22S, 229. — Phiuppson, I, p

à peu près infructueuses '. Elles avaient d'ailleurs été entravées par d'autres préoccupations qui les dominaient ; par le souci de cette organisation militaire qui était à la fois la garantie de l'existence nationale, et Tinstrumcnt du développement extérieur. Frédéric II préférait encore voir, dans ses États, les chemins mal entretenus, afin que la marche des armées ennemies n'y fût point facilitée '.

La Prusse n'avait point de débouchés maritimes, peu de commerce. Le mouvement des ports était insignifiant ^ C'était, en somme, un pays pauvre *, et le roi de Prusse, disait-on, « le roi des mendiants ^ ». Sous le règne de Frédéric-Guillaume I", l'administration s'opposait à l'affermage des domaines par grandes étendues; elle invoquait comme argument, l'impossibilité de trouver des fermiers *, l'absence des capitaux". Encore à la fin du xviii" siècle*, même là où les centres urbains s'étaient le plus développés, môme dans les villes des Marches, où la vie agglomérée et bourgeoise avait pris le plus d'extension, la misère était extrême **. Dans quelques villes silésiennes, l'ensemble des immeubles était grevé d'hypothèques qui atteignaient presque la totalité de leur valeur "*. 11 fallait que le roi envoyât dans les villes les médecins, les chirurgiens, les pharmaciens qui y manquaient complètement".

1. Le résultat en est assez difficile à apprécier, car les discussions économiques passionnées dont le système de Frédéric II a été l'objet, l'ont plutôt obscurci. Il a été au moins très incomplet. Voir Bornhak, II, pp. 141-145. — Sta- DEI.MANN, XXV, p. 113. — Voir la justification du système prohibitif de Frédéric II par RoscHER. Stadelmann, XXV, p. 110. — Voir encore Stadelman>, XI, p. 4; XXV, p. 8. — Philippson, I, p. 21.

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