Hakishkb, Denlschc Gcschicfile, III
6. 8tadelmam5, l'ttbl. aus don k. pr. Slatitsnrchirfn, XI, pp. 31, fi8.
7. Voir |>nrliculii'remonl un rapport ofliciel sur l'état de la Prusse oceidenlalo au moment do la prisr de possession : fin Ihin/erstand cvislirl (jnr nir/it. StaliKi.u\M5, XI, p. "2. • Man luit mir -, dit le roi, • fin Stùckc/icn Anarchie gcgcôen, mit denen L'mwandlun;/ irh mich heu-h/inii/rn inti^z. • Jhiil.
b. l'niLipfHOit, (!e.ichichle des preumisclien Staatswesens, II, p. 120. 0. l'iiiUPi'iiON, ibid,, II, p. 12.
LE RÉGIME PRÉDÉRIGIEN. 101
1802, l'État prussien ne conriptait que dix-huit villes ayant plus de 10 000 habitants'.
Cette race de colons, âpre, rude, misérable, avait peu de besoins '. Même après les efforts de Frédéric II, même après une longue période de paix, l'industrie était peu développée. Sauf à Berlin, sauf l'industrie ancienne des toiles dans la province silésienne — de conquête récente, — elle ne comptait pas de centres industriels ^. La production totale de l'État s'élevait, environ, à 35 millions de thalers *.
L'État avait essayé de créer de toutes pièces l'industrie '^, comme il avait formé, par ses colonisations, la masse rurale qui défrichait le sol et peuplait les provinces. Frédéric II avait employé les ressources de son trésor à construire des usines, même des maisons privées dans les villes®. Il avait mis sur pied quelques établissements commerciaux et industriels, en leur concédant des monopoles, en édictantdes prohibitions; il avait créé, par ses avances, quelques institutions de crédit dont les plus vivaces demeuraient les associations de crédit foncier aristocratiques ^ Mais, quels qu'eussent été en ce sens les efforts des Hohenzollern, ces tentatives de l'autorité monarchicpie pour suppléer au développement naturel et spontané de la société étaient demeurées
1. Knuo, Betrachluiigen ùber den Nationalreichthum des preussischen Slaates, II, p. C2.
2. « Die Industrie ist hier noch in der Wieqe, und der llandel, nichts weiter als der Uandlanrjcr dex frem'Ien Uandels », répoatl Frédéric II à de Laiinay en défendant le système prohibitif. Stadklmann, Publ. ans den k. pr. Sldalsctrckiven, XI, p. 147. — On compare la Prusse h Sparte. Wenck, I, p. 161. — Lkumann, Knescbeck und Schôn, p. 221. — H. V. Sydel, Ueber die Enlwicklung der absoluten Monarchie in Preussen. Kleine historiche Schrif/en. I, p. SH.
3. D'après les cliilTres de Philippso.n, II, pp. 435-437, l'industrie berlinoise représentait, à elle seule, un quart de la production totale et l'industrie silésienne un tiers.
4. PiuLippsox, II, pp. 115, 164, 437. C'est environ le produit de la seule industrie de la soie lyonnaise, sous Colbort, 100 millions de francs. — Pieure Clé- MEM-, Colberl, p. 2S3, évalue, d'après de Witl, à 80 millions de livres, l'exportation française en Angleterre et en Hollande. — Vauban, Dime royale. Edition G. Michel, p. 431, évalue à 11 000 000 le deuxième fonds de la dime royale qui représeiilc un imi>ôl du 20« sur les revenus de l'industrie. Il évalue, p. 83, à 2 000 (jOO le nombre des ouvriers des arts et métiers.
5. Voir sous Frédéric-Guillaume I". Bounhak, 11, p. 5. — Sous Frédéric II. Born- HAK, II, pp. 227-2-28. — Phiuppson, I, pp. 266, 275, 433-442. — Stadelmann, Publ. aux den k. pr. Sfaafsarchiveii, II, pp. 54-ftO : Der voilig ermattete Unternehmungsgeist der biïrgerlichen Gewerbe konnle nur durch die gewallsamcn Miltel des Prohibilivsgslems geweckt werden. — Treitschke, I, p. 76. — Aus den Papieren Schôs's, II, p. 108.
6. En 1766, il a construit 8 000 maisons en Silésie, 6 500 en Poméranie et dans la Nouvelle Marche. Stadei.mvnn. Publ. aus den k.pr. Staalsarchiven, XI, pp. 67-09.