Droysen, III, II, pp
2. Dhoysen, III, I, p. 235; IIl, n, p. 244. — Ranke, I-II, p. 213.
3. BoHNHAK, I, p. 300. — Dkoyses, m, I, p. 252; III, ii, pp. ICI, 162, 384, 394, 434. Das l'undampntal-Geselz des Herzoïjsthums sei, disait-on en Prusse, doiz das Herzogrccht und das MajeslCits-Recht {domlnium utile und dominitim supremum) nie in einer Hand sei. — Droysen, III, u, p. 388. Encore en 1670 la noblesse prussienne envoie une ambassade à Varsovie. Dkoysen, III, m, pp. 201, 206.
4. Philippson, I, p. 3. — IsAACSOiiN, Geschicide des preussischeii Beamtenlhums, II, p. 140. — BoRNHAK, I, pp. 204, 268.
5. C'est, dit-on, l'idéal de VÉtat patiimonial, Das Idéal des Palrimonialstaates tour, in der zweiten llulfle des sechzehnten Jahrhimderts, in ganz Deutschland en-e/c/i/. BoRNHAK, I, pp. 116, 268.
6. Publirationen ans den k. pr. St. Archivai, Stadelmann. Preussen's Kônige in ihrer T/uitii/heit fur die Landescidtur,\\,X).'6i.— . Ces puissances intermédiaires, « dit Droysex, constituaient au dernier degré des souverainetés irresponsables « et illimitées sur un peuple de serfs. » Droysen, III, ii, p. 373; V, m, p. 7.
7. Droysen, III, n, pp. 414, 432. — Ranke, I-II, p. 284. — Bornhak, I, pp. 300, 367.
8. Droysen, III, n, pp. 161, 165, 384, 385, 391, 394, 414; III, m, p. 192.
chie intérieure * qui livrait aux grands propriétaires nobles les populations rurales, les fonctions sociales, même les domaines du souverain. Ceux-ci représentaient un tiers du pays. Ils rapportaient à peine quelques milliers de thalers. Les désordres, les prévarications, laissaient tous, les revenus aux mains de l'aristocratie foncière *.
A Clèves-Mark, l'organisation de l'oligarchie avait une forme différente. Dans ces régions moins orientales, d'une civilisation plus avancée, l'État moderne s'était constitué. Il avait reconquis sur les individus, sur les grands propriétaires, les fonctions sociales; il les exerçait par une administration organisée, par un corps de fonctionnaires ; seulement ces organes étaient dans la main des États ^.
Dans les Marches enfin, si la constitution oligarchique présente à peu près les mêmes traits que dans les autres provinces, l'idée de la souveraineté est déjà mieux assise. La dynastie n'a jamais depuis deux siècles perdu contact avec le pays; les conflits entre l'Électeur et les États sont moins opiniàties *. Ceux-ci ne peuvent se réunir sans convocation ^ ; ils n'auraient point l'idée de chercher à l'extérieur un appui contre l'Électeur. On rencontre d'ailleurs dans la province, notamment dans la Nouvelle Marche, les premiers éléments d'une administration provinciale, indépendante de l'aristocratie, exerçant sur elle son contrôle '. Aussi, si la noblesse du duché de Prusse déclare dans ses luttes avec l'Électeur, qu'elle veut la liberté comme « ceux de Clèves » ', elle jure en même temps, qu'elle ne subira jamais la « servitude des Marches » '.
Le Irait commun de ces diverses constitutions, ce qui fait réelle-