‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 131 sur 570 · PiiiLippsoN, i, p. 404. — Pertz, II, p · texte numérisé non relu

PiiiLippsoN, i, p. 404. — Pertz, II, p

11. Dans la Prusse occidentale, einBnrgerland existirt gar nicid. Stahelmann, Publ. aus den k. pr. Staatsarc/iiven, XI, p. 72. — Leumann, Scharnhorst, II, p. 68. — GoDLsciiJUDT, Kunth's Leben.

geoisie, comme la noblesse, manifestait le plus d'activité, commençait à se former, en prenant un rôle dans la société \

L'État, d'ailleurs, à part les efforts de Frédéric-Guillaume I" pour attirer et forlilier dans l'administration l'élément roturier, avait trop favorisé la noblesse foncière, surtout depuis Frédéric II, pour n'avoir point sacrifié l'élément moyen. II ne l'avait point sacrifié au même degré que la masse rurale, mais il l'avait maintenu dans un état d'infériorité sociale -, et ce n'étaient point les puérilités de l'industrie d'État, monopolisant le commerce des soies et la vente du sucre, qui eussent suffi à le développer ^.

L'État prussien était donc loin d'avoir ce caractère que les historiens nationaux les plus récents aiment à lui donner, lorsqu'ils appellent la Prusse, telle que l'avait formée Frédéric-Guillaume I", un Étal bourgeois et m\\\l^\vo.(burgerlicIi-soldatisch) *. État militaire, la Prusse l'était essentiellement depuis les origines. État bourgeois, elle pouvait le paraître, si on la comparait à ces petites aristocraties allemandes dont Voltaire a laissé la caricature; elle eût pu peut-être le devenir, lorsque ses souverains y constituèrent l'État moderne, et y reconquirent sur l'aristocratie le pouvoir politique. Elle ne le fut cependant point, j)arce qu'ils s'attachèrent à maintenir, comme nous l'avons vu, l'autorité sociale de l'aristocratie, et parce que les progrèspénibles et retardés de la civilisation n'y favorisaient point la genèse d'un tiers état.

Aussi cette nation était-elle antipathique à la masse de la bourgeoisie allemande ^ Goethe, rappelant ses souvenirs de jeunesse et l'enthousiasme des Francfortois pour les succès allemands de Frédéric II, définit soigneusement des sentiments qui s'adressaient à la

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