‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 143 sur 570 · Philii'Pson, 1, p · texte numérisé non relu

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7. Huit sous Frédéric-Guillaume II. Bornhak, II, pp. 309, 311. — Six sous frédéricGuillauiue III. Bohnhak, II, p. 312. — Pehtz, Stein's Leben, I, p. 272.

à des divisions territoriales et à des divisions réelles. En même temps que chacun de ces départements administrait d'une façon générale un quart de la monarchie, il étendait — dans certaines branches de l'administration — son action sur le territoire tout entier *.

C'étaient là de singulières complications *. Elles avaient eu peu d'inconvénients sous Frédéric II. Sentant lui-même les lacunes, l'inefficacité pratique d'un mécanisme aussi compliqué, il n'avait pas hésité à le tenir très à l'écart de la direction effective des affaires ^ Il l'eût tout au plus considéré comme un agent de renseignements, s'il n'eût pas, en toutes choses, préféré, le plus souvent, se renseigner luimême *. Il voyait ses ministres une fois l'an, dans la grande revue ^ des ministres, les traitait assez mal lorsqu'il les voyait ou leur écrivait*; et, lorsqu'il attachait une importance particulière à une œuvre déterminée — comme l'organisation de la Silésie, comme la réforme judiciaire, — il n'avait jamais hésité à en détacher absolument la direction, alin de la coniier à des agents indépendants ', comme Schlaberndorf pour la Silésie ou Cocceji pour la réforme judiciaire *. Le système suivi par Frédéric, la création d'organes immédiats en nombre considérable, n'avait fait qu'accroître la confusion ^; mais, en réalité, cette confusion présentait peu d'inconvénients; car la direction était simplifiée, unifiée, concentrée tout entière entre les mains du roi ". Vivant assez à l'écart — surtout dans les derniers temps — de ses ministres et du reste du monde, connaissant admirablement la monarchie tout entière par une pratique de quarante années, le vieux roi faisait sentir à tous une direction puissante. En dépit des théories de la philosophie contemporaine,

1. BoRNHAK, II, p. 61. — Ernst Meigr, Die Reform der Verwallungs-Organisation unter Stein und llardenbei-g, p. 14.

2. Pmupi'so.N. Il, pp. 11, 105. — BonNiiAK, H, p. 50. — Stadelmann, Piibl. aus den k. pr. Staatsarchiven, XX.\, p. 5.

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