‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 169 sur 570 · PmuppsoN, I, p · texte numérisé non relu

PmuppsoN, I, p

3. Philippson, I, pp. 405, 451, 466; II, pp. 27, 36, 98, 138, 139, 142, 166, 202, 213, 217, 285. — Stadelmann, Publ. ans den k. pr. Staàtsarchiven, XXX, p. 60.

maladroitement rigoureux et brutal dans la répression, lorsque le péril est passé. C'est la représentation assez (idèle, dans les rangs élevés de la hiérarchie, de la fraction administrative de la noblesse prussienne, qui forme dans son ensemble une bureaucratie inerte, corrompue et incapable *.

Ainsi, vers la fin du xviii'' siècle, la décadence de l'aristocratie prussienne n'est pas moins apparente que celle du gouvernement. Sans activité et sans éclat dans l'administration *; en proie, dans l'armée, à l'esprit de routine et d'intrigue; dissipatrice sur ses terres, corrompue partout ^, elle est devenue odieuse à tous par sa tyrannie, son arrogance et son incapacité ; plus le rôle qui lui a été fait a été prépondérant et exclusif*, plus les désastres vers lesquels la Prusse s'achemine à grands pas, devront apparaître et apparaîtront, en effet, comme la banqueroute de la caste privilégiée ^

Ce n'était pas même l'excuse du despotisme éclairé, d'avoir assuré, par un développement intense de la classe privilégiée, un progrès de culture et de civilisation ou un surcroît de force pour l'État. La supériorité de l'organisation frédéricienne, ce fut, nous disent les historiens prussiens, d'avoir maintenu le contact entre le pouvoir souverain et l'une, au moins, des classes de la société *"', Tandis ijue la monarchie française avait, en quelque sorte, perdu pied par sa centralisation excessive, et se trouva, au jour de la crise, isolée, sans force, et comme étrangère au sein de la nation, la monarchie des llohenzollern avait assis son autorité et sa force sur un compromis fécond entre le pouvoir monarchique et l'aristocratie foncière,

A la lin du xvm' siècle, en face de la société française régénérée par la Révolution française, cette organisation ne fut, pour la Prusse, ni une supériorité ni une force. Despotisme éclairé et caste féodale élaient alors, tous deux, au bord du gouffre. Cet organisme, encore maintenu par la main île fer de Frédéric 11, achevait de se ruiner

1, Aua lien l'apicicn Schu.n's, 1, p. 30. So war das Ueamtengetreihc heillos, ji. \il.

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