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5. riiiUi'i>»o.>, II, pp. 16, 35.— Tkkitbciiki:, I, p. IGI. — Wknck, pp. 40,42.
l'esprit de réforme. loi
les principes individualistes de justice sociale qui avaient dicté la Déclaration des droits '. Les droits de l'homme, les premiers principes du régime démocratique étaient invoqués à chaque instant * par ceux-là mômes qui les violaient le plus ouvertement. Le projet de code général ne proclamait-il pas les droits de Thomme et la liberté naturelle des citoyens en même temps qu'il organisait la féodalité?
Déjà, dans l'administration prussienne, un certain nombre d'esprits éclairés et honnêtes, indignés de la corruption qui les entourait, irrités du formalisme et de l'apathie bureaucratiques, se laissaient pénétrer par les idées nouvelles, sentaient la nécessité d'une transformation radicale, éprouvaient le désir d'y contribuer, et préparaient à la Prusse le personnel de la réforme politique et sociale ^
Schôn, disciple enthousiaste de Kant, se formait à la carrière administrative en parcourant les provinces de l'Ëtat prussien et de l'Angleterre, et portait partout ses vues philosophiques et humaines sur la condition des populations rurales *. Hardenberg, dans les duchés franconiens, avec Alexandre de Humboldt, entouré de Kircheisen, de Nagler, d'Altenslein °, donnait une preuve nouvelle de la variété de ses talents et de ses aptitudes. Struensee*, le frère du célèbre ministre danois et le prédécesseur de Stein au ministère des linances prussien, était un esprit libéral bien que fort sceptique. Il élaborait avec Menken et soumettait à Frédéric-Guillaume 11, peu avant sa mort, des plans de réformes étendues. C'est sous le règne même de Frédéric-Guillaume Il que Stein ^ manifestait pour la première fois dans l'administration des provinces westphaliennes *, les qualités de premier ordre qu'il devait porter quelques années plus tard sur un plus vaste théâtre. Il avait mené à bien, comme directeur de la chambre provin-