‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 19 sur 570 · DiioYHKN, III, II, pp. 37^), :tKO · texte numérisé non relu

DiioYHKN, III, II, pp. 37^), :tKO

5. I'iiii.ii'i'v>î«, I, p. 2. — l)«oYHK?(, passim, III, i, p, 253; III, ii, pp. 58, 370, 460.

- InAACHOiiM, II, p. 142. — IUnkk, mi, pp. 250, 27.n, 278, 2'.»5, 290. — Hoiimiak, , p. 300; 11, p. 240. — Ua im^ne icièe so relrouvo elicz FrtWléric-(îinllauiiie I", >noY<)KM, V, m, p. 13, f/i> schwrrr l'/ïicftt einer grossen zwingonden Gemeinschaft.

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DnoYKK.i, III, m. p. 212; V, III, p. H 0. DnovHE.'<i, III, II, p. 462

l'établissement de la souveraineté MONAUCHinUE. i3

nisation d'une puissance réelle, effective. Des sociétés constituées comme les oligarchies dont nous avons décrit l'organisation et la faiblesse, étaient fatalement vouées à l'effacement ou à l'écrasement en présence des Étals déjà formés et des monarchies centralisées. L'instinct môme de la conservation devait tendre à les transformer *. Dès le début de son règne, le Grand Électeur fut pénétré de ces idées auxquelles les événements du commencement du xvii" siècle avaient communiqué la force de l'évidence. Ce qui fit son succès, c'est que, petit à petit, au milieu de difficultés sans nombre, il avait réussi à organiser cette puissance effective, une force militaire bien constituée, bien dirigée, quoique d'abord peu nombreuse.

Il avait eu, pour point de départ de son action, une autorité que, dans le noyau môme de ses États — dans les Marches, — il avait réussi, sans trop de peine, à asseoir*. Frédéric-Guillaume obtint de ce côté, non sans les réserves traditionnelles, mais obtint enfin, les sacrifices en hommes et en argent dont il eut besoin. Dans ce que l'on appelait les provinces moyennes, dans les Marches (ia Marche Électorale et la Nouvelle Marche), plus tard en Poméranie, à Minden, les seuls obstacles qu'il rencontra se bornèrent à des discussions, à des résistances intérieures dont il vint toujours à bout ". Il trouvait là les premiers éléments d'une action extérieure.

Il est vrai qu'à Glèves *, d'une part, dans le duché de Prusse, de l'autre, il n'en allait pas ainsi. C'est dans le duché de Prusse que la lutte fut la plus ardente et la plus difficile ^ Il n'est pas sans intérêt d'en suivre les principaux épisodes '.

En 1660, après la paix d'Oliva qui mettait fin à la guerre du Nord, les difficultés y avaient pris un caractère de plus en plus aigu. Il devenait nécessaire de résoudre les questions qui, durant la guerre, étaient restées en suspens.

Frédéric-Guillaume s'était affrancbi par les traités conclus avec la

1. Die Popularilât der wirklichen Macht, dit Droysen, III, i, p. 252; III, ii, pp. 52, H2, 372; III, m, pp. 104, H2; V, m, 12. — Uanke, I-II, p. 251. — Bokniiak, I, p. 249.

2. Droysen, III, u, p. 118; III, m, p. 191. — Hanke, MI. p. 216.

3. Droysen, 111, i, pp. 153, 208; III, ii, pp. 41, 118, 103, 314, 419; III, m, p. 188. — IsAACSOiiN, II, p. 153. — Ranke, I-II, pp. 210, 211, 2-i8, 201.

4. Droysen, III, i, pp. 223, 252; III, ii, pp. 22, 126, 130, 163, 242. — Raske, I-II, p. 274.

o. Rankk, I-II, p. 284.

6. Nous suivons ici Droysen, qui paraît lui-même suivre Baczko. — Ranke

Suède et la Pologne de tout lien de vassalité pour le duché de Prusse *. Il avait ainsi assuré sa souveraineté, mais celle-ci n'avait point été reconnue par les États de la province. Il fallait en obtenir la reconnaissance, il fallait régulariser les impôts qui, durant la guerre, avaient été perçus sans autorisation, il fallait entin obtenir pour l'entretien des troupes de nouveaux subsides et mettre quelque ordre dans cette anarchie oligarchique.

L'Électeur, absorbé par les affaires de tout genre dans lesquelles il se trouvait engagé, par la politique allemande, par la politique européenne où il jouait un rôle de plus en plus considérable, par les difficultés intérieures qui naissaient dans chacune de ses provinces, ne pouvait facilement se transporter pour un long espace de temps aux confins du monde civilisé. Il avait envoyé en Prusse Schwcrin ', un de ses meilleurs ministres, l'un de ses agents les plus fidèles. Le prince Radzivill ', d'origine polonaise, mais très dévoué à l'Électeur, était gouverneur de la province et y commandait les troupes.

Mais dans ce milieu, tout appui manquait à Frédéric-Guillaume et à ceux qui le représentaient. Noblesse, villes, clergé *, tout était contre lui. La noblesse avait fait provision de griefs; elle réclamait à grands cris le maintien de ses privilèges, c'est-à-dire de son pouvoir de fait illimité. Elle ne se faisait qu'une idée confuse de ce qu'il fallait entendre par la souveraineté de l'Électeur, mais elle sentait instinctivement que son existence politique était en jeu. Reconnaître la souveraineté de l'Électeur '', c'était ôter aux anciennes puissances suzeraines tout prétexte d'intervention dans les affaires intérieures du duché, c'était se priver du seul appui effectif qu'elle pût trouver au dehors, c'était rendre impossible ce jeu de bascule qu'elle avait praticiué avec tant de succès entre ses deux suzerains, l'Élecleur et le roi de Pologne, et (pii avait assuré son autonomie. Mais il y avait quelque chose de plus : derrière ce mot vague de souveraineté se

(édilion de 1S78) regrelte que ces événemenla n'aient pas Tait l'objet d'un récit umfasfend iind nrlmmdssui. Il doit cependant connaître celui de Droysbn publié flO IH'ÏU, Haskk, III, p. 280.

1. A Labiau en \f>U\\, nver la Sut-dc. Hankr, I-U, p. 2S5. — A Wchiau avec la Pologne, en ir.î;7. Hamkk, l-ll, p. lifiS. — A Hnirnbi'iK anssiliM npr6s. //«■rf.,l-ll,p.2;i'.».

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