‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 20 sur 570 · IXuiYMKN, III, II, pp. :)R(, fiin · texte numérisé non relu

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4. Le rliîPKé cldjl liitlicricn cl le Grand Électeur i-luil rofonnt'. I)»(iysi;.\, 111, U, p. 3M7.

8. ... tien absoluten Dominât det Kurfùriten, disait-on h Clàvus. Dhoyskn, III, u, p. 122.

cachait le conflit aigu des deux pouvoirs. L'instinct de la conservation plutôt qu'une vue claire de la situation inspirait à l'oligarchie, pour la souveraineté et pour les conceptions qu'elle y rattachait, la plus vive répulsion \ Le type du souverain, disait-elle, c'élait le roi de France, il prenait à ses sujets ce qui lui plaisait; s'il demandait à l'un d'eux le chiffre de sa fortune et si la déclaration était reconnue fausse, le coupahle était pendu et ses biens confisqués. Voilà, ajoutait-elle, le régime que l'Électeur voulait introduire dans le duché de Prusse.

Quant aux impôts, les États songeaient si peu à les consentir* qu'ils demandaient le licenciement des troupes ; et cela, à l'heure même où le pays était menacé par la Suède et la Pologne, où la guerre sévissait à la frontière entre les Polonais et les Moscovites, où les bandes indisciplinées des confédérés polonais menaçaient à chaque instant la province de leurs incursions. « Ils ne veulent entendre parler d'aucun sacrifice pour la défense du pays », disait Radzivill, u ce sont les dignes voisins des Polonais. »

La résistance la plus violente venait des trois villes de Kônigsberg — la vieille ville de Kônigsberg, — Kneiphof — et Lôbenicht, — habituées depuis longtemps à se considérer comme un État indépendant*. Les magistrats, c'est-à-dire le patriciat urbain chargé de l'administration communale, n'y avait point la direction du mouvement. La bourgeoisie et les corporations suivaient un meneur populaire luthérien, mais suspect d'incliner vers le catholicisme, qui leur promettait l'appui de la Pologne, ardente à venger ses humiliations et à fomenter la rébellion. Il se nommait Jérôme Roth * et avait engagé des négociations secrètes avec la cour de Pologne. Il avait fait partir pour Varsovie une ambassade pour y représenter les intérêts de la ville; mais Radzivill avait lancé ses dragons pour arrêter l'ambassade au passage, €t seul, l'un des envoyés, le jésuite Roth, frère de Jérôme, avait échappé. Il était fort capable à lui seul de mener l'intrigue à la cour polonaise.

La noblesse n'eût point osé, il est vrai, se porter aux mêmes extrémités que la ville de Kônigsberg; elle ne s'en préparait pas

1. Ein mehr als tûrkisches Joch, disait-elle, Droysen, III, ir, pp. 391, :]V8, 401; als Leibeigene ailes zu thun was ihnen vorgeschrleben werde, ibid., III, ir, p. 413.

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