‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 209 sur 570 · V. Wenck, pp · texte numérisé non relu

V. Wenck, pp

i!. PiiiuppsoN, 11, p. 3. — Wknck, p. 4.

3. PiiiLippsoN, 11, p. 241. — Hehdek's Werke, Ed. Suphan. — R. Haym, Herder nacfi seinem Leben und seiiten Werken.

4. Wknck, p. 8. — Voir l'écril de Kant de 1784, Idée zu einer allgemeinen Weltgeschic/ite m weUbûrQerlicher Absicht. Theitscuke, I, p. 143. — Philippsos, II, pp. 4, It) et suivantes. — Voir les doctrines politiques de Kant. Leiim.\.nx, Knesebeck und Schôn, p. 87. — Me.nzel, Zwanzig Jafij-e preusxischer Geschichte, pp. 512. 540.

5. Phiuppson, il, pp. 17, 240. — durch und durch demokratisch . Lehmann, Scharnhorst, I, p. 204. — Voir encore ses lettres à Schôn en 1792. Aus den Papieren Scuôn's, I, p. 19. — J.-H. Fichte, J.-G. Fichte's Leben und literarischer Briefivechsel, I, pp. 225, 342.

plaidoyer littéraire pour la république *; dans C Intrigue ci C Amour ^ les attaques les plus violentes contre les vices, les crimes et l'odieuse tyrannie des petites cours; dans Dofi Carlos^ les aspirations à une rénovation politique et sociale. A ceux qui lui reprochent d'avoir écrit un drame politique, il répond que le lecteur éprouvera une surprise, qui peut-être ne sera pas sans quelque charme, en voyant mises en œuvre dans une tragédie les idées qu'il aura retenues de la lecture de Montesquieu '.

Enfin, dans les deux productions qui sont restées à bon droit, aux yeux de l'Allemagne, comme la plus haute expression du génie des deux poètes, dans la Cloche et dans Bermann et Dorothée^ l'homme n'apparaît point comme renfermé dans le cercle de ses sentiments intimes '. La cloche, si elle conduit l'homme du berceau jusqu'au cercueil, sonne aussi le tocsin des discordes civiles, ou célèbre dans la cité la concorde et la paix. Goethe termine Hermann et Dorothée au moment même où la campagne de 1796 vient de transporter les misères de la guerre, dans les régions tranquilles où se déroule son idylle. Hermann uni à Dorothée n'est point absorbé dans son bonheur intime comme le héros à la dernière page d'un roman. 11 traduit, dans un langage admirablement adapté au génie national, les sentiments de cette Allemagne du Sud, troublée de nouveau dans son amour pour la quiétude. La sécurité et la paix qu'il rêve ne s'acquièrent point dans l'indolence et dans l'apathie; elles ne peuvent exister qu'à l'abri d'une existence nationale indépendante. Il commence à le sentir, quoique bien vaguement encore.

On a montré l'émotion, l'enthousiasme universels qui accueillirent les premiers événements de la Révolution dans le milieu intellectuel et littéraire de l'Allemagne *. Si quelques esprits reculèrent devant la violence de la crise où sombrait l'ancien régime, devant les désordres au sein desquels l'idée faisait irruption dans le monde des faits ',

1. WKxr.K, p, 9. — Voir sur les tendances républicaines assez répandues à celte date, l'mi.ii'psorr, 11, pp. 4-5. — Wenck, p. tO, le succès de Kiesco à Berlin et le B'-iliiirr lU'imfililinnt'rtum, p. 12.

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