‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 213 sur 570 · Wenck, pp. 9, 63 à 106. — Philippson, II, pp · texte numérisé non relu

Wenck, pp. 9, 63 à 106. — Philippson, II, pp

6. En 1192, on arrête la seconde partie de la Religion innerhalb der Grenzen der reinen Vevnunft. Philippson, M, p. 23. — Défaut de caractère de Kant devant les réprimandes de Frédéric-Guillaume II. Philippson, II, p. 84. — J.-H. Fichtk, J.-G. Fichte's Leben utid lileranscker Briefwechsel, I, p. 201. — Menzel, Zwanzig Jahre preussischer Geschichte, pp. 511, 513.

tion *. Les hisloriens nationaux ont reproché durement aux hommes qui jouèrent alors un rôle si considérable dans le développement intellectuel de l'Allemagne leur indifférence aux misères et aux malheurs de la patrie, et plus tard, lorsque d'autres tendances se flrent jour, lorsque vint le temps des épreuves, le mouvement de l'indépendance nationale prit tout le caractère d'une réaction contre le « siècle du papier * ».

Goethe, en effet, est resté jusqu'à la fin une protestation vivante des tendances esthétiques et de l'indifférence politique contre le génie pratique de l'époque nouvelle, contre le réveil de la nation allemande et contre ses efforts pour reconquérir l'indépendance ^ Il ne voit guère, dans la confusion des troubles intérieurs et des guerres européennes, qu'une occasion de plus d'étudier la nature humaine. S'il saisit avec sa supériorité intellectuelle, la portée de la Révolution française, il n'en continue pas moins, à la veille de Valmy, dans les plaines de la Champagne, à travailler à Reineke Fuclis et à ses éludes sur les couleurs. Il n'éprouve pas seulement l'éloignement instinctif du littérateur classique pour la démocratie, mais une sorte de jalousie contre les événements qui viennent porter atteinte à la quiétude de sa domination intellectuelle. 11 dirait volontiers de la Révolution ce qu'il disait de la Réforme : qu'elle avait troublé le développement régulier de la civilisation {die nihige Bildung) \

N'y a-l-il point comme un symbole dans cet épisode des journées d'Iéna ipie nous rapportent les biographes de Goethe. Deux chasseurs français pénètrent dans cette petite maison de Weimar, où il vivait depuis plusieurs années avec la fille du garde-chasse Vulpius : une fleur, nous dit-il dans une poésie consacrée à ce souvenir, une fleur qui s'était offerte à lui et qu'il avait cueillie. Ils arrivent jusqu'à la chambre du grand homme qui n'est sauvé que par la présence

1. Trkitschkr, I, pp. 81, 89, 116, in : In demsdben Sinne beldagle Sc/iillcr die Leere srinci révolu liondren Zeilallers, das den Ueist ou/rer/e ohuc ihm rincn Gegeruland, — </a.« will .uif/en ein ûsl/ietisches Uild, — zit fjieleu. Theitschkk, 1, p. 196. — IIakuhse*, III, p. 16ij. — Stekkens, Was ich erlcàle, V, p. 177. — Fuist, //<•«rielte llers, p. 51. — C. Pkiitiiks, Ikri deutsehe Staalsleften vor der Hevolution, p. 259. — G. Hehukii'» Brie/e, III, p. 87.

2. Tbkitsciikb, I, p. 253. — Habussek, II, p. 527. — Cl. Perthrs, Fr. Pcrlhe'a Leben, I, p. 1A9.

3. Voir rimpri'Huion de Boycn en 1806. Eriiineruiif/rn aux dcm Lchcn des Feld' murMchall'i vun Buvk^, I, p. 220. — G. llKitUEirs Uriefe, 111, p. 179.

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