‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 235 sur 570 · llAItl.EC, II, p. ivj · texte numérisé non relu

llAItl.EC, II, p. ivj

1. lllu»iont do Gonlz »ur l'armée pruiisionnc. IIakusakii, II, p. li.'i.

FRÉDÉRIC-GUILLAUME III ET LA NEUTRALITÉ PRUSSIENiNE- 207 des volontés qui pouvaient faire mouvoir cette armée; on éprouvait chaque jour pour le gouvernement prussien moins de considération et moins de confiance *.

• Les publications qui ont permis récemment de mieux connaître cette période ingrate de l'histoire de Prusse n'ont p^s été favorables à Frédéric-Guillaume III. On a retrouvé, au fond de toutes les faiblesses de la politique prussienne, les timidités de ce souverain et l'obstination avec laquelle il fuyait les résolutions, surtout les résolutions belliqueuses *, passant son temps dans les larmes lorsqu'il voyait la paix menacée ^, encore plus incapable de faire face aux périls et aux nécessités de la crise extérieure que d'accomplir la tâche que lui-même paraissait s'être tracée à l'intérieur de son royaume.

On a longtemps rejeté sur l'entourage, sur les conseillers de Frédéric-Guillaume III, les lourdes responsabilités d'une politique qui aboutit à léna et à Tilsit. Lorsijuc, vers la tin, les conséquences funestes de celte politique devinrent apparentes, lorsqu'elle eut subi la condamnation des événements, les hommes qui furent, en 1806, les premiers patriotes prussiens, et depuis, les historiens quï ont repris leurs traditions, ont chargé de réprobation la coterie qui entraînait le roi et qui semblait le dominer. Haugwitz et Lombard sont devenus les boucs émissaires du patriotisme prussien \ et Ilardenberg parut, par une soi'te de tradition qui se créa d'elle-même, en avoir été dès lois le premier représentant. La réalité apparaît aujourd'hui assez dil'iérenle.

1. IlAïassEH, II, V, pp. 92, 544, C06, 611. — Seklev, Life and Times of Stein, I, pp. 2:U-2:{o. — Haeusseh, 11, pp. 344, 541, 562.

2. Umu.kl-, 1, pp. Ij, liv, Ixj, xlvij. Iv; II, pp. xxxvj, xlvj, Iv, Ixj.— Ra.mke, HardeiiOerf/, 1, pp. 417, 5:J9 ; Er halle sich mil dem St/stem der Neiifralilàt idenlificirl. — Voir l'opinion de Ilardenberg, U.\.nke, Ilardenberg, II, pp. 10. 11, 94, 95, 2a3, 201. — Il.vi-ussEK, II, pp. 191, 280, 511, 543. — Skeley, I, pp. 223, 230. — C'est l'impression (|ui se déga^o encore du livre qui vient d'être publié. IIuffer, Die Kabineisret/ierunff in Pveuszen und J. W. Lombard, pp. 92, 100.

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