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BaILLEU, II, p. LXVIII

4. Haeusser, II, p. 503 : Durch eine Reihe kleiner Schlauheiten der Hanqwitz und Grnossen, durch manclten zweideuti(/en Schritt und uni meislen durch seinen Manfji-l an (h'undsalz und lintschlmz halte Preuszen damais den scUlimmen Huhm erlanç/l. — Hardeiiborg charge surtout le cabinet et Lombard, plutôt que Haugwitz. IUnke, Ilardenberg, II, p. 51. — Baillei; réhabilite dans quelque mesure llaugwilz, l, pp. X à xx; II. pp. xlvj, Ixxiv. — Theitschke, I, p. 223. — Ranke, Hardcnberg, 1, p. 540, dit en parlant de Haugwitz : Er halle nur immer in dem System der iS'eulralilat und den mit derselben verbundencn Schwankungen gelsLt.

208 LA POLITIQUE EXTÉRIEURE DE LA PRUSSE AVANT lÉNA-

Nous savons déjà ce qu'était Haugwilz *. Il était demeuré sous Frédéric-Guillaume III, comme il l'avait été sous Frédéric-Guillaume II, le directeur du ministère des affaires étrangères *. Appartenant à la noblesse silésiennc, ancien adepte des frères moraves, mêlé à toutes les supercheries à l'aide desquelles on avait entraîné Frédéric-Guillaume II ^ dans les ordres secrets, compromis dans les scandales qui avaient marqué le partage des biens polonais, il avait dû à l'intrigue une situation où il apportait une intelligence déliée, mais peu élevée, un caractère médiocre *. Négligent et jouisseur, il laissait s'accentuer la prépondérance du cabinet, des agents qui formaient l'entourage immédiat du roi.

Lombard en était le plus actif. Il descendait d'exilés qui avaient quitté la France lors de la révocation de l'édit de Nantes. Il était sorti de ce que l'on appelait à Berlin la colonie française ^: il était fils d'un perruquier el passait pour un « bel esprit ». Attaché comme scribe au cabinet sous Frédéric II, il y avait fait son chemin petit à petit, sous Frédéric-Guillaume II, et, après avoir été un instant en disgrâce au début du nouveau règne, il s'était imposé à Frédéric- Guillaume III par son esprit d'intrigue, par une obséquiosité " sans bornes el par ce genre de flatterie qui savait aller au-devant des penchants et des faiblesses du roi.

Steiu, qui n'avait pas la main légère, traçait de lui, en ISOG, un portrait peu flatteur ' :

« Ses connaissances sont bornées; il n'a que celles d'un bel esprit français. Sa participation précoce aux orgies de la Uietz, comtesse Lichtenau, aux intrigues et aux abominations de son entourage, ont étouffé en lui tout sentiment moral. Il est parfaitement indifférent au bien et au mal.

1. Voir son avènement, son liisloirc. Priii.ippsoN, I, pp. 10, 11. — Rankk, llardcnhertf, 11, p. 29. — Mahwitz, 1, p. 8.}. MiiieiTa voii Ihan, ocl.-dëc. 1837. Fragment des mémoires im'dils du comte de Haugwitz.

•2. HAn.LEi;, I, p. xxxv.

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