‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 245 sur 570 · HARDENBERG REPRÉSENTANT DE LA POLITIQUE NATIONALE · texte numérisé non relu

HARDENBERG REPRÉSENTANT DE LA POLITIQUE NATIONALE

tion, elle était, de plus, complètement isolée*. La Suède et l'Angleterre lui avaient déclaré la guerre à la suite de l'entrée de ses troupes en Hanovre. Elle avait ai'nsi contre elle, dans cette lutte contre la France, môme les ennemis les plus déclarés de la France *. L'Autriche ne comptait plus. La Russie, si elle n'avait pas désarmé, se tenait à l'écart. Aurait-on du moins son concours? Hardenberg reçut mission de s'en assurer.

11 avait été presque aussi compromis que Haugwitz dans les faiblesses de la politique personnelle de Frédéric-Guillaume 111 ^ Il avait, il est vrai, condamné la politique de neutralité (12 mars 1805); mais il l'avait suivie *. Depuis le mois d'octobre 1805, il avait conseillé plus de résolution %• mais il avait opiné pour la ralilication, sous réserves, du traité de Schoenbrunn °; il avait cru à la possibilité de faire accepter par Napoléon le traité modifié ''; il ne s'était point opposé à la ratification du traité du 15 février \ Lui-même, écrivant ses mémoires quelques années plus tard, sous l'impression de la catastrophe, des sentiments et des tendances d'une autre époque, a jugé les événements avec autant de netteté que de clairvoyance*. 11 a été assez naturellement porté à croire que ses jugements avaient devancé les événements et que ses conseils avaient eu un caractère d'énergie beaucoup plus marqué que celui qu'ils ont porté dans la réalité. 11 l'a dit et probablement de très bonne foi '".

Il avait eu toutefois la bonne fortune de se trouver relégué au second plan ". Haugwitz, en devenant de nouveau le représentant de

Page 1