Ranke, Hardenberg, 11, p
10. Rankk, Hardenberg, 1, pp. 551-552, et la note. Ce passage est caractérisliiiue pour l'attitude de Hardenberg. — Ranke, Hardenberg. H, pp. 10-11; III, pp. 83,
11. Rankk, Hardenberg, II, pp. 299, 307. — 11 reste à la tête du ministère jusqu'en
216 LA POLITIQUE EXTÉRIEURE DE LA PRUSSE AVANT lÉNA.
la neuf rallié, l'agent plus docile du roi et du cabinet, c!ait devenu en même temps le directeur apparent de la politicpie prussienne. C'est par là qu'il en devint la victime expiatoire *.
Hardenberg au contraire se trouvait porté de plus en plus, soit par la situation personnelle qui lui était faite ', soit par ses tendances politiques, vers la coalition et vers la Russie. Les contemporains virent dès lors en lui, non seulement le représentant, dans les conseils du gouvernement prussien, des tendances favorables à la coalition ^ mais encore l'homme des résolutions vigoureuses et du sentiment national *. Napoléon le traita ^ comme il traitait volontiers ceux qui s'opposaient à ses vues ou qui gênaient le développement de ses projets. Celait lui qu'il signalait dans le trente-quatrième bulletin comme <( vendu à l'Angleterre », comme « accessible à la pluie d'or ® ». Au contraire, Alexandre, lors de son séjour à Potsdam, avait témoigné autant de faveur à Hardenberg que d'éloignemenl à Uaugwitz '.
Ce fut donc Hardenberg qui fut chargé, au lendemain du traité du 15 février, de poursuivre les négociations avec la Russie. C'était la suite de cette diplomatie en partie double (]ui était devenue usuelle à Berlin *. Tandis que Uaugwitz restait ministre dirigeant et suivait les négociations engagées avec la France, le roi se mettait d'autre part, et par une voie détournée, en relations avec la Russie. Hardenberg avait demandé l'autorisation de se rendre dans son domaine de Tempelberg. L'envoyé russe Alopœus s'était, de son côté, rendu à Friedrichsfeld rton loin de là; et, dans le plus profond jnystère, tous deux conduisaient une négociai ion que le roi suivait par l'inlermédiaire de la reine, et que Haugwilz paraît avoir ignorée, tandis que
avril 1806, Rankr, Hardeiilicir/, 11, p. 5C."), mais il se dt-sinléresse à partir do janvier 1806, ibiii., 11, pp. ili-531.
1. Dans l'cl»'! de 1806 : Nirht alli'in Alexander, sondetti die Welt iiberhnupt, sah in llnuffwilz den Uppriiscnlantcn der llinneigiaif/rn l'reuszen's zit Fianltreich; — alle^' was er Ihat und iinlerlii'sz wiirde nach diespr y'oruussrtzun;/ heiirthcill. — Schriff fiir Schrill zog er sich dcn aUf/emeinen lltisz zii. liA^iWK, liai druhi'rg, I, pp. 61*2-6:21. — MinerTft von Uran, oct.-déc. i8.'i7. Fragment des mémoires intfdits du comte de lluuijwilz.
2. Hamkk, llnrdentjcrg, I, p. C23 ; 11, pp. "ÎO, Itl, IKJ, 100. — TuRlTsr.iiKK, I, p. 220.