‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 257 sur 570 · Uanke, Hardenberg, III, p · texte numérisé non relu

Uanke, Hardenberg, III, p

Hs s'étaient plies •; tous ces faits suscitèrent eti Prusse, un courant de mécontentement * qui se manifesta surtout à la cour, parmi les hauts fonctionnaires, parmi les officiers ^. Tel est le cercle restreint où il faut chercher les premières origines du réveil national.

A la cour, les hommes qui entouraient le roi et qui avaient longtemps flatté ses penchants pour l'indécision et la neutralité, avaient quelque peu changé d'attitude depuis qu'Austerlilz avait soumis l'Europe à Napoléon, et depuis qu'Haugwitz avait rapporté de Schoenbrunn un traité d'alliance avec la France. Ils avaient compris que la Prusse ne pourrait demeurer tranquille, désormais, qu'en subissant la suprématie de la France; leur politique semblait tendre * à accepter, avec toutes ses conséquences humiliantes, l'alliance de Napoléon et l'effacement de la nationalité prussienne; ils formaient ce que l'on appelait le « parti français ^ ». En rapports constants avec eux, l'envoyé français Laforest n'avait pas de peine à connaître les secrets et les délibérations du cabinet prussien *. L'un des officiers qui se trouvaient en communauté d'idées avec eux, le colonel Masscnbach, celui-là même qui devint quelques mois plus lard, dans la campagne de 1806, le chef d'état-major du prince de Hohenlohe, ne craignait pas de traduire, avec quelque cynisme, des sentiments ^ que les politiques dissiniulaient ou n'exprimaient que d'une

1. Voir les lettres du duc de Brunswick, à la veille d'Iéna, demandant au roi de Prusse l'autorisation de se mettre sous la protection do la France. R.\>ke, llardenherr/, III, pp. 59, 62; et la Bavière, III, pp. 137, 151.

2. IIaeisser, II, p. Gla. — Ranke, llardenbcry . II, pp. 274, 305, 431. Die Gûhrung ger/en die Kabinelsriithe war unrjentein grosz itnd allgemein, dit HardenberR. Rankk, llï, p. 104. — Pertz, I, p. 346. — Tbeitschkk, I, p. 229. — Maiuvitz, 1, pp. i32, ISO, 157, 1()8, 179.

3. llAKbssKK, II, p. 661. Mémoire de Jean de Millier du 2 septembre 1806. — Pemtz, 1, p. 326. — Voir le mémoire de Stein d'avril 1806, Pertz, I, p. 331. — Tbkitsciike, I, p. 229. — Archives historiques du Mini<!((he de la guerre. Correspondance de ia Grande Armée. 28 mars 1805, de Halle, rapport i\ Clarke. — Me.nzkl, Zwnnzig Jahre preussischerTieschichte, p. 708.

4. Voir chai)itre précédent. — Haeiisseh, 11, pp. 510, 513; III, p. 61. — .Marwitz, II, p. 210. — .Mk.nzki., Zwanzig Jahre preu.isischer Cesrhichte, pp. 704, 707.

5. Thkitsciikk, I, p. 223. — Zu Schulz und Trutz nm (irabe Schiin's, p. 23. — O.ICKK.'X, I. p. 9i.

«. Raskk, llardenbrrg. II, p. 357; V, p. 214; II, p. 449; III, p. 27. ~ Pkutz, I, p. 323. — .Mahwitz, I, p. 187. — lliKKEn, /)i> Kfdiinrlsregierung und J. W. Lombard, défend Lombard d'avoir participé A ces inlrimn^s, p. 473.

7. Voir ménie un écho de ces lendanres franvaiscs dans une lettre d'Allcnstein h SchOn du B juillet l807,Tilsil : Kr isl von llotl gesnndt, dit-il de Napoléon, rfiV Schwdrhe zu zerinnlmm und Krnfl zu rrrrgen. Ans dm l'npieren ScnikiN'a, II, p. 2i. — HA^«K, llordi'nhn-g. II, p. 93; V. p. 214. — Haki sskm, II, pp. 702-703. — l'iiii.iPi'HON, II, p. 93. — Vo.> DKit (Joi,T/., Hoszbach und Icnu, p. 282.

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