‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 261 sur 570 · Rankk, Hardenberg, III, p · texte numérisé non relu

Rankk, Hardenberg, III, p

6. Ranke, Hardenberg, III, pp. 104, 136. Lombard et Haugwitz prétendent plus tard dans leurs apologies (pie c'est ce mouvement d'opinion (pii les a pousses A la guerre. — Haeisseii, 11, pp. 599, 615, 620, 621, 701, 711, 712. — Bassewitz, pp. 529, 530, 532, 542. — Mahwitz, I, p. 158. — Treitschke, I. pp. 245-246. — Përtz, I, pp. 323, 326. — Mémoires de Gestz, pp. 270, 380.

7. Hakusser, 11, pp. 620, 660.— Voir dans le milieu littéraire et philosophique, Schleiermacher, Fiolitc, Arndt, Gentz. Tkeitschke, I, pp. 235 à 245.

8. Philipi'son, II, p. 183. — Voir le premier mémoire signé de lui, sinon rédigé par lui, présenté au roi le 26 octobre 1805. Peutz, I, pp. 310 316.

9. Pertz, I, p. 274. — Tkeitschke, I, p. 271. — Schïck, Die minisler Slruensee, Uogm und Stein {Abhandlungen der Schlesischen Gesellschaff, 180», 1, p. fi3).

Il était membre de cette noblesse d'Empire *, placée sous la suzeraineté immédiate de l'Empereur, et qui avait disparu dans la curée de 1802, victime de l'avidité des États moyens; il avait partagé le sort commun : le prince de Nassau avait mis la main sur ses domaines *. Appartenant par ses origines à la Weslphalie ^, il avait administré pendant plusieurs années les provinces westphaliennes de la Prusse. En 1804, à la mort de Struensee, il avait été appelé sur le conseil de Beyme et non sans certaines résistances de la part du roi *, à remplir l'un des postes de ministre des iinances. Dans la période de deux années qui venait de s'écouler, il avait attaché son nom à une réforme considérable : la suppression des douanes intérieures ^. Il avait eu à faire face à une situation financière * qui, depuis la mort de Frédéric-Guillaume II, était difficile et que la mobilisation de 1805 n'avait pas améliorée. Mais, tout imbu qu'il était, depuis longtemps, des idées du patriotisme allemand \ il était resté jusqu'alors à peu près étranger à la direction générale des affaires publiques '. Il avait plutôt joué le rôle d'un administrateur intelligent, actif, novateur, que celui d'un homme d'État appelé à exercer une action sur la politique générale.

Le 3 janvier 1806 °, il écrivait encore à Vincke qui lui avait succédé dans l'administration des provinces occidentales : « Si l'État prussien avait été guidé par une véritable force morale et intellectuelle, il eût sauvé la coalition avant qu'elle n'eût reçu à Auslerlitz le coup mortel; il l'eût conduite au but suprême : l'affranchissement de l'Europe opprimée par la domination française. Cette force a fait défaut; je n'en puis pas plus faire un crime à celui à qui la nature l'a refusée (il s'agit de Frédéric-Guillaume 111)^ que vous ne pouvez me reprocher de n'ôlre pas Newton. Je reconnais là le doigt de la Providence; pour nous, il ne nous reste que la foi et la résignation. »

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