‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 260 sur 570 · HARDENBERG ET LE PARTI MILITAIRE · texte numérisé non relu

HARDENBERG ET LE PARTI MILITAIRE

<jui représente le roi entre Haugwitz et Hardenberg : Hardenberg lui présente une épée; Haugwitz lui offre un bonnet de nuit et tire par derrière le pan de son habit '.

La reine *, qui s'était tenue jusqu'alors à l'écart de la politique, y intervenait activement depuis 1805. Encore en proie à bien des influences de cour subalternes, inclinant vers la Russie depuis sa première entrevue avec Alexandre % en relations constantes par l'intermédiaire de Witgenstein avec Hardenberg *, elle paraissait prêter quelque appui aux patriotes. Ceux-ci, du moins, comptaient sur l'inlluence «lu'ellc pouvait exercer sur le roi ^.

C'est là un mouvement limité *, superficiel; toutefois on peut déjà, dès cette époque, discerner, dans le milieu intellectuel, les premières manifestations du sentiment national, et, dans le milieu politique, les germes du parti national qui prendra en main les destinées de la Prusse après 1806 \

C'est à la veille d'Iéiia, dans ces j)remiers mois de 1806 où l'État prussien apparaît comme un navire désemparé, prêt à sombrer, que commence le rôle politique de Stein *. Avec un esprit moins ouvert, une décision plus nette que Hardenberg, mais sous l'empire d'idées analogues, il voit le but où doivent tendre la Prusse et l'Allemagne, il entame la lutte contre les tendances et les personnes qui dirigent la politique prussienne.

Il était entré, depuis des années déjà, au service de l'État prussien".

1. Ranke, Hardenberg, II, pp. 359, 431, G18; III, pp. 23, 85, 89. — H.ieusskb, II, pp. 658, 601, 712. — Pkhtz, I, p. 323. — Mémoires de Gestz, pp. 321, 323.

2. Ranke, Hardenberg, I, pp. 545, 601; II, pp. 151, 448. 449. 450. — Mémoires de Gii.NTZ, pp. 297-299.

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