‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 264 sur 570 · Pëktz, I, pp · texte numérisé non relu

Pëktz, I, pp

les impressions qu'il reçoit, dans les résolutions qu'il prend , il n'entend qu'une voix, il ne voit qu'un côté des choses. // dépend absolument de son entourage .... 11 est nécessaire de changer les personnes, si l'on veut changer de politique. La nouvelle administration ne pourra retrouver quelque confiance qu'en éloignant les membres de l'ancienne. Celle-ci est tombée au plus bas dans l'opinion. Elle est en partie flétrie par le mépris public... Si le roi ne se décide pas au changement qui lui est proposé, s'il continue à gouverner sous lintluence d'un cabinet qui est aussi mal composé que mal organisé, il est certain que l'État prussien se dissoudra ou perdra son indépendance, et que le monarque ne retrouvera plus jamais F estime ni V amour de ses sujets. »

Stein, en préparant cette démarche, n'élait point isolé \ En même temps qu'une objurgation au roi, le mémoire était en quelque sorte le manifeste d'un chef d'opposition, cherchant à grouper un parti autour de lui. Stein avait montré son mémoire à Schrôtter *, qui devait devenir plus tard un de ses auxiliaires, et qui lui en avait fait adoucir certains termes ^. Il s'était mis en relation avec Riichel \ général très patriote, mais de peu de consistance, commandant l'armée d'occupation en Hanovre, et avec le général Phuli.

Hardenberg, qui était alors, dans les conseils du roi, le représentant de la politique patriotique, connaissait la démarche de Stein sans vouloir s'y compromettre ^ C'était un esprit plus politi([ue, et ces procédés à l'emporte-pièce n'étaient point les siens*. Dès la première heure où l'on rencontre la collaboration des deux hommes d'État qui devaient attacher leur nom à l'œuvre du relèvement de la Prusse, on sent s'accentuer la différence de leurs caractères. On n'a voulu voir dans cette première tentative du parti national que la

1. Hankk, Hardenberg, III, p. 101. — Peiitz, I, p. 329. — Sermcy, Life and Times of Stein. I, p. 275.

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