‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 269 sur 570 · Ranke, Ilardcnber;/, 111, p. 118. — Pertz, I, p. 3ol · texte numérisé non relu

Ranke, Ilardcnber;/, 111, p. 118. — Pertz, I, p. 3ol

6. Ranke, Hardenberg, III, p. 118. — Pertz, I, p. 351. — Voir cependant Marwitz, I, p. 169.

Ainsi cette première tentative échoua complètement. Il fallait plus qu'une semblable démarche pour ouvrir les yeux de Frédéric-Guillaume III, pour le décider à un changement de ministres et à un changement de politique *. Celle qu'il avait suivie jusqu'alors répondait trop bien à son caractère et était entrée trop profondément dans ses habitudes *. Ce ne fut pas trop, pour amener le revirement, de la catastrophe qui menaça quelques semaines plus tard d'anéanlir la monarchie. Le sort en était jeté; le roi était trop engagé pour se laisser détourner par des paroles. Rien ne pouvait agir sur lui que des faits et l'accomplissement même des destinées de la Prusse,

On vit rarement une démoralisation*, un abandon plus complets que ceux dont l'armée prussienne offrit le spectacle au lendemain d'Iéna et d'Auerstaedt. La monarchie prussienne s'effondra, dans ces journées d'octobre 1806, avec une rapidité imprévue pour ceux-là mêmes qui connaissaient le mieux et qui jugeaient le plus sévèrement la direction imprimée dans les derniers temps à sa politique \ Les souvenirs du grand Frédéric, dont la disparition datait seulement de vingt années, avaient fait, malgré tout, jusqu'au dernier moment, illusion aux contemporains ^ lis ne mesurèrent la portée du désastre que lorsque les dernières conséquences en apparurent à tous les yeux.

L'armée qui accomplit celte (l'uvre de destruction et qui recueillit les fruits de cet effondrement, l'homme qui la dirigeait, avaient atteint l'apogée de leur puissance. La décision du vainqueur, la raj)idité et la précision de ses mouvements, l'instrument merveilleux ([ui était sorti, armé de toutes pièces, du mouvement d'expansion de la Uévo-

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