Hanke, Hardenberg, IV, p. 12. — Treitschkb, I, p
2. SciiLADKN, Preussen in den Juhren 1S06 und 1807. Ein Tagebuch, p. 23.
3. Raxke, Hardenberg, IV, p. 26. — Tueitschke, I, pp. 246, 248, 249. — Marwiiz, II, pp. 18 à 40. — ScuLADKM, Tagebuch, pp. 23, 27.
semblait avoir passé le même niveau sur tous les chefs militaires. Les troupes débandées se mutinaient. Cinq mille prisonniers conduits par une faible escorte, et délivrés* par un détachement de cavalerie prussienne, avaient refusé de rejoindre leur corps, 11 semblait que le sentiment du devoir, l'esprit de résistance, l'énergie virile, fissent complètement défaut.
Marwitz* rapporte un mot caractéristique de Massenbach qui était à la fois le chef d'état-major et le guide très écouté du prince de Hohenlohe. Le 25 octobre, dans la déroute qui suivit léna, à la veille de la capitulation de Prcnzlau, Massenbach s'écriait encore : « Il n'y a de salut pour la Prusse que dans l'alliance française.... Le jour où l'on s'alliera aux Russes, je quitterai l'armée prussienne et j'irai prendre du service en France. »
A peine si quelques hommes exceptionnellement doués avaient conservé, dans cette atmosphère démoralisante', quelque vigueur. Bliicher, avec York sous ses ordres et Scharnhorst pour chef d'étatmajor, avait entraîné jusqu'à Liibeck un corps assez important qui n'avait point été englobé dans la capitulation de Hohenlohe. 11 avait dû, lui aussi, mettre bas les armes à Ratkau, mais ce n'avait pas été du moins sans tenter un dernier effort et sans livrer, dans les rues mêmes de Liibeck, un combat sanglant que le parlicularisme étroit de la vieille ville d'Empire devait lui reprocher amèrement.
« Un mois s'était à peine écoulé », dit Mathieu Dumas, « depuis les premières hostilités sur la frontière de Saxe, et d'une masse de 160000 hommes de toutes armes, ce qui n'avait pas succombé dans les batailles et les combats était tombé au pouvoir des vainqnonrs; pas un seul corps enlii'r ii';iv;iil {m ntlciiidie les bords de l'OcbM*. »
On a vu à quel point Fréiiéric-Gnillaume 111 était resté étrani^er aux tendances d'un patriotisme plus viril qui commençaient h poindre autour de lui depuis le début de 1806 *. Il avait subi jusqu'au dernier moment les mêmes influences. A la vt'ille du désastre, aussitôt après
1. Rs!t«K, llardenhert), III, p. 208. — TKElTaciilE, 1, p. 2M.