Rankk, Hardt'iifjfrq, III. pp. 2:J
3. Il ne soiiKf nn'à fnin- In paix. Kankk, llardenbcrr/, 111. p. 209. ♦ . lUfiKR, lltndenhrrfj, III, pp. \'il, 209.
5. llANKR, Ihirdrnher'g, III. pp. 20'.l. 210, 21fi. — Uasskwitz, I, p. 330. ~ Sr.ni.ADBN, Preutnen in dm Jnhren 1H06 und ISOl. Ein Tai/cbuch, p. 23. — IIaki ssk», 111, p. 32. - Ciîprndatil Lanims <''iril (|uc If roi n Irailti de coijuius cmix «pil lui oot con»eillù lu guerre. Tuuhm, VII, p. l'JS.
LOMBARD A STETTIN. 24i
se plier aux circonstances '. Un incident, entre bien d'autres, était venu témoigner de l'empire qu'ils gardaient sur l'esprit de Frédéric- Guillaume m.
Loml)ard avait quitté * le quartier général aussitôt après la publication du manifeste ', un peu avant la journée du ih. Les nouvelles du désastre l'avaient rejoint à Berlin. La foule ne lui avait point ménagé les manifestations hostiles; on avait dû lui donner, jusqu'à son départ pour Stettin, une garde personnelle *. A Stettin, il ne fut pas mieux accueilli; on l'accusait publiquement de trahison, on l'insultait; il parut même courir quelque danger. La reine se trouvait à Stettin ^ où le roi n'avait pas encore pu la rejoindre. Très pénétrée de sentiments patriotiques, plus portée que Frédéric-Guillaume III aux mesures énergiques, mais mêlant à ces tendances plus viriles quelque peu d'incohérence et d'exaltation féminines, elle lit arrêter Lombard " sous prétexte de sauvegarder sa sécurité. Les agents chargés d'exécuter cet ordre allèrent sans doute plus loin que la reine ne le désirait; Lombard fut conduit à la prison et môme assez maltraité ^ Frédéric-Guillaume III, informé de ces incidents, le 23 octobre, à Giistrin, où il se trouvait * encore, avait donné l'ordre de relâcher le prisonnier, avait rendu l'administration municipale de Stettin responsable de la sécurité de Lombard et n'avait point hésité ' à adresser une lettre des plus llalteuses à l'honnne que l'opinion commençait à désigner et à llétrir comme l'un des auteurs des désastres de la Prusse. C'était avouer que la politique des dernières années avait été celle du roi autant q^ue celle de Lombard, mais c'était aussi
1. Rankk, Uardenbeig, III, pp. 209, 210, 211, — Haelsseu, III, p. 32. — Sciiladbs, Taf/e/jitch, p. 23 et passini.