Ranke, I-II, p
5. IsAACsoiiN, Das preicssische Beamtenthum, II, pp. 16, 77, 141 ; lll, pp. 60, 77, 83.
6. BouNHAK, I, pp. 250, 251. — Ce qui était supprimé, dit Droysen, c'était die stClndiàclie Mitregierung und Misregierung; mais le droit de consentir l'impôt demeurait. Droysen, IH, m, p. 187. — Le droit d'indigénat n'a pas complètement disparu, en fait; il demeure à Clèves. Bornuak, I, p. 351. — Isaacsoun, II, p. 140. — Droysen, III, nt, p. 191.
ches en 1653, à Clùves en 1661 *, dans le duché de Prusse en 1663, les derniers recès leur gai*anlissaient encore explicitemeut celle atlributlon capitale. Mais ils étaienl moralement dans l'impuissance d'en faire le même usage qu'autrefois *. Au bout de quelques années la conlribuliou perd dans les Marches le caractère de subsides irréguliers votés selon les besoins, elle se transforme en contribution permanente. A Clèves l'on voit, dès 1670 ^, les États apporter de leur propre mouvement à l'Électeur, ces impôts autrefois marchandés avec tant d'opiniâtreté, aujourd'hui spontanément consentis. Ils semblent craindre qu'on n'oublie de demander leur consentement. Dans le duché de Prusse, les facilités furent moins grandes * : jusqu'à la fin de son règne, l'Électeur dut, pour obtenir quelques sacrilices, subir des luttes incessantes ^.
En se reportant aux comptes de finances du règne du Grand Électeur ', on voit que les produits de la contribution — c'est le nom qu'a pris l'impôt direct — y apparaissent comme des produits réguliers et normaux : pour les Marches, à partir de 1678 '; pour le duché de Prusse et pour Magdebourg, à partir de 1682.
Après la mort du Grand Électeur, lorsque la mauvaise administration du premier roi, successeur de Frédéric-Guillaume, l'obligea à chercher de nouvelles ressources, c'est le roi qui les créa de sa propre autorité *. Le droit qu'avaient conservé les États de consentir les impôts s'était, en quelque sorte, atrophié. La noblesse, dès le début du xviii" siècle, n'intervint plus dans l'établissement des charges nouvelles \
11 faut, pour se rendre compte de la supériorité que le règne du Grand Électeur avait assurée à la Prusse, la replacer dans le milieu