‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 315 sur 570 · Ramjk. Ilardmhrrij, III. pp. 2tJS-2f · texte numérisé non relu

Ramjk. Ilardmhrrij, III. pp. 2tJS-2f

9. Voir l'impreuHion crAlfv.iiiilrr, Hankk, Hnrdrtihrrr/, III, p. 20fl; IV, p. 6Î).

10. Tuujuurit d'uprés llurdctiburg, ItA.NKt:, llardcnbenj, 111, ]>. 270.

l'avait pris sans doute que pour être agréable à Napoléon. Le but avait été atteint \ On pouvait lire en effet dans un des bulletins officiels du Moniteur : « M. de Zastrow, aide de camp du roi de Prusse, homme sage et modéré, qui a signé l'armistice auquel son souverain refuse la ratification, a cependant été chargé du portefeuille des affaires extérieures, à son retour de Kônigsberg ».

Une semblable note n'était point faite pour inspirer aux puissances européennes grande confiance dans le nouveau ministère. La Prusse n'avait d'ailleurs, depuis le lU octobre, rien fait pour se rapprocher d'elles *. Cependant Zastrow voyait sa situation s'affermir. Aidé par Kockeritz, il avait réussi à se faire nommer définitivement ministre d'État pour les relations extérieures. Mais l'inHuence de Beyme gênait la sienne, et ses rapports avec lui n'avaient pas tardé à devenir fort tendus. L'hostilité entre les ministres et les conseillers de cabinet sortait en quelque sorte naturellement de la situation faite aux uns et aux autres. Les efforts que Zastrow avait faits, de concert avec Schrôtter, pour se débarrasser du conseiller favori de Frédéric-Guillaume, n'avaient point abouti. Ni le roi ni Beyme ne s'étaient laissé persuader ^.

La pensée de Zastrow était d'engager au plus tôt une négociation nouvelle avec Napoléon et de conclure avec lui une paix séparée *. Hardenberg, qu'il essayait de compromettre en le voyant souvent, sans cependant l'initier aux affaires, et sans lui communiquer la correspondance diplomatique, s'empressait de dégager sa responsabilité ^

Le 15 janvier', il écrivait à Zastrow, enveloppant encore sa pensée de certaines réserves : « 11 est bien nécessaire d'éviter soigneusement tout ce qui pourrait nous faire perdre totalement, sans même atteindre notre but avec la France, le reste de ressources, d'estime et d'assistance que nous pourrions encore trouver et être forcés à chercher, de la part des autres puissances et surtout de l'Empereur de Russie. Il faudra donc toujours les plus grandes précautions à cet

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