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GOTZEN ET LA RÉSISTANCE EN SILÉSIE

Silèsie, annonçait que, même à Breslau, occupé alors par les Français, les fonctionnaires opposaient une certaine résistance.

« Nous avons communiqué aux membres de la Régence (la cour de justice la plus élevée de la province) le décret impérial du 12 janvier 1807, portant que, « à dater de la prise de possession de Breslau, « la justice sera rendue au nom de l'Empereur, que les fonctionnaires « seront confirmés dans leurs fonctions, et qu'ils prêteront le même « serment que les fonctionnaires de Berlin ont prêté ». Ils nous ont déclaré ne pouvoir rendre la justice au nom d'un autre souverain, et lui prêter un nouveau serment, avant d'avoir été déliés de celui qu'ils ont prêté au roi de Prusse. »

En Silésie, comme dans la Marche Électorale, la chambre provinciale avait convoqué les représentants de la noblesse, pour opérer, de concert avec eux, la répartition de la contribution extraordinaire. Mais la noblesse paraissait plus préoccupée de ses intérêts particuliers que des projets de résistance patriotique. Elle était entrée en discussion avec la chambre provinciale, voulant appeler la Silésie polonaise ', sur laquelle la chambre ne se reconnaissait point d'autorité et que l'Empereur tenait à ménager, à participer au payement de la contribution.

Le 24 février -, l'intendant Chaillou écrivait de Glogau : « Le conseiller du cercle de Sagan, M. de Knôbelsdorff, que les partisans avaient enlevé, a été renvoyé chez lui, après avoir reçu des reproches sur le dévouement qu'il montre pour les Français ».

Ainsi, appuyé sur les places fortes qui résistaient encore, maître d'une partie de la haute Silésie, le corps de Goetzen ' réussissait à rendre précaire l'occupation française. En relation avec les patriotes autrichiens *, avec le parti qui s'agitait à la cour de Vienne pour déterminer l'empereur d'Autriche à accéder à la coalition et ù prendre part à la guerre, ce petit corps, s'il ne pouvait que retarder les succès

i. Arcli. hist. du Min. de la guerre. Correspondance de la Grande Armée, 13 février 1807, lettre de Lespérut au Ministre secrétaire d'Étal.

2. Arch. hist. du Min. de la gueii-e, Correspondance de la Grande Armée, 24 février 1S07, rapport de ChaiUou,

3. Évalué par Hédouville à 12,000 hommes. Arch. hist. du Min. de la guerre. Correspondance de la Grande Armée, 24 décembre 1800, rapport d'Hédouville; plus tard à 5 000 ou 6 000 hommes, 10 février 180T; ibid., 16 mai 1887, 17 mai 1807; ibid., juin 1807, 11745 hommes. M. de Goetzen est un homme souple, ûd et honnête, rapport de Glatz.

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