‹ La formation de la Prusse contemporaineChapitre 337 sur 570 · Haeusseh, 111, pp. 79-80. Goetzen à Vienne, p · texte numérisé non relu

Haeusseh, 111, pp. 79-80. Goetzen à Vienne, p

des Français, réussissait du moins à entretenir partout l'esprit de résistance. La situation était bien différente de celle de la Marche Électorale. Sur un grand nombre de points, les autorités locales échappaient, comme on vient de le voir, à l'action des Français. Là même où elles étaient entre leurs mains, elles ne se sentaient pas absolument abandonnées. Elles manifestaient parfois, comme la cour de justice de Breslau, des velléités d'indépendance patriotique, et lorsque l'énergie leur faisait défaut, lorsqu'elles se pliaient avec docilité aux lois de la guerre , elles risquaient de se voir flétrir publiquement comme la chambre provinciale de Breslau ', ou même de subir un châtiment plus direct, comme le conseiller provincial de Knôbelsdorff.

L'état de la province se traduisait d'ailleurs dans les résultats matériels de la perception des impôts \ Napoléon se plaignait amèrement des « gens de finance ^ » et, de fait, dans la Silésie surtout, les produits de leur activité restaient maigres. Dans le rapport dressé le 20 février 1807 *, et qui donnait le relevé de ses opérations durant les trois premiers mois de l'occupation, novembre, décembre 1806 et janvier 1807, l'administrateur général des finances, Estève, donnait des chiffres assez instructifs.

Il évaluait à 6h!i0 077 fr. 82 le produit qu'aurait dû donner l'impôt dans la Marche Électorale et le département de Magdebourg durant cette période. Sur cette somme, 3 908 675 fr. 8/i, un peu moins des deux tiers, étaient rentrés dans les caisses françaises.

En Silésie, au contraire, les rentrées avaient été à peu près nulles. Estève évaluait le produit de l'impôt dans la haute et dans la basse Silésie à 5 16/i 8/i/i fr. 97 pour la môme période, et sur ces cinq millions, 292126 fr. 17 seulement avaient été perçus.

A la fin de mars 1807, les chiffres donnés par Estève dans son rapport du 10 mai 1807 *■' accusaient quelque progrès, mais un progrès

1. Voir la proclamation du prince de Plesz du 20 janvier 1807.

2. Arch. hisl. du Min. de la ffuerre, Correspondance de la (îrandc Armt'e, 23 décembre 1806, note de Bertrand; 9 avril 1807, lettre de Hédouvillc h Vandammc.

3. Arch. liixl. du Min. de ta guerre, Corrcsiiondance de la Grande Armée, 9 février 1H07, lettre de Clarke : • Estève cal malade; je crois (iiie c'est de chagrin •, <'crit Clarke le 1!» mai \'M)1.

i. Arch. hvit. du Min, de la guerre, Rapports d'iîstève, 20 février 1807. Rapport h Sa MnjiîHlé THniperciir et Roi sur l'administration Ki-iu-ralc dos iiiiaiicos et dcH domaini^H des pays roni|iiis |)ar M. Kslùve, son Irésoiior, cl adniinislraleiir Rén^-ral, A Hi-rlin, mois de janvier 1S07.

5. Arch. hisl. du Min. de la guerre, Rapports d'Eslève, 10 mal 1807.

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