Aus den Papieren Sciius's, I, p
3. Cette idée chez Hardenberg dès le S mars 1S07. Ra.nke, Hardenberg, IV, pp. 64, 91. — Voir le mémoire remis par lui au roi le 5 mars, écrit le 3 mars 1801, ibid., V, pp. 441, 461. On y trouve l'idée de la réforme militaire et le mol de régénération, p. 161, associés au désir du retour de Stein. — Treitscuke, I, pp. 268, 210. — R. G.neist, Die Denkschriften des Freiherrn vont Stein {Preuszische Jahrbûcher, XXXVIII, p. 262).
Ces idées, qu'éveillait la Révolution française, étaient apparues dès lors, comme on le verra plus loin, avec une extrême netteté au premier ministre prussien ; il les avait conçues avec la rare ouverture de son esprit. Mais c'est surtout dans la demande que lui adressait le roi qu'on peut reconnaître un symptôme significatif. Il est frappant de voir un homme aussi dépourvu d'initiative que Frédéric-Guillaume III demander au ministre dont il est contraint de se séparer, lui demander avant même la signature du traité de Tilsit, un mémoire sur la reconstruction de l'État prussien *.
Hardenberg se retirait donc pour méditer sur un programme de réorganisation politique et socinle que le roi, avec quelque naïveté, lui réclama quelques jours plus tard \ mais qu'il demanda à préparer avec plus de loisir ^ Stein était fort éloigné; il s'était, en janvier, après le congé du roi, retiré dans un état d'irritation aiguë *, assez détaché de la Prusse \ C'était à peine s'il était arrêté devant la publication de sa correspondance avec Frédéric-Guillaume III. Elle eût fourni, disait-il, un document intéressant pour l'hisloire de la dissolution de l'État prussien et de l'organisation vicieuse de son gouvernement ", à laquelle il persistait à attribuer tout le mal. Il avait vu Clarke, lors de son passage à Berlin ", et lui avait livré, avec un étrange abandon, sur les crises du gouvernement prussien, et sur la démoralisation des ennemis de la France, des renseignements que le gouverneur français de la Marche Électorale s'était hâté de trans-
1. Aber t-s irnr auch der ziilip Widevstand ùhrrwunden, den er noch in den Irlzlen Tagen des Jahrex 1806 jeder diirchr/reifenden Unigesta/tunt/ des alffn Staalswe^ens entgef/ruf/rselzl. Hakussek, 111, p. 123.